« Il suffit que je regarde un biscuit pour prendre un kilo! »… ou pourquoi certain(e)s semblent prendre plus vite que d’autres à calories égales…

Certaines personnes en surpoids sont de petits mangeurs alors que d’autres semblent pouvoir tout manger allègrement sans prendre un gramme !

Comment interpréter ce phénomène qui paraît si injuste aux yeux de certains ?

Soyons clairs, il n’y a bien sûr pas de réponse unique mais tentons malgré tout quelques pistes.

De toute évidence un simple calcul des entrées et des sorties ne suffit pas à expliquer le phénomène.

Un métabolisme affaibli ?

  • Il semblerait effectivement que certaines personnes ont un métabolisme qui fonctionnerait « au ralenti » et ce de façon constitutionnelle, génétique.

Mais il existe d’autres raisons qui pourraient expliquer ce ralentissement :

  • Une vie au ralenti : si la personne se sent complètement apathique, sans élan, qu’elle a toujours froid, qu’elle a tendance à bouger le moins possible…le métabolisme est alors un peu une mise en image d’un état d’être plus général (tout problème de santé ayant été éliminé).
  • Une thyroïde à surveiller, en hypo, elle peut expliquer un état d’abattement et une prise de poids plus rapide.
  • L’abus de régimes ou de périodes de restrictions : alerté par des manques répétés, l’organisme se met en état d’alerte, apprend à se mettre en mode « économique » en réduisant ses besoins et par la même occasion il joue les écureuils en stockant le moindre aliment ingéré.

  • Des régimes de type « protéinés » : qui ont bien fait fondre…les muscles…bien plus que la graisse. Or c’est justement notre masse musculaire qui fait fonctionner notre métabolisme à plein rendement ; en déperdition, il se permet de consommer moins.
  • Une activité physique proche du niveau zéro, non pas par paresse mais souvent en raison de l’inconfort que ce type d’activité génère : essoufflement, transpiration, cœur qui part en cavale. Un sentiment de gêne voire de honte pour certains pourrait aussi expliquer cette tendance à laisser le sport de côté.

Le stress, la culpabilité, le manque de sommeil

Oui vous lisez bien : stress et manque de sommeil ont tendance à produire un excès de cortisol dans l’organisme. Or cette substance va jouer les troubles fêtes dans le bon fonctionnement du métabolisme

Et pour ce qui est de la culpabilité, il s’agit là d’un point essentiel, crucial.
Imaginons deux personnes en train de manger une barre de chocolat :

  • La première la savoure pleinement, s’en délecte sans la moindre culpabilité…elle va alors sécréter de bonnes endorphines.

  • L’autre est tiraillée, se dit qu’elle ne devrait pas la manger, que c’est pas bon pour sa ligne, la mange en vitesse et s’en veut particulièrement après se traitant de nulle et d’incapable…Elle va alors sécréter en dose massive d’hormones du stress dont du cortisol…Et voilà le brin qui est mis dans le métabolisme qui va dès lors moins bien fonctionner.

Moralité : Ou vous craquez ou pas… mais dans les deux cas cela doit être avec plaisir !
Rester sur sa faim, se sentir frustré(e), énervé(e) n’est pas non plus la meilleure formule pour votre métabolisme.
Se priver entraîne un état d’apathie, d’irritabilité, d’anxiété, de déprime peu profitable à une bonne régulation de notre organisme.

Des perceptions erronées :

  • Le fait de ne pas tenir compte de ses sensations de faim et de satiété peut avoir pour résultat un excès de nourriture par rapport au besoin réel de l’organisme.

Nous sommes dans une société fortement conditionnée par des heures « pour manger » tant et si bien qu’on s’installe souvent à table parce que c’est l’heure et pas nécessairement parce qu’on a faim. De la même façon, on termine son repas lorsqu’il n’y a plus rien dans l’assiette et pas parce qu’on se sent rassasié(e).

  • Une mauvaise perception de la valeur énergétique des aliments : on peut avoir un minuscule gâteau…mais qui est très calorique. Certains aliments mangés en grande quantité seront moins caloriques qu’une petite pâtisserie. Il y a donc confusion entre la quantité ingérée qui semble ridicule et la valeur calorique de l’aliment.

  • Une non conscience des quantités ingurgitées : on pioche durant la préparation du repas, on grignote un truc par ci par là…et on oublie… Le total peut ainsi être plus conséquent qu’on ne l’avait estimé. Le fait de manger en faisant autre chose, de façon automatique diminue aussi la conscience de ce que l’on mange vraiment. Courir d’un coin à l’autre sans se poser va de la même manière favoriser l’amnésie des aliments réellement consommés.
  • Se ruer sur les produits lights…et in fine en manger plus sans trop s’en rendre compte. Ce qui au total reviendra au même. Ou encore manger quelque chose de light, en être frustré(e) et quand même se jeter sur ce dont on avait envie au départ : deux prises pour le prix d’une ;-). Si vous avez vraiment envie de quelque chose : autorisez-vous une part, dégustez-là lentement et avec plaisir, vous aurez moins de risque de la stocker.

Conclusion :

Bien sûr la génétique nous a parfois jeté un sort moins favorable mais pas que…
Parfois il est bon d’observer de plus près, sans jugement et sans critique, ce qu’on mange. D’avoir plus conscience de nos gestes, de nos automatismes afin de pouvoir rectifier certaines perceptions trompeuses.
Mais surtout souvenez-vous qu’à calories égales, quelque chose de mangé avec plaisir et délectation a beaucoup moins de chance de s’accumuler que si cette même chose est ingurgitée dans le stress et la flagellation…
Retrouvez donc cette notion de plaisir et mangez en vous posant tranquillement 🙂
Vous pouvez le faire ! Bien-être garanti 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Sentiment de féminité et boulimie : un lien fréquemment perturbé

Si chaque individu est unique et a sa propre histoire, on peut néanmoins retrouver des problématiques récurrentes dans la façon de vivre son corps et sa sexualité lorsqu’on souffre de troubles du comportement alimentaire.
Je m’attarderai ici sur les femmes pour la simple et bonne raison qu’il y a trop peu d’études sur le vécu des hommes en la matière.

Une ambivalence tenace

Tout comme pour l’anorexie, les personnes souffrant de boulimie sont particulièrement inquiètes de leur apparence physique et de leurs capacités à plaire.
Leur présentation est souvent très soignée : vêtements, bijoux, maquillage feront l’objet de beaucoup d’attentions.

Mais derrière cette façade, l’image qu’elles ont d’elles-mêmes est sur bien des points défaillante : elles se sentent bêtes et inintéressantes, moches et grosses…Portrait qui peu sembler caricatural mais pourtant bien réel dans leur perception.
Ce déficit d’estime de soi va faire que le regard de l’autre va vite devenir crucial.
Comment dès lors allier ce désir de plaire et cette faim incommensurable d’amour avec un symptôme qui a tendance à enfermer la personne dans sa solitude ?

En prise à bien des contradictions, les femmes souffrant de ce trouble auront tendance à combler la plupart de leurs manques et demandes affectives dans la nourriture.

Bien sûr, quelques-unes arriveront à construire l’un ou l’autre couple, mais souvent leur vision de l’amour et de la sexualité sera parasitée par leur mal-être.

Certaines retrouveront d’ailleurs la même attitude compulsive qu’elles ont avec la nourriture mais avec la sexualité : vite déçues, elles passeront d’une relation à l’autre espérant être rassurées sur le fait qu’on les aime. Malheureusement, cette accumulation d’expériences aura tôt fait d’engendrer l’effet contraire : elles se sentiront encore plus sales et dévalorisées.

Cette hantise de ne pas pouvoir être aimée sur le long terme ou de « ne pas être à la hauteur », les amèneront plus que de coutume à prendre l’initiative de la rupture. Rupture qui souvent sera initiée de façon précipitée.

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La personne souffrant d’anorexie/boulimie et sa relation aux autres

Bien sûr, chaque individu est unique et a ses propres caractéristiques, ses propres nuances. Néanmoins, certaines tendances communes peuvent être relevées chez les personnes souffrant d’A/B et ces spécificités sont particulièrement manifestes dans l’univers émotionnel et relationnel.

Quelles sont ces difficultés souvent typiques ? Quels sont ces traits de personnalité peu ordinaires ?

Des montagnes russes

Tout d’abord, précisons que les personnes en proie à ces troubles du comportement alimentaire arrivent globalement à maintenir leur cercle social. Par contre, ces relations seront souvent teintées de montagnes russes émotionnelles. Un simple mot mal pris peut faire chavirer la relation du tout au rien. Ainsi les amitiés seront tantôt mises sur un pied d’estale, tantôt rejetées avant d’être à nouveau adorées. De part sa sensibilité, la personne en proie à l’A/B se sent vite blessée, déçue, incomprise, vide. En même temps comme elle est souvent empathique, généreuse, intelligente, elle peut aussi dépasser sa frustration. En bref, elle, comme son entourage seront ballotés entre un monde de Walt Disney et un monde d’agressivité et de reproches.

Les attentes affectives des A/B sont souvent intenses, exigeantes et si celles-ci ne sont pas remplies, on notera un soudain recul de la personne A/B dans sa caverne à l’abri du monde.

Une humeur en dents de scie

Ce « tout ou rien » se manifestera aussi dans l’humeur de la personne A/B : même si le lien avec vous reste stable, vous aurez tantôt à faire avec une personne pétillante, euphorique qui s’exprime avec de nombreux superlatifs (c’est génial, grandiose…) ; tantôt à une personne en plein down, dépressive aux idées bien sombres.
Dans les deux cas, on retrouvera un côté « Too Much » que ce soit dans les jours lumineux ou les jours sombres. Les personnes A/B se donnent souvent à fond et les moments d’épuisement en seront proportionnels. Ces périodes de fatigue intense réactiveront en elles un sentiment de vide sidéral voire même un sentiment morbide de culpabilité de « prendre trop de place ».

Et quand bien même les personnes souffrant d’A/B prendraient le parti de ne rien laisser paraître, sachez qu’à l’intérieur d’elles-mêmes elles sont souvent comme un volcan en ébullition. Si l’apparence semble sereine, leur monde intérieur est bien plus mouvementé.

De la sensation de toute puissance à la sensation d’être la dernière des nullités

De sortie ou devant réaliser une performance professionnelle, la personne souffrant d’A/B peut aussi osciller entre une grande confiance en elle et le sentiment de n’être rien sur terre. Elle peut même démarrer en étant radieuse, rayonnante pour ensuite avoir l’impression qu’une autre personne présente est plus belle ou intelligente qu’elle et basculer dans le sentiment d’être insignifiante et ridicule. Elle met la barre tellement haute que les chutes sont fréquentes et perçues comme la fin du monde.

Une difficulté à trouver sa place

La personne souffrant d’A/B a du mal à être parfaitement sereine et à l’aise avec les autres. Soit elle fera son show avec volubilité soit elle s’effacera  et l’attitude adoptée peut être variable d’un contexte à l’autre ou au détour d’un mot vécu comme blessant.

Des désaccords perçus comme des coups de poignard, comme un rejet

Les personnes souffrant d’A/B de part leur soif d’affection ont souvent tendance à prendre tout personnellement. Ainsi un avis différent sera automatiquement considéré comme un rejet, un conflit, une violence faite à sa personne.

De l’amour fusion à la rupture proclamée

De part ses blessures, les relations amoureuses vont elles aussi être en mode ON/OFF : si on caricature le trait, ou tout va bien ou l’on n’est pas fait l’un pour l’autre. On passe ainsi de l’envolée amoureuse à l’abyme profond.

Conclusion

En fait, on retrouve dans le mode relationnel de la personne souffrant d’A/B ce même concept d’amour/haine, d’attirance/rejet que celui vécu dans leur relation à la nourriture.
À la fois attachante et torturée…elle ne laisse personne indifférent.
Et elle doit à son hypersensibilité ses conduites et humeurs si imprévisibles.

Fatiguée, épuisée tous ses doutes et sentiments d’être persécutée ou incomprise s’en trouveront multipliés de façon intense.

Un fond jusqu’auboutisme qui fera son charme tout autant qu’il épuisera aussi à certains moments son monde des relations aux autres.

Des questions, des commentaires…La parole vous est donnée

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quelle attitude adopter face à un être aimé souffrant d’anorexie/boulimie ? Volet 2 : À privilégier

Après avoir vu dans notre article précédent ce qu’il était souhaitable d’éviter, nous allons voir cette fois ce qu’il est préférable d’adopter 🙂

Nous l’avons exprimé, vivre avec une personne souffrant d’anorexie/boulimie est aussi très difficile : les tensions peuvent être nombreuses, les repas deviennent des moments finalement redoutés, souvent on se sent coupable.
On se retrouve ainsi impuissant face à la toute puissance du trouble.

Alors que faire ?

Certains de ces conseils cités ci-dessous peuvent vous paraître très durs.
Pourtant vous savez que vous avez déjà essayé une large gamme d’attitudes différentes et ce sans succès.
Aussi difficiles que soient ces conseils, autorisez-vous à les tester.
Il ne s’agit pas d’abandonner l’être aimé en souffrance mais de recharger votre énergie pour pouvoir donner mieux et différemment.

C’est la raison essentielle pour laquelle vous devez absolument prendre le temps de décoller de la situation et de prendre soin de vous sans culpabiliser.

Vivre aussi pour soi

Si vous avez du mal à vous en donner la permission ou si vous êtes dépassé(e) par la maladie, n’hésitez pas à avoir recours à un professionnel qui pourra vous aider à mieux comprendre les recoins du symptôme et à reprendre votre vie en mains.
Vos propres besoins sont précieux, surtout ne les laissez pas s’étouffer.
Songez à vous faire plaisir même si cela vous semble futile.

Re-listez toutes ces petites choses qui vous font du bien, qui vous procurent de la joie… Ou en tout cas, toutes celles qui vous procuraient du bien-être avant d’être happé(e) par la maladie de votre proche. Une fois cette liste établie, programmez ces moments de détente dans votre agenda.

Comme je l’ai signalé dans le précédent article Quelle attitude adopter face à un être aimé souffrant d’anorexie/boulimie ? Volet 1 : À éviter la personne souffrant de TCA a besoin de sentir un peu de légèreté autour d’elle. Vos angoisses ne seront pas porteuses d’améliorations. Par contre, prendre soin de vous et montrer qu’on peut prendre plaisir à la vie seront beaucoup plus constructifs.

Si c’est votre enfant qui est en souffrance, veillez à préserver des moments à deux avec votre partenaire… Des moments où vous êtes en dehors de ce climat douloureux et où vous ne parlez pas de la maladie.

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Quelle attitude adopter face à un être aimé souffrant d’anorexie/boulimie ? Volet 1 : À éviter

Nous verrons dans le prochain article, ce qu’il est préférable d’adopter

Commençons par un récit en 4 tableaux…

Danaée,  où le parcours d’une anorexique…

Danaée avait 13 ans quand elle en sombra dans l’enfer face à la nourriture. Plutôt mignonne, brillante élève, elle commença alors à faire une fixation sur son poids. Chaque partie de son corps fût scrutée avec mépris et considérée comme une masse de gras dégoulinante.
Dire qu’elle se voyait obèse est un euphémisme et pourtant la balance, elle, n’affichait que 35 kilos pour son mètre 60…
Elle s’enferma dans son monde, un monde hyper intellectualisé, où apprendre était sa seule façon de trouver sens à la vie. Un monde où la nourriture n’était que faiblesse humaine et s’affamer était perçu comme un ultime contrôle, une ultime performance.
Les jours commencèrent à être rythmés par le sport à outrance, les études et le calcul minutieux des calories ingérées…

Thérèse ou le témoignage d’une mère d’anorexique

Elle ne savait plus à quel Saint se vouer ; jamais on n’avait connu pareil problème dans la famille ! Pensez donc, une famille italienne où la nourriture est sacrée que dis-je divinisée ! Elle n’avait rien vu venir, elle pensait que sa fille voulait juste perdre 3-4 kilos rien de plus…Elle était si belle avec ses formes qui commençaient à voir le jour ! Et brillante élève avec ça : toujours première de classe, elle avait déjà à son actif quelques prix, quelques récompenses. Et puis, ce fut la chute, aujourd’hui en regardant sa fille, elle avait l’impression qu’elle sortait d’un camp de concentration ! Comment en était-elle arrivée là !? La culpabilité la tenaillait chaque jour davantage, qu’avait-elle fait ou manqué pour que sa fille sombre dans cette souffrance ? Et ce sentiment d’être devant un mur inébranlable contre lequel elle se sentait totalement impuissante…

Marc, jeune frère d’une anorexique

« Punaise, qu’est-ce qu’elle me gave avec ses minauderies ! Non, mais c’est pas possible, je suis sûr qu’elle compte la moindre calorie de ses 20 grammes de salade ! Elle va finir pas nous gâcher tous les repas de famille ! Mais bouffe bon sang, bouffe !  Et fous la paix aux autres ! Quoi ?  Tu ne veux pas des spaghettis ? Trop gras ?  T’inquiète, je vais les manger moi ! Heureusement que je suis là pour faire honneur à la cuisine de maman ! Note que l’avantage c’est que je peux me resservir à l’aise ! J’ai bien l’intention de profiter de la vie moi ! ».

Georges, le père

Décidemment, il ne comprenait plus rien aux femmes ! Il était sur le chemin du retour après une longue journée de travail, il rentrait chez lui…
Depuis quelques mois il appréhendait ce moment, plus particulièrement le moment du repas familial. Sa fille avait fondu et refusait systématiquement de se nourrir correctement, se contentant d’une pomme et de quelques feuilles de salade par jour. Sa femme quant à elle la harcelait sans cesse pour qu’elle mange ; ce qui avait pour seul résultat des conflits et des tensions. Sa  fille était obsédée par la nourriture qu’elle ingérait et son épouse obsédée par la nourriture que n’ingérait pas sa fille ! Il ne parvenait plus à se positionner, il avait bien saisi qu’entrer en lutte ne servait à rien mais il ne savait pas quoi faire d’autre et craignait que tout cela ne finisse par déteindre sur son couple et sur son fils. Ce dernier n’avait que 7 ans et respirait la joie de vivre depuis qu’il était né…Si seulement tout rentrait dans l’ordre …

Comme on peut le voir, être proche d’une personne souffrant d’anorexie ou de son autre versant, la boulimie, est loin d’être facile à vivre aussi. Si la personne en proie à un TCA est prisonnière d’une obsession infernale, ses proches sont en proie avec de vifs sentiments d’impuissance, d’incompréhension, de découragement.

L’être aimé ne vit plus qu’à travers la nourriture et son poids. Vous le voyez se métamorphoser, fondre ou grossir à vue d’œil. Ses variations d’humeur vous désarçonnent, vous ne le reconnaissez plus, vous êtes perdu. Chaque jour apporte son lot de conflits, d’interrogations, de discussions sans fin. Vous ne savez plus quelle attitude adopter, il vous semble avoir déjà tout essayer : des témoignages d’affection, de la rudesse, l’expression de vos angoisses, le chantage, la menace…Rien n’y fait, vous vous retrouvez face à un mur immuable. Vous vous sentez spectateur impuissant d’une souffrance chaque jour plus grande, d’une dégradation sans cesse croissante. Et vous souffrez aussi, la déprime vous gagne également. Vous culpabilisez, vous cherchez en vain une réponse à ce mal-être si étrange à vos yeux. Vous vous sentez pris en otage d’une situation qui vous échappe.

Le trouble prend ainsi toute la place dans la dynamique familiale, chacun membre voit sa vie rythmée d’une façon ou d’une autre par lui. Certains  parents en arrivent parfois à s’oublier complètement dans cette quête de sauver leur enfant.

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J’ai maigri…Et maintenant ? Tous mes problèmes sont résolus ?

A quoi doit se confronter la personne qui perd du poids ?
Entre rêve et réalité, que se passe-t-il ?

On est bien d’accord que si la chute de masse corporelle s’accompagne d’un travail sur soi, elle peut être source de joie, d’un sentiment de libération et de légèreté.
Mais si on fait juste régime, les désillusions peuvent être violentes.

Voyons ensemble quelques-uns de ces écueils ?

 

  • Tout d’abord, pour certains, ce sera la faim : de celle qui tenaille, qui obsède, qui rend irritable, qui rend dingue.

 

  • N’ayant plus de quoi se remplir, la tendance sera d’exprimer davantage sa fibre empathique en s’occupant encore plus des autres. Précisons que cette réaction constitue un danger de renforcer le problème lié à la nourriture. Plus la personne s’oublie, plus elle sera tentée par les compulsions alimentaires ou autres.

 

  • L’individu qui jusque là, avait régulé son système émotionnel autour de la nourriture se retrouve face à tous ses stress émotionnels et toutes ses angoisses sans savoir quoi en faire. Il est nu face à lui-même et tout ce qui le tiraille. S’il ne met pas en place d’autres habitudes saines pour se détendre et développer son estime de soi, le risque est de bien vite remanger, reprendre du poids ou de se tourner vers une autre addiction.

 

  • Certes la silhouette s’est affinée, et si certains arrivent à s’en réjouir pleinement, d’autres sont confrontés à la même frustration qu’avant : un corps toujours imparfait à leurs yeux.Avant la perte de poids, on pouvait s’imaginer avec un corps de rêve une fois plus mince.Après l’amaigrissement, le même souci de perfection vient narguer certaines personnes : la cellulite est toujours là, on n’a pas maigri là où on voulait, on a l’air parfois plus agé(e), sans sport les muscles s’affaissent, des vergetures apparaissent et comme on est toujours aussi exigeant et intolérant envers soi-même, l’enfer continue à battre son plein.Ainsi, pour certains, la douleur revient au galop en constatant que mincir ne veut pas dire avoir un corps de Déesse ou d’Apollon ! Le rêve s’écroule.

 

  • D’autres encore, peuvent avoir l’impression de perdre leur originalité parce qu’ils s’étaient donnés une image de bon vivant avec qui il était bien agréable de sortir et d’aller dans de bons restaurants. Dans ce cas de figure, la vie sociale en prend un coup et ils ont juste la sensation d’être rentrés dans le rang des gens « ordinaires ». Ces personnes ne savent plus qui elles sont, leur perception d’elle-même vacille :Comment se comporter lors des diners maintenant ? Sera-t-on rejeté ? Doit-on éviter les sorties ? Faut-il retomber dans ses anciens mécanismes pour paraître bon vivant ?Rester mince s’accompagne parfois d’une rigidification du caractère et des attitudes avec toutes les répercussions que cela peut engendrer dans la relation aux autres.

 

  • Parlant de l’attitude de l’entourage, de nombreuses surprises peuvent affluer :Il y aura les gens que ça dérange, qui se sentiront jaloux de votre succèsIl y aura ceux qui vous méprisaient avant et qui tout d’un coup sont sympas avec vous : si certains en seront ravis, d’autres ressentiront un sentiment d’injustice, de révolte, de dégoût face à ce changement d’attitude.Il y aura ceux qui vous soumettront à la tentation parce qu’ils ont peur des autres conséquences que la perte de poids peut avoir sur vous (plus de confiance, plus envie d’aller à la rencontre des autres..).

    D’autres encore, eux-mêmes en surpoids, vous verront comme celui qui a trahi, qui est sorti du clan des « plus forts ».

    Et bien sûr, il y aura ceux qui sont méga heureux pour vous, qui vous soutiendront, qui vous encourageront et qui vous aimeront de façon inconditionnelle (mince ou pas)

    Et heureusement d’ailleurs 🙂

 

  • Si maintenant on aborde le sujet de la séduction, les cas de figures sont aussi variables.Certaines personnes peuvent se sentir revivre, réalisent qu’elles ont un nouveau corps : la confiance augmente ainsi qu’une certaine aura.D’autres, malgré la perte de poids, perçoivent leur corps toujours aussi bien portant et ne savoure pas ces types de sentiments.

    D’autres encore se rendent compte qu’elles manquent toujours autant de confiance en elle et que par conséquent, ça ne change pas grand chose !

    Enfin, certaines femmes craindront d’attirer trop le regard désirant des hommes voire même de se faire agresser.

  • Il  y a aussi ceux qui se rendront compte que leur poids leur servait d’excuse pour éviter de sortir de leur zone de confort, pour justifier leur manque de succès ou pour ne pas devoir faire face à d’autres peurs (ex : si je ne trouve pas d’emploi c’est parce que je suis gros(se)).

 

  • Et finalement, quelques individus entreront dans une course folle à la perte de kilos et sombreront dans une obsession et une restriction de tous les instants afin de ne pas reprendre…Plus rien d’autre n’aura d’importance et in fine, la vie tournera toujours autour du poids  et de l’acte de manger!

Que faire alors ?

Rester en surpoids ?

Votre envie de vous sentir plus confortable et bien de votre corps est légitime, votre objectif ne doit pas être abandonné pour autant.

Simplement ne faites pas l’économie d’un travail sur vous-même, mince ou pas, l’apprentissage est le même : celui de s’aimer avec ses perpétuelles imperfections, celui d’être bienveillant envers soi-même, celui de s’affirmer et de poser ses limites.

Ne rentrez pas non plus dans des restrictions trop sévères, vous savez combien vous risquez l’effet yo yo en faisant cela. Sur le plan de la santé, ces pertes et ces reprises auront des conséquences beaucoup plus néfastes que d’être simplement en surpoids de façon constante.

Travaillez aussi sur vos peurs sous-jacentes à l’idée de maigrir, sur vos croyances, comme par exemple :

  • « Si je suis plus séduisante, je risque d’attirer les regards et de me faire agressée »
  • « Est-ce que mon entourage m’aimera encore si je maigris et que je suis plus mince que mes proches ? »
  • « Est-ce que les autres me verront encore ou serai-je invisible à leur yeux ? »
  • « Est-ce que je ne deviendrai pas une personne égocentrique, est-ce que je n’entrerai pas dans une boulimie de séduction ? »

L’essentiel est que votre évolution vous porte vers plus de bien-être et de sérénité. Un poids idéal où la vie serait parfaite n’existe pas ; une façon de s’alimenter sans faille n’existe pas non plus. Apprenez à vous aimer, à trouver le poids qui vous convient le mieux indépendamment des normes véhiculées. Réconciliez-vous avec la belle personne que vous êtes et le reste suivra…C’est dans la mesure où la minceur cesse d’être une obsession qu’elle devient accessible.

Je vous envoie mes plus belles pensées pour que vous preniez bien soin de vous !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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