Quand parler d’addiction ?

Comment se rendre compte que l’on est vraiment addict à quelque chose ?
Comment sortir du déni ?
Qu’est-ce qui se joue dans l’organisme lorsqu’il y a dépendance ?

Une définition particulièrement simple :

C’est quand le vouloir et le savoir ne suffisent plus à pouvoir….

« Je voudrais arrêter mais je n’arrive pas »
« Je sais que c’est mauvais pour mon organisme mais je n’y parviens pas »
« Je me dis demain, c’est fini, j’arrête…et le lendemain, je reprends ! »

Dans l’addiction, la volonté et l’esprit de détermination ont perdu leur mot à dire. On n’est plus aux commandes du train de sa vie.

Plus l’addiction aura commencé tôt, plus son ancrage sera important.
Et pour cause, notre cerveau est particulièrement déraillé !
Son circuit de récompense (qui procure des sensations de plaisir) batifole dans tous les sens.

À chaque cigarette prise, ce circuit s’emballe et les sensations de plaisir se démultiplient allègrement. Pour peu que le cerveau ait déjà un souci à la base pour bien faire fonctionner ce système, le problème d’addiction prend racine.

Le phénomène de dépendance est plus que souvent laissé dans le déni, cela en fait d’ailleurs une de ses caractéristiques.

Et si vous êtes libéré du tabac, sachez que vous devrez vous en protéger à vie car le cerveau a gardé en mémoire tous ces shoots de plaisir ressentis en prenant une clope.
Il vous suffira d’en reprendre deux, trois pour être englouti(e) et revenir à un stade initial à une vitesse incroyable si vous n’y prenez garde.

Un démarrage avec un pourquoi multiple :

  • Pour faire que les autres
  • Parce qu’on est stressé(e)
  • Parce qu’on a du mal à gérer ses émotions
  • Pour détourner son attention des choses douloureuses
  • Pour calmer un cerveau qui pense trop tel un feu d’artifice
  • Pour anesthésier une sensibilité qui si elle est une richesse, peut également engendrer de gros moments de souffrance
  • Pour créer une bulle de fumée autour de soi et se protéger
  • Pour se donner une contenance
  • Pour libérer le trop plein de pression, la cigarette joue alors le rôle de soupape

Hommes et femmes : tous égaux ?

De nombreuses études semblent démontrer que les hommes seraient plus sujets aux addictions. Je nuancerai plutôt en disant que les hommes et les femmes n’ont pas toujours recours aux mêmes types d’addiction.

Pour ce qui est du tabagisme et de la prise de médicaments psychotropes, les femmes sont de très bonnes consommatrices.
Peut-être que les femmes seraient moins dans l’excès en moyenne.
Ce qui ne serait pas plus mal car d’un point de vue physiologique, elles sont plus fragiles.
Leur masse corporelle et musculaire étant souvent moins importante que chez l’homme, elles assimilent beaucoup plus les substances prises avec des conséquences parfois très graves.

Autre point important, les femmes qui fument et/ou boivent sont plus facilement regardées de travers par notre société : elles « paraîtront » plus facilement vulgaires, pathétiques, mauvaises mères ou mauvaises épouses.

Conclusion :

Si vous sentez que votre « pouvoir » n’est plus au rv, pas la peine d’avoir honte, ce que vous ressentez s’explique et est humain : culpabilisez ou repartir dans le déni ne vous seront d’aucun secours. Observez ce qui se passe, allez à la rencontre de vous-même pour comprendre ce qui se joue en vous et ce avec bienveillance. Osez demander le soutien, une bonne interaction va favoriser la possibilité de retrouver le potentiel qu’il y a en vous.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Pourquoi avoir recours à des substances addictives ?

Pour retrouver sa liberté, il est important de bien comprendre ce qui nous a amené à choisir l’emprisonnement.
Le but n’est pas de s’attarder éternellement sur le « Pourquoi » on fume, il est clair que le « Comment en sortir » est à privilégier.
Néanmoins, afin de trouver les bons outils pour vivre sereinement le sevrage, il est essentiel de cerner ce qu’on a voulu compenser en consommant.

Voici donc quelques pistes de compréhension 😉

Fumer pour se sentir bien

Du moins dans un premier temps…
Le fait est que souvent l’idée est de se sentir différent, de se sentir « un autre » plus confiant, plus dynamique, plus en sécurité.

Pour fluidifier le contact avec les autres

Fumer permet parfois de se donner une consistance, de savoir quoi faire de ses mains, de créer un nuage entre soi et les autres ou au contraire de favoriser le contact (se retrouver autour d’une pause cigarette et engager la conversation).

Pour gagner en performance

Certaines personnes ont recours à des substances addictives pour se donner un coup de fouet : ne fut-ce que parce qu’elle vient combler un manque, la cigarette peut donner l’illusion d’un coup de boost, d’une plus grande vitesse d’action, d’un regain de concentration. Les personnes créatives évoquent aussi une imagination plus en éveil après une cigarette. À noter que ce concept est en partie vrai chez les petits fumeurs où la nicotine vient fournir cette dose d’énergie. À fortes doses, le tabac a plutôt tendance à épuiser l’organisme, à engourdir l’individu et c’est donc parce qu’elle vient soulager le manque que la cigarette prise donne l’impression d’un petit élan.

Pour faire comme le groupe

Encore que là, ce phénomène est de moins en moins répandu vu que nous sommes dans une société où la cigarette n’a plus vraiment cette image de « cool » attitude.

Pour maintenir son poids

Ce point concerne davantage les femmes qui ont souvent pour croyance que c’est grâce au fait qu’elles fument que leur poids est stable.

Pour engourdir les stress et les émotions de la vie

Anesthésier, ne plus sentir tout ce qui nous assaille…
À contrario, sachez que le tabac cause beaucoup de stress à notre organisme.

Conclusion

Prenez le temps de détecter le pourquoi vous avez commencé à fumer ainsi que ce que vous avez l’impression que la cigarette vous apporte encore aujourd’hui.
Cet état des lieux étant réalisé, laissez votre esprit trouver des pistes, des idées pour pallier de façon saine à ses raisons.

Si vous êtes en manque d’idées, vous trouverez quelques suggestions dans nos rubriques : « Pourquoi et comment en sortir » et « Différentes méthodes de sevrage » 😉

Je vous fais confiance pour faire cette petite analyse sans vous juger, sans vous critiquer, simplement avec bienveillance pour avancer 😉

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Existe-t-il un profil type de Monsieur ou Madame Accro?

Autrement dit, il y a –t-il des personnalités particulièrement addictives ?

No stress, il s’agit là d’une étiquette comme il y en a tant d’autres, si elle vous déplaît remplacez-là par « personnalités à risques à développer des attitudes toxiques »…ou encore inventez votre propre expression 🙂 !

Depuis plusieurs années, le débat est ouvert et les recherches se multiplient pour comprendre pourquoi certaines personnes tombent dans la dépendance alors que d’autres pas.

Comme si certains individus pouvaient être appelés à développer différents types d’addiction : tabac, alcool, anorexie, boulimie, dépendance aux jeux, au shopping…Voire même à les cumuler !

Y aurait-il dès lors chez ces hommes ou ces femmes plus de risques lors d’un sevrage tabagique de tomber dans une autre habitude addictive ?

Le mystère est complexe et pas totalement élucidé mais certaines pistes semblent se dégager et être pleinement admises. Voyons cela ensemble :

  • De plus en plus, il semblerait que cette prédisposition à la dépendance soit en partie génétique, héritée de l’un des parents (ou des deux). Ainsi si un des parents est fumeur, il y aurait plus de chances pour vous de l’être aussi (même si, étant petit, vous réprimandiez le dit parent sur son comportement 🙂 )
  • Un autre facteur, serait lié aux personnalités aimant les sensations fortes, ayant toujours besoin de stimulations. Cette recherche d’adrénaline et d’intensité peut ainsi mener non seulement à des conduites à risques (sports plus dangereux, conduites sexuelles non protégées…) mais aussi à l’utilisation de substances modifiant l’état psychique (drogues, alcool, tabac, médicaments..)

  • Autre élément : l’exposition de manière intense et récurrente au stress. Vous me direz que le stress est quelque chose que l’on peut travailler et apprendre à gérer, ce qui est vrai. Maintenant, certaines personnes sont plus sensibles que d’autres (cfr les Hypersensibles ou les Hauts potentiels) et ont plus de mal à gérer l’afflux de stimuli que nous amène la vie quotidienne. Dans ce cas, la cigarette peut être associée à « Stop ! J’ai besoin de me calmer ».
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Pourquoi est-ce si difficile d’arrêter

Fumer rassemble 3 types de dépendance qui se conjuguent entre elles et il est important de les connaître pour mieux les déjouer !
Avant d’analyser ces différents types, tentons de définir ce que l’on nomme « dépendance ».
On parle de dépendance lorsqu’on n’est plus aux commandes, qu’on a l’impression que c’est plus fort que soi ! Une fois piégé, le fumeur se sent obligé de rallumer une cigarette pour éviter les symptômes liés au manque. La cigarette s’impose à son esprit continuellement au fil de la journée.

Le premier type est d’ordre physiologique :

C’est le besoin de nicotine à proprement parler. Véhiculée par la fumée, la nicotine atteint nos poumons et notre cerveau. Son effet est assez rapide, elle procure un shoot de bien-être, l’impression d’être plus en forme, de carburer un max (pas vraiment à tort puisque la nicotine est un stimulant) !
Et bien sûr notre organisme s’habitue à cette substance ! Dès que le taux de nicotine diminue dans le sang : fatigue, nervosité, irritabilité débarquent au galop ! Seul moyen de se sentir à nouveau mieux : reprendre une cigarette…et ainsi de suite, le cercle vicieux s’installe !

Le deuxième type de dépendance est la dépendance psychologique, émotionnelle :

Premier réflexe du fumeur quand quelque chose le perturbe : poser sa main sur son paquet de cigarette ! Chaque émotion, qu’elle soit agréable ou désagréable incite à fumer.
On tente de s’apaiser, d’oublier, de se cacher derrière un écran de fumée, de se sentir plus confiant ou à refouler les émotions qui nous dérangent. Et le cerveau va garder tout cela en mémoire ; il va garder en mémoire cet effet stimulant/ anti-stress / plaisir / soutien qu’apporte la cigarette.
Cette dépendance psychologique peut varier en intensité selon la personnalité du sujet, ses bagages, son environnement.

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