Laisser la cigarette derrière soi…un deuil à faire !

Vous avez décidé d’arrêter…Oui mais voilà, la cigarette a accompagné de nombreux moments dans votre vie, elle a ponctué bien des évènements, elle a rythmé votre existence, elle s’est associée à bien des gestes de votre quotidien…En bref, elle faisait partie intégrante de votre vie, elle était une amie fidèle même si toxique.
La quitter est un deuil à faire et bien sûr qu’il y aura probablement des impressions de déchirement, des moments de tristesse ou de nostalgie.

Si vous avez déjà vécu une relation toxique vous savez à quel point cet attachement est pernicieux…et pourtant, vous libérer reste la seule voie pour pouvoir continuer à vivre.

Vous arrêter de fumer est une étape majeure, n’hésitez pas à organiser un petit rituel d’adieu pour acter ce passage à une autre vie

Mais revenons à notre comparaison avec quelques étapes connues du deuil

Le choc

Peut être symbolisé par le stress de départ ressenti dans le corps lors de l’arrêt

Le déni

Peut se traduire par le fait de nier que cela est difficile et par une fuite dans d’autres substances psychotropes (alcool, médicaments…)
Autre comportement possible : se tenir sans cesse occupé pour ne surtout pas penser à la cigarette et à ce que l’on ressent

Expression des émotions et des sentiments

Beaucoup de personnes ne se laissent pas aller à cette phase par peur de paraître faible; par crainte que certaines émotions contradictoires soient mal interprétées par les autres.
Il est important de se laisser vivre ces émotions en douceur et de se souvenir qu’elles sont mouvantes et passagères. Si on s’autorise à les exprimer, elles s’évanouiront plus vite

Chaque deuil tabagique est unique, personne ne l’a vécu ou ne le vivra de la même manière ; c’est à sa façon et à son rythme qu’il faut le vivre.
Parfois on se sent dérangé et bouleversé ; on a perdu momentanément sa stabilité émotionnelle et c’est humain.
Il importe de pouvoir se dire qu’il faut du temps et que les irruptions émotionnelles sont temporaires

Tâchez de vous accueillir avec bienveillance à chaque étape et souvenez-vous que l’on peut aussi en tirer de très belles choses.

Ce que l’on peut en apprendre

  • une meilleure connaissance de soi
  • une plus grande compréhension de nos mécanismes
  • une plus grande liberté
  • une meilleure acceptation de sa vulnérabilité
  • une prise de conscience que personne n’est parfait et qu’on n’a pas à l’être
  • une plus grande compassion pour les erreurs des autres
  • une découverte de ses ressources et de ses forces de guérison
  • l’apprentissage de l’art de savoir quitter
  • une meilleure santé

N’hésitez pas à vous faire aider pour garder le cap et arriver au mieux à ce que vous pouvez en apprendre…

Des questions ? Vous pouvez vous exprimer ci-dessous 🙂

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

Share

Tabac-Cannabis : un duo explosif ?

Dans cet article, nous allons nous concentrer sur le joint (association de tabac et de cannabis).
D’abord, il faut préciser que cette consommation conjointe est un facteur de difficulté supplémentaire dans le sevrage. Toutes intoxications croisées que ce soit tabac-alcool, tabac – cannabis, tabac-alcool-cannabis, tabac-héroïne accentuent les risques d’échec.

Par ailleurs, la résine de cannabis est souvent de qualité variable et les goudrons de sa fumée sont davantage cancérigènes que le tabac. A cela s ‘ajoute le fait que l’on a tendance à tirer beaucoup plus fort sur un joint : on inhale ainsi plus profondément et on retient plus longtemps sa respiration d’où une pénétration encore plus intense. Dans le cas d’une association régulière, les problèmes respiratoires et pulmonaires apparaissent généralement plus tôt.

Autres dangers du cannabis :

L’adjonction de cette substance au tabac accroit de plus ou moins 200 °C la température de combustion. Résultats : plus d’oxyde de carbone, véritable poison pour notre sang et plus de goudrons cancérigènes (5 à 8 fois plus)
L’attaque que cela constitue dans notre organisme engendre également une diminution de notre immunité
Les effets du THC (principal actif du cannabis) accentuent aussi le risque de problèmes vasculaires et de pancréatite.
Sa concentration dans les testicules a un impact sur le taux de testostéronémie, ainsi que sur la libido, sur la qualité des spermatozoïdes et sur la capacité de ces derniers à percer la coque des ovules.

Les aptitudes de mémoire et de concentration ne sont pas épargnées. Avoir recours au cannabis alors qu’on est dans un processus d’études ou d’apprentissage a des conséquences très nuisibles : les informations pertinentes sont vite classées aux oubliettes, la possibilité de garder le focus est fortement amoindrie, la motivation est souvent au ras des pâquerettes et le traitement des infos est faussé.

A cela s’ajoute, des accès anxieux, des états paranoïaques, des risques de décompensation psychotique

Conclusion

Tabac et cannabis sont tous deux des substances toxiques, toute tentative de dédramatisation ne vise qu’à se rassurer soi-même et pouvoir continuer sa consommation l’esprit plus en paix. Mais la réalité est moins drôle, les risques encourus sont bel et bien renforcés lors de consommation multiple.

Si vous êtes dans ce cas de figure, songez à vous faire accompagné(e) de façon sérieuse et bienveillante…Vous méritez le meilleur, mettez tous les atouts de votre côté 🙂

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

Share

Peut-on réussir son sevrage lorsque l’on se sent déprimé et anxieux ?

Je ne parle pas ici d’un état dépressif temporaire qui peut surgir pendant ou après le sevrage mais bien d’une dépression déjà présente avant d’arrêter le tabac.

Bien sûr, il n’y aura jamais de moment parfait pour pouvoir arrêter. Le plus important restera toujours votre motivation.

Néanmoins, il sera particulièrement important de tenir compte de votre état psychologique actuel afin d’être accompagné(e) au mieux dans votre parcours.

Le mot dépression est parfois utilisé à tous vents même pour des moments difficiles ponctuels. Ressentir des moments de tristesse ou de colère ou de frustration ou d’anxiété ne signifie automatiquement que vous souffrez de dépression.
Les émotions sont des indicateurs lumineux vous avertissant que certains de vos besoins n’ont pas été satisfaits. Elles ont donc une utilité importante et ne sont pas pathologiques en soi.

De la même manière, on peut se sentir un peu raplapla quelques jours parce qu’on a accumulé du stress ou de la fatigue, sans pour autant être dans une dépression.

Quand doit-on dès lors s’inquiéter et prévoir une aide pour le sevrage ?

On peut classer les dépressions en deux catégories :

  1. La dépression dite réactionnelle (ou situationnelle) : celle-ci fait clairement suite à un événement qui a ébranlé l’individu : décès, séparation, perte d’emploi, soucis avec les enfants, maladie… Dans ce cas, elle se manifeste assez rapidement, la baisse d’élan vital est assez vertigineuse. En général, elle s’estompe avec le temps (et un suivi). Ainsi, si vous êtes dans une phase de vie où pas mal d’évènements marquants vous ont touchés, prenez vos précautions et songez à vous faire accompagner durant l’arrêt de votre tabagisme.
  2. La dépression majeure : c’est celle qui s’installe et semble nous diriger indépendamment de notre volonté. De ce type de dépression qui semble s’être profondément ancrée et qui prend les commandes de notre esprit.

Dans les deux cas, les symptômes peuvent être intenses (c’est la durée qui fera notamment la différence entre les deux) :

  • Perte de goût pour les choses de la vie
  • Apathie
  • Humeur constamment triste, dépressive (même en cas de bonnes nouvelles)
  • Troubles du sommeil (insomnie ou au contraire hypersomnie)
  • Troubles du comportement alimentaire (ne plus manger ou au contraire compenser dans la nourriture)
  • Troubles de mémoire et de la concentration
  • Sentiments de culpabilité excessifs
  • Perte totale d’estime de soi

Bref autant d’éléments qui vont véritablement affecter les différents secteurs de votre vie et qui peuvent rendre votre sevrage plus ardu.
En effet, le recours à la nicotine a sans doute été un des moyens que vous avez utilisé pour tenter de contrecarrer votre mal-être.

Le sevrage va alors nécessiter un suivi médical et thérapeutique afin de ne pas aggraver votre état mais bien de vous sentir mieux.

L’anxiété

Là aussi, il faut faire la différence entre une anxiété dite « normale » d’une anxiété paralysante qui affecte notre comportement et nos choix de vie.

Elle fait globalement partie de la vie de chacun à un moment ou un autre : voir les factures qui s’accumulent, rechercher un emploi qui n’arrive pas, regarder le journal télévisé en boucle et voilà qu’elle pointe son nez ! No stress, cette anxiété –là peut aussi être présente au moment d’arrêter mais ne vous empêchera pas de vous libérer du tabac.

Si par contre, cette anxiété devient quasi permanente et contamine la majeure partie de vos pensées, il sera opportun d’en tenir compte car la nicotine avec son effet anxiolytique sera difficile à lâcher sans une aide supplémentaire.

S’occuper d’arrêter la cigarette sans tenir compte de votre état est un non-sens. Mettez tous les atouts de votre côté pour vous sentir bien : profitez-en pour traiter ce qui vous empêche de vivre heureux. Des traitements, des thérapies existent : tous deux sont là pour vous soutenir, laissez-les vous aider !

Vous méritez le meilleur de la vie même si vous en doutez encore…

Des questions, des commentaires ? Je vous laisse la parole 🙂

Douce semaine à vous,

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

Share