Les 7 clés incontournables pour garder naturellement son poids d’équilibre : Clé N°3 : Se nourrir si …et seulement si… vous avez physiquement faim

Lors de la précédente clé, nous avons vu l’importance de prendre le temps de savourer et de cesser d’être un mangeur productif et multitâches.

Ici c’est la question de la faim qui va se poser.

Alors bien sûr, beaucoup d’entre vous objecteront : « Mais il y a longtemps que je ne connecte plus les sensations de faim et de satiété ! »

Néanmoins, pour redevenir un mangeur équilibré et prendre un maximum de plaisir à ce que vous mangez, il importe de redécouvrir ces sensations.


Mais alors, à quoi ressemble cette fameuse faim physiologique et comment la distinguer d’une fausse faim ?

C’est ce que nous allons tenter d’identifier dans cet article 😉

1)Vous n’avez pas faim si :

  • Vous venez de sentir de bonnes odeurs de cuisine et que suite à cela vous commencez à saliver.
  • Vous faites tous les placards pour satisfaire une petite gourmandise de passage.
  • Tristesse, colère, frustration vous donnent envie de mâchonner quelque chose ou de mordre dans du croquant.
  • Votre baisse d’énergie est clairement due à des nuits de sommeil trop courtes.
  • Vous en déduisez que vous devriez avoir faim vu le nombre d’heures écoulées depuis votre précédent repas. La faim véritable n’a que faire des horloges ! Manger à heures fixes ne constitue en rien une écoute du corps. Sans compter que la faim est complètement variable d’un jour à l’autre, elle n’est pas constante.
  • Vous avez de l’aérophagie ou des ballonnements : la cause en est probablement le contenu de votre précédent repas. Attendez donc qu’il soit totalement assimilé avant de remplir à nouveau votre estomac !
  • Vous mangez préventivement par peur d’avoir faim ou parce que vous n’aurez pas le temps plus tard ! Il s’agit là d’une violence faite à votre corps, d’un véritable bourrage d’anticipation qui va se stocker illico presto dans vos graisses.
  • Vous avez des tensions nerveuses dans tout le corps y compris l’estomac.
  • Manger n’est pas votre préoccupation première. Si vous êtes tenté(e) par la télévision, la lecture, …c’est que vous n’avez pas vraiment faim.
  • Vous mangez toujours tip top ce qui est dans votre assiette ! Si vous écoutez vraiment votre corps, il y aura toujours l’une ou l’autre bouchée en trop ou trop peu.

Attention aussi de ne pas confondre la soif et la faim : veillez à vous hydrater régulièrement pendant la journée afin de préserver votre vitalité et d’éviter toute confusion.

2)Vous avez vraiment faim si

  • Vous vous sentez vide et particulièrement léger(e).
  • Vous avez mal à l’estomac (crampes, convulsions) et que vous vous sentez quelque peu nauséeux. Bien sûr, je ne parle pas d’une gastro qui se pointe 😉
  • Un petit mal de tête apparaît dans le même temps.
  • Votre concentration commence à s’évaporer.
  • Vous ressentez une sorte de certitude, d’évidence qu’il faut manger maintenant, là tout de suite.
  • Tout ce que vous mangez à ce moment-là vous semble délicieux : peu importe l’assaisonnement, peu importe qu’il s’agisse de vos mets préférés ou pas !
  • Si un type d’aliment précis vous vient à l’esprit ou que vous savez avec certitude ce que vous allez commander au resto. Votre corps sachant ce qui est bon pour vous et ce dont vous avez réellement besoin, un type de nourriture précis vous sautera plus facilement aux yeux.
  • Vous avez juste envie de vous asseoir, savourer et ne rien faire d’autre : lors d’une vraie faim, rien d’autre n’est susceptible de vous intéresser !
  • Vous devenez irritable et inabordable. Manger est un besoin fondamental, ne pas le satisfaire c’est devenir un lion en cage 😉

3)Apprendre à évaluer sa faim sur une échelle de 1 à 10

Maintenant que vous bénéficiez de certains indices, vous allez devoir apprendre à décoder votre intensité de faim. Ici, encore, la patience sera votre alliée ! Si cela vous semble difficile au début, pas de panique, il s’agit d’un apprentissage au jour le jour.

  • Vous êtes prêt(e) à tuer pour manger (bon d’accord, là j’exagère un peu 😉
  • Trop affamé(e)que pour faire attention à ce que vous mangez
  • Sérieusement affamé(e), si vous pouviez manger tout de suite, ça ne serait pas plus mal.
  • Modérément affamé(e)…Allez…Vous pouvez encore attendre un peu avant de mordre quelqu’un ;-).
  • Légèrement affamé(e), la nourriture commence à venir titiller votre esprit.
  • Satisfait, repus mais à l’aise.
  • Vous sentez la nourriture dans votre estomac ainsi qu’un léger inconfort.
  • Lourd, somnolent, apathique.
  • Très mal à l’aise, votre estomac est douloureux.
  • Vous vous sentez oppressé tellement vous êtes rempli(e).
  • Vous n’en pouvez plus, vous êtes limite malade.

Bon, vous connaissez ma devise maintenant : le but est de vous observer pour mieux vous comprendre, pas de vous insulter de tous les noms d’oiseaux ou de vous culpabiliser. Il est normal de tâtonner  et de continuer à dépasser ses limites au début.

L’idée est la suivante, c’est de manger seulement dans la fourchette de 0 à 5.

Tant qu’à faire, visez à manger vers le 2 car c’est vrai qu’à 0, vous risquez aussi de vous empiffrer et de louper la phase plaisir par une faim trop importante.

L’idéal étant de se nourrir quand vous êtes aux alentours de 2 et de vous arrêter à 5 (d’où l’importance de savourer, manger assis(e), et de ne rien faire d’autre en même temps)

4)Votre tâche cette semaine…

Gardez votre carnet d’observation bien en vue.

Notez ce que vous mangez, à quelle heure et avec qui…

Allumez tous vos sens et remarquez les sensations corporelles avant, pendant et après le repas.

Observez votre discours mental intérieur.

Prenez le temps de vous asseoir

Coupez les distractions

+

Évaluez votre niveau de faim avant de manger (0 à 5)

Évaluez votre degré de satisfaction après avoir mangé (5 à 10)

5)Faites un premier bilan

Quels sont les messages envoyés par votre corps ?

Quels sont les messages de votre mental ?

Quid de vos sensations de faim ?

Quid de votre confort après le repas ?

Conclusion :

En un mot comme en cent, si vous vous posez la question de savoir si vous avez faim ou non, c’est que vous n’avez pas une réelle faim physiologique !

Votre corps n’est pas là pour vous faire vivre des abus ou des frustrations, il est là pour que vous vous connectiez au véritable plaisir. Et ce plaisir, vous ne pourrez l’apprécier pleinement que si vous avez réellement faim !

Gardez le cap ! Quand vous verrez combien vous vous délectez davantage en écoutant votre corps et combien ce dernier vous en sera reconnaissant en laissant votre poids partir, vous aurez hâte d’attendre l’arrivée des signaux pour savourer pleinement votre repas.

Je vous souhaite une douce semaine à l’écoute de vous-même !

Florence

Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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2 thoughts on “Les 7 clés incontournables pour garder naturellement son poids d’équilibre : Clé N°3 : Se nourrir si …et seulement si… vous avez physiquement faim

  1. J’apprécie cet article qui formule le cheminement personnel que j’ai eu ces derniers mois.
    J’aimerais y ajouter un point tiré de mon expérience personnelle : peut-être que vous n’avez pas faim si vous avez l’impression qu’il vous est intolérable de ne pas manger maintenant tout de suite, que l’idée même de vous retenir vous fait angoisser / pleurer. Un tel “besoin” de manger, que je prenais personnellement comme une très grande faim, était en fait un besoin de compenser ce qui me manquait psychologiquement et de me protéger de l’extérieur. C’est une faim reconnaissable au fait qu’elle ne part pas en mangeant (à moins de manger jusqu’à en avoir envie de vomir…)

    De manière plus générale, j’admire votre travail, j’aurais adoré faire de mon métier l’exploration des ressorts du cerveau et des comportements humains.
    Je vous souhaite une bonne journée.

    • Bonjour Andrea! Merci pour votre commentaire …et merci pour votre témoignage qui peut ainsi apporter des éléments supplémentaires 😉
      Que le beau soleil du jour vous transporte vers un beau we
      Florence

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