Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 3

Vous avez réalisé le travail des deux premières fiches en 2018 ?

Prêt(e) à continuer la réconciliation en 2019 ?

Apprendre à s’estimer peut demander du temps et un peu de votre énergie, ayez la patience d’y aller étape par étape ….

Voici donc la troisième phase …

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Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 1

Comme promis, voici la première fiche d’exercices pratiques pour créer une relation plus amicale avec votre corps !

« On n’est jamais aussi bien battu que par soi-même » Devise SHadok

 Préalable de départ :

Plus nous refusons notre corps tel qu’il est, plus il résistera et nous en fera voir !

C’est donc un combat aussi inutile qu’épuisant que vous perdrez à coup sûr.

 

Si vous confondez maîtrise de votre physique avec maîtrise de votre vie, vous êtes doublement perdant : vous mettez tout votre focus sur le combat avec votre corps et pendant ce temps-là, vous oubliez tout simplement de vivre !

Nous voilà même avec 3 souffrances pour le prix d’une : un physique différent de ce que l’on veut, une frustration obsessionnelle et notre énergie bouffée par le tout !

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Le corps, ce mal aimé : ou quand nos complexes nous pourrissent la vie…

Cette fois, nous allons nous éloigner un peu du problème évoqué dans l’article précédent (la dysmorphophobie), pour évoquer un mal-être plus courant, plus général mais pas toujours moins encombrant pour autant : avoir une mauvaise image corporelle.

Cet article servira d’introduction à 5 épisodes qui sortiront dès septembre : Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ?
Ces 5 articles se suivront et vous proposeront des outils pratiques à mettre en œuvre pour avoir un regard bienveillant sur notre véhicule de vie qu’est notre corps.

Mais voyons d’abord tous ces complexes qui nous pourrissent la vie et leurs origines possibles…

Quand l’imparfait nous fait souffrir

Pas à dire, de nos jours l’insatisfaction physique est monnaie courante avec sans doute les femmes en tête de peloton.
On s’insurge contre nos rides, nos kilos en trop, un petit bourrelet par-ci, par-là, des cheveux gris, des cheveux fins, des cheveux bouclés, une cicatrice, un bouton, des seins trop grands ou trop petits…J’en passe et des meilleurs.

Je ne vais pas faire l’hypocrite non plus, c’est un fait que la société favorise souvent ceux qui ont été davantage gâtés par la nature et ce notamment dans certains univers professionnels.

Oui mais…
Ces plastiques fabuleuses aux mensurations de rêve, ne représentent que 2% de la population. Sur les 98% restant, plus de moitié va vivre en ayant plein de complexes et avec la volonté de ressembler aux 2% !!!!!!! De quoi occuper une vie !

Alors bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il faut se laisser aller ! Prendre soin de soi avec respect et bienveillance est important, se mettre en valeur est tout à fait louable.
De là à courir après l’impossible et d’y consacrer tout son temps, il y a de la marche…

L’occasion de rappeler une petite citation de Marc Aurèle :
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

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La dysmorphophobie : quand le corps perçu et le corps réel sont à des années lumières

Si nos petits défauts font le plus souvent notre charme et notre singularité, pour certains ils vont devenir le centre de l’attention et représenter des monstruosités invalidantes.
Mais quelle est donc cette maladie qui empoisonne la vie ?

Définition

La dysmorphophobie est un trouble de l’image de soi qui génère de très fortes angoisses d’où son classement dans les phobies et sa proximité avec les troubles obsessionnels compulsifs.
Dans cette maladie pour le moins complexe, la personne va se focaliser sur l’un ou l’autre défauts physiques, à la base objectivement minime voire même inexistant aux yeux des autres, et en faire le malheur de sa vie. La perception du « défaut » est à ce point déformée que l’idée d’être monstrueuse à voir n’est pas loin. Tout la vie de l’individu va tourner autour de cette perception erronée et une vive anxiété va s’emparer de la personne.

Des symptômes douloureux :

  • La personne est convaincue de sa perception peu importe que les autres disent le contraire. Pour elle, aucun doute, il s’agit d’une réalité absolue.
  • Apparition de crises d’angoisse face au miroir avec tremblements, sensation d’étouffement, palpitations…
  • Une tendance à la paranoïa : tellement convaincue de sa laideur, la personne aura le sentiment que tout le monde se moque d’elle et la trouve affreuse.
  • Une nette tendance au repli sur soi et à éviter au maximum tout contact extérieur. La vie sociale et professionnelle peut ainsi être fortement perturbée.
  • L’obsession peut parfois tourner véritablement au délire.
  • La quête est souvent infinie et la médecine esthétique n’aura que peu d’effets sur l’image de soi perçue. Le problème survivra à la chirurgie.
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La prégorexie ou la course à la grossesse mannequin

 

Nom peu connu, la prégorexie est un trouble du comportement qui vient toucher certaines femmes enceintes et qui se traduit par la hantise de prendre le moindre gramme.

Qui est touché ?

Généralement, il s’agit de femmes déjà atteintes d’anorexie et /ou de boulimie avant de tomber enceintes. Les troubles peuvent aussi avoir fait partie d’un passé plus lointain.
Mais pas que…D’autres femmes n’ayant jamais souffert de TCA peuvent en souffrir.
Inversement, on peut avoir des femmes qui ont souffert d’anorexie/boulimie auparavant mais qui in fine vivent normalement leur grossesse.

Dans tous les cas, il s’agira de femmes ayant un rapport dysfonctionnel avec leur image.

Des signes qui doivent interpeller :

  • Une tendance à parler très peu de sa grossesse et à la cacher « comme si elle n’existait pas »
  • Une obsession du poids conduisant à des restrictions importantes et à peser tous les aliments.
  • Une phobie de voir son ventre s’arrondir.
  • Des conduites compensatoires tout comme dans la boulimie : vomissements, laxatifs…
  • Un déni des problèmes que cela peut engendrer, la peur de grossir l’emportant sur tout le reste.
  • Une non prise de poids voire une perte de poids même dans les derniers mois de grossesse.
  • Une activité sportive qui reste intense et non adaptée aux circonstances.
  • Vertiges, maux de tête et fatigue excessive résultant de prises alimentaires insuffisantes, d’excès de sport et de pratiques purgatives.

Rappelons qu’il est normal de prendre entre 10 et 16 kilos pendant une grossesse, cette prise pondérale est indispensable tant pour faire face aux changements physiologiques de la mère que pour fournir à l’enfant tous les nutriments dont il a besoin.

Des risques cruciaux pour la mère :

La malnutrition dont souffre la mère a beaucoup de chance d’entraîner une série de problèmes qui ne rimeront pas avec bonne santé :

  • Perte importante de masse musculaire
  • Des déséquilibres en eau.
  • Des dysfonctionnements conséquents au niveau hormonal et enzymatique.
  • Problèmes d’anémie.
  • Troubles du rythme cardiaque.
  • Chute de cheveux
  • Problèmes dermatologiques (sécheresse de la peau…)
  • Décalcification osseuse.
  • Un liquide amniotique réduit pouvant engendrer un décollement du placenta et mettre l’enfant en danger.
  • Une possibilité d’allaitement compromise.

Et sur le plan émotionnel, on notera un sentiment d’irritation et de grandes variabilités d’humeur.

Des risques vitaux pour le bébé 

Durant la grossesse :

  • Problèmes neurologiques.
  • Un développement intra utérin irrégulier et souvent retardé.
  • Possibilités de malformations.
  • Problèmes respiratoires et digestifs.
  • Mort fœtale

À l’accouchement :

  • Complications possibles durant le travail : insuffisance respiratoire, poids plume du bébé, une naissance prématurée.
  • Naissance sans vie.

Après l’accouchement :

  • Plus de chance de mourir au cours du premier mois.
  • Un bébé plus petit et fragile
  • Un risque accru pour l’enfant de développer plus tard du diabète, des troubles cardiovasculaires et d’être en surpoids sur long terme.

Conclusion

La prégorexie est un problème de santé grave qui met en danger tant la mère que l’enfant. Il est important de l’identifier le plus tôt possible pour pouvoir l’endiguer. Une équipe pluridisciplinaire sera essentielle pour soutenir au mieux la future maman dans cette période particulièrement anxiogène pour elle.

Je vous envoie le plein de douceur…Prenez soin de vous au mieux !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 2

Alors, comment s’est déroulée la première phase ? Vous avez fait ce petit travail sur vous-même ?
Souvenez-vous, sans action, il ne se passe rien !

Si vous n’avez rien fait pour mieux vous aimer, rien n’aura changé…Qu’est-ce qui a bloqué ?

Si vous avez entamé la première partie du chemin, voici la deuxième 🙂

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