Existe-t-il un profil type de Monsieur ou Madame Accro?

Autrement dit, il y a –t-il des personnalités particulièrement addictives ?

No stress, il s’agit là d’une étiquette comme il y en a tant d’autres, si elle vous déplaît remplacez-là par « personnalités à risques à développer des attitudes toxiques »…ou encore inventez votre propre expression 🙂 !

Depuis plusieurs années, le débat est ouvert et les recherches se multiplient pour comprendre pourquoi certaines personnes tombent dans la dépendance alors que d’autres pas.

Comme si certains individus pouvaient être appelés à développer différents types d’addiction : tabac, alcool, anorexie, boulimie, dépendance aux jeux, au shopping…Voire même à les cumuler !

Y aurait-il dès lors chez ces hommes ou ces femmes plus de risques lors d’un sevrage tabagique de tomber dans une autre habitude addictive ?

Le mystère est complexe et pas totalement élucidé mais certaines pistes semblent se dégager et être pleinement admises. Voyons cela ensemble :

  • De plus en plus, il semblerait que cette prédisposition à la dépendance soit en partie génétique, héritée de l’un des parents (ou des deux). Ainsi si un des parents est fumeur, il y aurait plus de chances pour vous de l’être aussi (même si, étant petit, vous réprimandiez le dit parent sur son comportement 🙂 )
  • Un autre facteur, serait lié aux personnalités aimant les sensations fortes, ayant toujours besoin de stimulations. Cette recherche d’adrénaline et d’intensité peut ainsi mener non seulement à des conduites à risques (sports plus dangereux, conduites sexuelles non protégées…) mais aussi à l’utilisation de substances modifiant l’état psychique (drogues, alcool, tabac, médicaments..)

  • Autre élément : l’exposition de manière intense et récurrente au stress. Vous me direz que le stress est quelque chose que l’on peut travailler et apprendre à gérer, ce qui est vrai. Maintenant, certaines personnes sont plus sensibles que d’autres (cfr les Hypersensibles ou les Hauts potentiels) et ont plus de mal à gérer l’afflux de stimuli que nous amène la vie quotidienne. Dans ce cas, la cigarette peut être associée à « Stop ! J’ai besoin de me calmer ».
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Identifiez vos risques de rechute et déjouez –les !

Une rechute est une leçon à apprendre non la fin de votre objectif !
Evitez d’entrer dans le catastrophisme ! Considérez ce fait comme un accident et non comme un désastre innommable !
Il est courant de connaître ce genre de moments même pour les plus forts d’entre nous.
La plupart de ceux qui ont arrêté ont une moyenne de 3 à 4 tentatives derrière eux.
Le parcours est souvent jalonné de bonds successifs entre périodes de succès et périodes de pertes de contrôle.
Seule la pratique mène à la maîtrise 🙂

Bien sûr que la retombée peut sembler décourageante, et plus vous aurez fait de tentatives d’arrêt, plus votre confiance peut en prendre un coup !

Pourtant, cet écart ne fait pas de vous une mauvaise personne, ni la dernière des nullités ! Votre valeur ne dépend pas  du fait que vous ayez rechuté ou non.

Inutile aussi de vous flageller de remords : se laisser aller à la culpabilité est non seulement complètement inefficace mais accentue encore le problème.

Cette rechute est là pour vous informer qu’une étape a été loupée : en effet, son déroulement est aussi prévisible qu’une équation mathématique.

La prévenir reste la meilleure des solutions, pour cela, il va falloir identifier tous les facteurs de risques.

Vous devez êtes préparé psychologiquement à ce qu’il y ait des moments moins évidents.

Parfois, c’est votre plan qui n’a pas été suffisamment préparé : certaines personnes, certes, réussissent à arrêter en ayant décidé sur une impulsion mais en général une bonne préparation sera beaucoup plus efficace. Se libérer du tabac réclame du focus sur son objectif, de la détermination et de l’énergie sur plusieurs semaines ! Ce n’est pas un parcours de plaisance ni un jeu. Pas la peine donc de mener plusieurs résolutions de front pendant votre arrêt: vous ne pouvez pas tout faire en un seul mouvement même si votre cerveau déborde d’envies et de buts. Votre priorité numéro « un » doit être l’arrêt et un jour sans tabac doit toujours être considéré comme un jour de succès.

Voyons ensemble sur quel terrain favorable la retombée s’installe

Le risque est accru si :

  • votre sevrage est tout récent.
  • vous vous sentez tellement confiant que… « Ce n’est pas pour une.. » !
    Le déni du phénomène de dépendance est souvent à l’origine d’une rechute, on ne se rend pas compte à quel point on peut vite retomber dans son circuit.
  • vous gardez un paquet sous la main.
  • vous n’avez pas jeté tout ce qui vous relie au tabac chez vous.
  • des situations stressantes font leur apparition durant le sevrage : décès, maladie, licenciement, conflits familiaux…
  • votre partenaire et/ou votre entourage sont fumeurs
    Il est vrai que dans ce cas, vous êtes soumis à un challenge plus important. On ne peut imposer nos besoins aux autres mais on peut parler de notre démarche, demander du soutien et trouver des compromis.
  • vous vous relâchez trop dans une sortie alors que votre sevrage est encore frais

 

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Qu’est-ce que je gagne au fil du temps à me libérer du tabac ?

Alors déroulons un peu le tapis des perspectives futures, une fois que vous êtes libre et fier de l’être !

Le futur proche

Dans les 4-5 jours qui suivent l’arrêt, vos cellules sont déjà mieux oxygénées et les traces de nicotine disparaissent de votre organisme ! Yes !

Vous savourez déjà mieux vos repas, le sens du goût faisant sa réapparition de manière plus pointue ! Votre odorat détecte davantage les senteurs…les odeurs…bon d’accord, ce n’est pas toujours un avantage 🙂

Votre tension artérielle et votre rythme cardiaque diminuent leur course folle pour reprendre un rythme de croisière plus relax.

Pour ceux ou celles qui ont peur de prendre du poids, une étude de l’université de Pennsylvanie réalisée en 2015 nous démontre qu’en- dessous  de 15 cigarettes par jour et avec un poids normal avant d’arrêter…le risque est quasi nul ! Yes !

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