Avoir une tendance anxieuse : Un facteur défavorable au sevrage ?

L’anxiété peut-elle accentuer une tendance addictive et freiner le processus de sevrage ?

Tout d’abord, pas de panique que vous soyez de nature à vous inquiéter ou pas, dans tous les cas, il y a des solutions et vous pouvez atteindre la liberté 😉

Cela étant dit, creusons quand même un peu plus l’impact de ce trait anxieux dans le processus d’arrêt.

On est tous un peu soucieux à un moment donné de notre vie et il suffit parfois d’être fatigué et surmené pour voir cette tendance s’accentuer.

Qui peut prétendre n’avoir jamais été angoissé face aux soucis du quotidien ou aux coups d’enfer que la vie nous fait parfois.

Maintenant, si vous avez l’impression que vous percevez des dangers partout et tout le temps, il est clair qu’il devient important de vous faire accompagner.

Si vous avez le sentiment d’être souvent oppressé, l’estomac noué, le cœur en chamade, avec la perception régulière qu’il va vous arriver quelque chose de grave : alors votre vie est sans nul doute fortement impactée par cet état de stress continu.

La nicotine ayant un effet « anti anxiété », on comprendra allègrement pourquoi elle s’est si bien installée dans votre vie et pourquoi il est d’autant plus dur de vous en séparer !

Néanmoins, cette impression calmante vient aussi du fait qu’une cigarette vient rétablir notre niveau de nicotine et combler un manque : ce qui d’emblée crée une sensation d’apaisement.

Un autre piège : comme vous le savez, le tabac affaiblit votre système immunitaire et vous rend beaucoup plus vulnérable aux maladies. L’anxiété agresse également votre organisme et l’affaiblit. Comme je le signalais plus haut, la fatigue, un mal-être physique, renforcent notre tendance à nous angoisser…et donc à fumer…Bref un véritable serpent qui se bouffe la queue.

Alors, tant qu’à faire, pourquoi ne pas prendre en charge les deux lors de votre sevrage ?
Offrez-vous cette opportunité non seulement d’une vie plus saine mais aussi d’une vie plus sereine. Vous le méritez bien ! Bien sûr le chemin vers le mieux être n’est pas toujours simple, mais si vous restez comme cela, vous êtes en tous cas certain(e) d’une détérioration au fil du temps. Passage difficile pour passage difficile, prenez celui qui va vous tirer vers le haut et non vers le bas. Vous êtes plus fort(e) que vous ne le croyez et des solutions existent !

Je vous fais donc confiance pour entamer un tout petit pas pour vous réconcilier avec votre corps cette semaine 😉

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Comment entre-t-on dans la dépendance ?

La dépendance a l’art de s’installer de façon insidieuse sans que l’on s’en rende réellement compte.

Le point de départ du comportement tabagique est souvent une imitation sociale (faire comme sa bande d’amis). Ensuite, différentes voies peuvent s’ouvrir…

Un tri fait par notre cerveau :

Si les bénéfices engendrés par la consommation de nicotine (ou autres substances contenues dans la cigarette) sont plaisants (effets psychoactifs résultant du contact de la nicotine inhalée sur les récepteurs cérébraux nicotiniques), les jeux sont faits ! Beaucoup de chances de devenir accro. Le cerveau aura tôt fait de garder en mémoire et d’ancrer « les bienfaits » ressentis comme : le plaisir, l’effet anti-stress, l’effet stimulant, l’effet protecteur…Et voilà le fumeur sur la voie royale de la dépendance psychologique et comportementale !

La cigarette s’installe dès lors comme un « objet » incontournable pour faire face aux contraintes et frustrations de la vie. Notre cerveau n’en fait alors qu’à sa tête et réclamera à hauts cris un taux de nicotine assez constant, installant ainsi une dépendance d’ordre pharmacologique.

Comme explicité lors d’un précédent article « Existe-t-il un profil type de monsieur ou madame accro ? », nous ne sommes pas tous égaux devant la dépendance. Ainsi pour d’autres, même s’ils commencent à fumer avec des amis, la cigarette les laissera indifférents et l’accroche ne se produira pas. Soit le tabac est rapidement laissé de côté, soit l’individu en restera au stade du fumeur occasionnel.

A partir de quand peut-on parler de dépendance ?

Pour ceux dont le cerveau a validé l’effet psychoactif, le piège va se refermer très vite et l’état de besoin sera très rapidement installé même avec un faible nombre de cigarettes.

Nos adolescents, dont le développement n’est pas terminé, sont beaucoup plus sensibles à ce phénomène de dépendance. L’impact de la nicotine en sera de même beaucoup plus intense. Plus le contact avec la cigarette se fait jeune, plus le risque de devenir complètement accro est grand. Il semblerait également, que cette accroche soit encore plus aisée chez le sexe féminin.

Conclusion :

Soyez prudent, évitez de tomber d’emblée dans les croyances : « Oh moi, pas de souci, j’arrête quand je veux ! ». La surprise peut être grande lorsque vous découvrirez qu’en fait ce n’est pas toujours si simple que cela… 🙂

Allez, sur ce, je vous souhaite une délicieuse semaine où prendre soin de vous est une priorité 🙂 !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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7 arguments qui vous maintiennent accros

Cigarette en main
Je suis trop stressé(e) en ce moment

Le stress fait partie intégrante de la vie mais si on ne peut maitriser tous les facteurs extérieurs ; on peut néanmoins apprendre à les gérer différemment ou à les voir sous un autre angle.
Maintenant, si votre vie est vraiment stressante :
Qu’est-ce qui la rend ainsi à vos yeux ?
Avez-vous nié vos besoins et dépassé vos limites ?
Etes-vous dans un boulot qui ne vous convient pas ?
Avez-vous trop d’activités en même temps ?

Orientez votre esprit vers le mode solution : « Que puis-je y faire ? », « Quelles mesures puis –je prendre pour améliorer ma qualité de vie ? », « Que puis-je entamer comme chemin pour mieux vivre mes émotions ? »

Songez que le comportement tabagique est en lui-même stressant et usant pour votre organisme. La lutte de votre corps contre ses conséquences consomme énormément d’énergie…
Alors pourquoi ne pas utiliser cette énergie à des tâches qui vous font du bien et vous ressourcent J ?

Je ne veux pas grossir, j’ai moins envie de manger quand je fume

Il est un fait que beaucoup se passe de manger ou de grignoter au profit d’une cigarette.
C’est vrai que le tabac accélère quelque peu le métabolisme et a un effet hyperglycémiant diminuant l’envie de sucre.
Maintenant, il faut savoir qu’environ un tiers des fumeurs, ne prennent pas de poids quand ils arrêtent, d’autres encore prennent entre 3 et 5 kilos. Ceux qui prennent plus, le font parce qu’il remplace la cigarette par de la nourriture et des grignotages. Ce n’est pas l’arrêt du tabac en lui-même qui génère ces kilos superflus. Si vous vous sentez déprimé, anxieux, triste, la tendance à avoir des compulsions alimentaires va être accrue d’où l’importance d’un suivi psychothérapeutique et / ou nutritionnel.

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