Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 3

Vous avez réalisé le travail des deux premières fiches en 2018 ?

Prêt(e) à continuer la réconciliation en 2019 ?

Apprendre à s’estimer peut demander du temps et un peu de votre énergie, ayez la patience d’y aller étape par étape ….

Voici donc la troisième phase …

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Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 2

Alors, comment s’est déroulée la première phase ? Vous avez fait ce petit travail sur vous-même ?
Souvenez-vous, sans action, il ne se passe rien !

Si vous n’avez rien fait pour mieux vous aimer, rien n’aura changé…Qu’est-ce qui a bloqué ?

Si vous avez entamé la première partie du chemin, voici la deuxième 🙂

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Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ? Fiche 1

Comme promis, voici la première fiche d’exercices pratiques pour créer une relation plus amicale avec votre corps !

« On n’est jamais aussi bien battu que par soi-même » Devise SHadok

 Préalable de départ :

Plus nous refusons notre corps tel qu’il est, plus il résistera et nous en fera voir !

C’est donc un combat aussi inutile qu’épuisant que vous perdrez à coup sûr.

 

Si vous confondez maîtrise de votre physique avec maîtrise de votre vie, vous êtes doublement perdant : vous mettez tout votre focus sur le combat avec votre corps et pendant ce temps-là, vous oubliez tout simplement de vivre !

Nous voilà même avec 3 souffrances pour le prix d’une : un physique différent de ce que l’on veut, une frustration obsessionnelle et notre énergie bouffée par le tout !

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Troubles du comportement alimentaire : de qui s’entourer pour guérir au mieux ?

Chez les jeunes entre 18 et 25 ans, les TCA font partie de tiercé de tête des causes de mortalité. C’est dire l’importance du sujet et d’une bonne prise en charge pour éviter ce type de drame. Même si une guérison totale ne concernera qu’environ 60% de personnes souffrant d’anorexie et/ou de boulimie, les 40% restant peuvent accéder à de nettes améliorations et à une vie plus confortable s’ils acceptent d’être bien encadrés par une équipe pluridisciplinaire. Oui, le travail est souvent long et parfois teinté de rechutes, c’est vrai. Mais la belle personne que vous êtes, même si vous en doutez, mérite bien cette prise de temps pour se sentir mieux.

À qui demander de l’aide et dans quel ordre ?

Bon, l’essentiel est déjà de demander de l’aide ! Et plutôt vous oserez le faire, plus vite vous pourrez vous en sortir.

En première ligne, le médecin généraliste, pour autant que vous vous sentiez à l’aise avec lui/elle, est une des premières personnes que vous pouvez contacter. Il pourra déjà cerner le diagnostic, vous informer, vérifier certains paramètres de votre santé.
Il pourra également traiter certaines conséquences physiques engendrées par les TCA.
Selon l’intensité de ces conséquences, d’autres spécialistes peuvent entrer en ligne de compte (gynécologue, endocrinologue, cardiologue…)

En cas de nécessité d’un traitement antidépresseur, soit il le prescrira lui-même soit il va vous référer à un psychiatre pour un traitement plus ciblé. Je précise que cela n’a rien à voir avec la folie ;-). J’ajoute également qu’un traitement médicamenteux seul ne mènera pas à la guérison mais il aidera à se sentir mieux.

Le psychologue/psychothérapeute : indispensable à mes yeux pour cheminer sur la route du bien-être en étant soutenu(e), guidé(e).
Le travail prendra alors plusieurs voies mais avec un piller principal : L’estime de soi !
Je rappelle à cet effet les 3 composantes de l’estime de soi :

  • La confiance en soi
  • L’image de soi
  • L’amour de soi

Ce sont donc ces 3 composantes qui seront apprises avec douceur et bienveillance.

D’autres aspects seront pris en charge : un travail sur le lâcher prise, sur le bien-être dans les relations aux autres, sur l’alimentation proprement dite. Les croyances sur la personne elle-même, sur ses capacités et sur l’alimentation seront recadrées.

Une réflexion de fond peut aussi se faire autour de la dépendance affective.

Cela peut sembler beaucoup de choses à reconstruire, mais le thérapeute est là pour vous donner un maximum d’outils.

Plusieurs types de thérapie peuvent aider :

  • La gestalt thérapie qui travaille davantage avec les émotions.
  • La thérapie congnitive comportementale : qui va s’axer davantage sur vos croyances, vos pensées et vos comportements.
  • La thérapie systémique qui va être davantage axée sur les interactions en jeu.
  • L’hypnose Éricksonienne qui peut travailler sur vos croyances, le lâcher-prise, la confiance en vous, l’état de détente.
  • La psychologie positive

Et bien d’autres…C’est un peu à chacun de tester et de voir ce qui lui parle le plus.
Inutile de préciser que la qualité du lien créé avec le/la thérapeute va considérablement jouer quel que soit le courant psychologique adopté.

Dans l’idéal, une thérapie familiale devrait se faire en parallèle : il ne s’agit pas de pointer du doigt des fautes mais bien d’aider chaque membre et de recréer une dynamique familiale plus positive, plus constructive. En effet, en cas de TCA, c’est toute la famille qui est touchée par la souffrance. Chacun à sa façon et à des degrés divers.
Ce type de thérapie aura aussi comme objectif de permettre à chacun de trouver la place la plus juste.

Une approche corporelle a aussi ici toute sa place que ce soit par la relaxation ou des massages (kinésithérapeutes, psychomotriciens…).

Enfin, le recours à un(e) diététicien(ne) ou un(e) nutritionniste me paraît aussi essentiel.
Oui c’est vrai, en soi, les personnes souffrant de TCA sont souvent incollables en matière de calories présentes dans chaque type d’aliment ! Mais c’est toute l’éducation nutritionnelle qui est à revoir. Notre corps n’est pas une simple équation mathématique (voir article sur le sujet)
Le métabolisme a été fortement affecté au travers des restrictions ou des excès, c’est toute une ré-harmonisation qui doit s’opérer.
Pas-à-pas, en douceur, pour que le corps puisse se remettre à vivre, à fonctionner avec efficacité.

Pour ce qui est de l’hospitalisation, elle fera l’objet d’un prochain article car il en existe plusieurs formes et le sujet est parfois épineux 😉

Conclusion

Bien sûr le changement fait peur, et aller vers la guérison peut paraître effrayant à certaines personnes. La maladie génère de la souffrance mais elle est connue, on s’y est parfois identifié(e). Par conséquent, on peut dans certains cas avoir le réflexe de s’y accrocher.
Mais rester dans sa souffrance c’est finir par mourir d’une façon ou d’une autre.
Osez demander de l’aide, le parcours sera plus doux et plus léger. Et plus l’accompagnement sera multidisciplinaire, plus vite vous avancerez.

Je vous envoie un flux de force pour aller vers le meilleur de vous-même…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quelle surveillance médicale pour la personne souffrant d’anorexie ?

Quels sont les paramètres médicaux à surveiller régulièrement ?
Sur quels critères doit-on s’appuyer pour une hospitalisation sur le plan physique ?
Sur quels critères se baser pour envisager une hospitalisation psy ?

Surveiller sa santé : une question vitale non négociable.

La personne qui souffre d’anorexie vit avec un état de santé fortement fragile, parfois au seuil de la mort. Son système immunitaire fonctionne à minima la rendant une proie facile pour les virus et autres bactéries.

On veillera donc à ce que certains paramètres soient régulièrement vérifiés :

  • Ionogramme sanguin.
  • Rythme cardiaque voire même électrocardiogramme.
  • Tension artérielle.
  • Paramètres hormonaux.
  • Examen ophtalmologique.
  • Ostéodensitométrie : pour rappel, la dénutrition fragilise considérablement le système osseux et entraîne un risque accru de fractures.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour raison vitale :

  • La rapidité et/ou l’intensité de la perte de poids.
  • Évanouissements.
  • Épuisement physique majeur dont la patiente se plaint elle-même.
  • Une tension artérielle frisant les 8 voire moins, un rythme cardiaque beaucoup trop lent montrant la souffrance du corps à fonctionner.
  • Un état de confusion, où la personne a du mal à rassembler ses idées, voir même à parler avec un débit normal. Lire ou avoir des activités intellectuelles devient compliqué alors que c’était ses domaines de prédilection auparavant.
  • Une occlusion intestinale.
  • Des globules rouges, des globules blancs et un potassium en chute libre : pour mémoire, un manque de potassium rend le risque cardiaque imminent.
  • Élévation du taux d’urée.
  • Une activité physique compulsive en dépit de tous ces critères, aggravant ainsi la situation.

Tous ces éléments sont hyper importants et doivent être gardés à l’œil. Ce qui n’est pas toujours évident car la personne en souffrance a parfois du mal à consulter et a une forte tendance à sous-estimer son état. Pas évident pour les proches non plus, l’anorexie est souvent une maladie longue qui s’étend dans le temps et par protection, l’entourage « s’habitue » parfois à cet état. Non pas qu’ils s’en foutent loin de là, ils sont toujours très inquiets mais des mécanismes de survie font qu’on ne peut pas rester collé à cette idée de danger imminent.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour cause de détresse psychologique :

  • Idées suicidaires récurrentes, voire tentatives de suicide avérées.
  • Automutilations à répétition.
  • Dépression majeure, bouffées d’angoisse.
  • Échecs multiples de prise en charge en ambulatoire avec in fine une aggravation des symptômes et une chronicisation établie.
  • Ambiance familiale tendue avec des conflits importants.
  • La présence d’autres addictions : drogues, alcool…

Conclusion

Si l’hospitalisation n’est pas la panacée universelle, vient un moment où elle devient vitale et indiscutable. C’est le cas lorsque la mort s’annonce doucement au travers d’un organisme prêt à lâcher ou des idées suicidaires de plus en plus présentes.

Il importera alors de trouver une prise en charge qui va considérer la personne dans sa globalité et l’aider à vivre avec plus de confiance en elle. Un traitement qui ne viserait que le gavage et la reprise de poids est le plus souvent voué à l’échec…

Je vous envoie un flux d’énergie pour que la flamme de vie se ravive en vous…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quelques pistes pour comprendre les besoins qui se cachent derrière notre envie de manger !

Le besoin de manger sans fin est un symptôme complexe qui vient illustrer que d’autres besoins ne sont pas satisfaits en vous. Alors plutôt que de se juger encore et encore, acceptons l’idée de mieux se connaître, de mieux cerner ses besoins afin de pouvoir y répondre autrement.

Explorons ensemble quelques-uns de ces besoins en attente d’être écoutés.

Un besoin de…:

  • d’affection, de tendresse, d’amour : et ce que l’on soit seul(e) ou en couple. On peut parfois être entouré(e) et sentir une solitude immense en soi, avoir l’impression d’être incompris(e). C’est alors dans la nourriture que l’on trouvera cette chaleur, ce réconfort.
  • de compenser d’autres frustrations liées notamment aux soucis financiers : « J’ai du mal à m’offrir quoi que ce soit, du mal à tout payer, alors je me réfugie dans la nourriture en guise de plaisir ».
  • de reconnaissance : besoin d’exister, d’être accepté(e) comme on est, d’être aimé avec nos qualités et nos défauts, d’être reconnu dans nos compétences
  • d’un espace à soi, de temps pour soi alors que l’on courre d’une activité à l’autre pour le travail, pour les enfants…Manger devient alors son seul moment de plaisir personnel.
  • d’intimité sexuelle, d’une vie sexuelle de qualité alors que l’on est célibataire ou que cette sphère est désertique au sein du couple.

Si vous vous retrouvez dans l’un de ces besoins insatisfaits, prenez le temps de les sonder, de les identifier car à force de trouver refuge dans la nourriture, on ne sait même plus ce qui se cache derrière. Une fois le repérage réalisé, mettez votre esprit en mode solution :

« Comment puis-je combler ce besoin autrement ? ». Et peu importe que les réponses viennent tout de suite ou pas tout de suite, ça n’a pas d’importance. Vous brancher à « comment en sortir ? » finira par vous ouvrir des pistes même si cela prend un peu de temps.

– de prendre votre place, de tenir compte de vous

Si vous avez davantage le sentiment que vous mangez parce que vous êtes trop empathique, que vous donnez trop de vous-même aux autres au détriment de vos propres envies, les pistes à creuser sont différentes.
Là il s’agira plutôt d’apprendre à dire non et à mettre vos limites. Pour cela, commencez aussi par une opération de repérage : Quelles sont les situations où vous avez dit oui alors que vous aviez envie de dire non ? Quelles sont les personnes pour lesquelles vous avez tendance à vous sacrifier ? Quels sont les contextes où vous êtes particulièrement vulnérable ?

Une fois ce travail de détective effectué, donnez-vous du temps avant de répondre aux gens ; évitez les réponses à chaud et optez plutôt pour : « j’y réfléchis et je te reviens demain avec ma réponse ». Cela vous laissera un espace pour donner une réponse en toute conscience et qui tienne compte de votre véritable envie.
Souvenez-vous que pour pouvoir donner, il importe aussi de se recharger en énergie !
Il y a les autres ET vous, pas les autres OU vous.
Vous avez tout à fait le droit d’être imparfait(e), de ne pas être toujours en forme et disponible.

– d’être parfait(e) en toutes circonstances

Ici, c’est la dureté envers vous-même qui vous tue et vous pousse à manger. L’exigence est telle que la pression interne est constante. Si par malheur vous fautez (du moins à vos yeux), vous devenez expert dans l’art de vous culpabiliser, de vous fustiger ! Histoire de rajouter de la pression en plus !
Pour rappel : trop de contrôle et vous encourrez un énorme risque d’avoir un symptôme qui échappe à votre volonté !
Si vous êtes dans ce cas de figure, appuyez aussi sur pause quelques instants : repérez les moments de compulsions, voyez s’il y a un lien avec une situation où vous avez été trop exigent(e) envers vous-même, une situation où vous vous êtes méprisé(e) ?
Si oui, fort à parier que l’excès de nourriture est là pour vous punir vous-même d’une faute…réelle ou imaginaire (plus souvent imaginaire qu’autre chose d’ailleurs 🙂 )
Identifiez les phrases assassines de votre esprit critique et apprenez à les nuancer : ce n’est pas parce que vous n’avez pas pu accomplir une tâche aujourd’hui que vous êtes le dernier des nuls pour l’éternité !!

– de vous rebeller

La diététicienne a concocté pour vous un régime super strict ? Le médecin vous sermonne parce que vous avez pris du poids et que vous ne faites pas de sport ? Votre conjoint(e) vous harcèle parce que vous mangez trop ? Vous vous bottez les fesses vous-même pour maigrir de façon draconienne ?
Et vlan, une partie de vous se révolte et, comme un pied de nez à l’autorité, vous mangez le double !

Si cet état de fait vous parle, commencez aussi par un petit bilan :
« Est-ce qu’il m’est déjà arriver de dévaliser une pâtisserie par colère envers ma propre tyrannie ou celle d’un autre ? »
Profitez-en pour repérer les mots « gâchette » tels que : « je dois, je devrais, j’aurais dû, il faut que, tu dois, tu devrais, tu aurais dû… ». Toutes ces expressions ont l’art de titiller le rebelle en nous et de provoquer un état inverse. Optez pour un langage plus doux, plus bienveillant, vous verrez, c’est beaucoup plus efficace !

Conclusion

Faire le bilan de nos besoins insatisfaits constitue une étape parfois douloureuse. La tentation de continuer à les fuir est grande et c’est humain. Néanmoins, le seul moyen d’en sortir est de faire face à nos zones en souffrance ; c’est le seul chemin possible vers la guérison. Une fois que la carte de vos besoins est claire, mettez-vous en quête de les satisfaire d’une façon saine et équilibrée pour vous, à votre rythme, à la vitesse qui vous convient. Et parfois, se faire aider accélère le parcours 😉

Je vous souhaite des moments d’écoute attentive envers vous-même tout au long de la semaine.

Je vous embrasse

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Maigrir : il y a qu’à manger moins, il y a qu’à faire du sport…Yaka ? Vraiment ???

Mais non yakapa !
A part culpabiliser la personne en surpoids et mettre une pression supplémentaire, ce discours oublie pas mal de réalités !

Pour commencer, comment prendre facilement soin de son corps alors que l’on ne s’aime pas. En général, on consacre peu de temps aux gens qu’on n’apprécie pas. L’amour pour nos proches est souvent un moteur puissant ; sans amour, difficile de s’investir pour eux, pas vrai ?

Un des premiers problèmes est bien là : la personne en surcharge pondérale a souvent du mal avec son image qui lui semble tellement loin de ce qu’elle voudrait ; elle a du mal avec ce corps qui l’encombre.
Elle pense qu’elle s’aimera…quand elle aura maigri ! Alors seulement elle pourra le bichonner, bien l’habiller, le mettre en valeur.
Et c’est à coup sûr un faux démarrage ! Des résultats durables ne peuvent survenir que si je commence à accepter, puis accueillir, puis aimer mon corps. C’est parce que j’aurai appris à l’aimer que je serai motivée à le rendre plus attrayant et que j’y mettrai le meilleur de moi-même.

Entamer un régime en se détestant est voué à l’échec, tôt au tard, on laissera tomber.
Si nous apprenons d’abord à nous considérer avec respect et bienveillance, alors prendre soin de nous deviendra une évidence.

Idem pour le sport avec une donnée supplémentaire :

Facile à dire à une personne de corpulence plus forte qu’elle doit aller à la salle de sport !
Sauf que si elle ne s’aime pas, elle aura trop honte de ce corps que pour le montrer aux yeux de tous. Combien de personnes en surpoids disent ne pas oser mettre un maillot et aller à la piscine (ou à la plage) ?
Outre un corps qu’on déteste, il va falloir montrer que notre endurance et nos performances ne sont pas au top. Exit les sports d’équipe où on aura peur d’être à la traîne et de ralentir les autres, exit les sports où il faut exhiber son corps, exit les sports où on est trop visible.
Si l’activité physique peut aider à réintégrer son corps, c’est d’abord la peur du regard des autres qu’il faudra atténuer, apaiser. Comment peut-on demander à une personne qui ne se supporte pas de faire du sport en salle ou un massage du corps ? Alors que jusqu’à présent son principe était justement d’éviter ce corps.

Alors que faire ?

Y aller en douceur !
Commencer par de petites choses :

  • Faire sa toilette avec bienveillance 🙂

  • Prendre le temps de se maquiller si on est une femme
  • Faire un gommage dans son bain
  • Mettre du lait corporel

  • Ne pas attendre de maigrir pour mettre des vêtements que l’on aime et dans lesquels on se sent bien
  • Trouver le style qui met notre silhouette plus en valeur
  • Apprendre à repérer les choses que l’on aime dans son enveloppe corporelle
  • Se regarder un peu plus souvent et se parler avec douceur : d’abord habillée puis nue
  • Faire des exercices de sophrologie ou de relaxation : prendre conscience de la réalité du corps au travers une série de contractions musculaires suivies de relâchements.
  • Marcher régulièrement ou prendre un peu plus souvent les escaliers sont déjà de belles avancées. S’imposer un sport intensif alors que le corps souffre est insensé et risqué.

Car le comble de l’histoire, c’est que si on utilise l’exercice pour vraiment maigrir, il faut déjà y aller ! Visez le sport pour être en meilleure forme, en meilleure condition, pour accélérer votre métabolisme, mais si c’est pour fondre, vous n’aurez pas assez de 10 heures semaines à une cadence infernale.

Comment peut-on penser que la personne va trouver l’activité physique attrayante si elle ne fait que la confronter à un sentiment de lourdeur et de maladresse ?
Ce qui nous motive le plus dans la vie : c’est d’éviter la douleur, le déplaisir ou de pouvoir imaginer le plaisir que l’on va retirer d’un changement.
Si déjà c’est une épreuve de faire du sport et qu’in fine, on perd peu : faut pas avoir fait math sup pour comprendre le découragement des gens et leur abandon !

Commencez par quelque chose de doux, de progressif, l’augmentation des dépenses se fera tranquillement.
Trouvez votre propre formule et gardez le cap. Testez pas à pas ce qui vous convient le mieux.
Si on vous dit de faire 100 pompes alors que vous n’en avez jamais fait, beaucoup de chances que vous abandonniez avant même de commencer ! Par contre si on vous propose d’en faire 3 pendant une semaine, puis 5….L’impression est tout de suite plus confortable.

Ces petits gestes quotidiens d’un quart d’heure, faits avec assiduité, vont doucement entamer le processus de réconciliation et entraîner une diminution des prises alimentaires. Tous ces petits auto-traitements une fois intégrés permettront d’aller plus loin et de se confronter davantage à des activités extérieures.

Conclusion

Pour que votre corps puisse évoluer vers le meilleur, il faut d’abord partir de ce qu’il est, là maintenant. Pour qu’un enfant grandisse et évolue au mieux, c’est l’amour de ses parents qui sera le plus efficace. Il ne pourra jamais se développer harmonieusement si ses parents le haïssent, le maltraitent. Alors, pourquoi ne pas avoir cette même attitude, ce même respect envers nous-mêmes ?

Une question ? Un commentaire ? N’hésitez pas 🙂

Je vous envoie le plein de douceur de vivre !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Le pourquoi du succès colossal des techniques d’amincissement !

S’il y a bien un domaine où la créativité est florissante, c’est celui des régimes amaigrissants !

Les méthodes présentées semblent toutes plus affriolantes et miraculeuses les unes que les autres,  surtout en cette période estivale.

Si une technique s’essouffle, pas grave, une nouvelle encore plus originale fait son apparition !

Elles nous promettent toutes de résoudre notre problème avec facilité, elles se présentent toutes comme une vérité absolue.

Et si cela ne suffit pas, les pharmacies et para pharmacies regorgent de potions magiques qui vont absorber nos graisses vite fait, bien fait.

Sans compter la chirurgie, les injections, les liposuccions ou autres traitements plus invasifs, plus sauvages.

Mais d’où vient leur irrésistible succès ?

Pas de leur valeur scientifique en tous cas… Il y a autant de recherches disant une chose que d’autres prouvant le contraire.

Alors, que cherche-t-on à travers de ces méthodes ?
Pourquoi leur popularité inlassable ?

Explorons quelques pistes de réponses :

  • Le problème alimentaire nous dépassant, se raccrocher à un produit ou une méthode nous paraît sécurisant. On a enfin l’impression que cette fois on tient le bon bout. Ce coup-ci, ça va marcher ! L’espoir emplit tout l’être, on se sent pousser des ailes. On va enfin dompter ce corps rebelle qui pourtant essaie de nous exprimer quelque chose.
    Une puissance supérieure va nous prêter assistance !
  • Les publicités liées à ces différentes stratégies nous le prouvent photos à l’appui : et hop une silhouette de rêve nous est montrée, nous est promise ! On va à coup sûr lui ressembler 🙂 !

  • On retrouve un sentiment de puissance : en effet, plus ces méthodes demandent d’efforts et sont excentriques, plus elles ont du succès. On aura bien sûr la force de suivre les consignes et comme on va certainement maigrir très vite, ce ne sera que temporaire. Illusion, quand tu nous tiens…
  • Le charisme de l’auteur de la méthode va lui aussi jouer. Il sera alors tel un Dieu qui va nous sauver de nos démons intérieurs, de nos kilos en trop.
  • Des croyances erronées : si vous êtes diététicien et que vous proposez une méthode simple, en douceur, dans respect du rythme du patient, vous êtes malheureusement perdant 🙂 . Plus la méthode est stricte, douloureuse, onéreuse, plus on y croit ! Plus les règles seront hors normes, plus on sera convaincu de leur magie.

  • Ces « solutions » viennent pallier au manque de confiance qu’a le sujet en ses propres capacités. L’individu ne se sent pas capable, se dit qu’il n’y arrivera jamais, seul « un autre » peut le sauver.
  • Maintenir l’espoir ! Car lorsque la désillusion survient, on aura tôt fait de se tourner vers une autre méthode…D’espoirs en désespoirs, on finira par trouver le Graal.
  • Les promesses faites par toutes ces stratégies nous laissent aussi supposer qu’on pourra échapper à soi, échapper à un travail intérieur. Non, on ne devra pas creuser ce qui ne va pas en nous, ça va se résoudre tout seul, c’est juste une question de nutrition !
    Si seulement c’était vrai…

Et pourtant…

Bon nombre de ces astuces ne font qu’amplifier le clivage restriction – reprise, bon-mauvais, le fameux effet yo-yo qui va chambouler notre métabolisme.

Autant l’enthousiasme de départ est grand, autant les échecs sont cuisants.

On n’échappe pas à soi-même et notre corps n’est pas une simple équation de calories.
Ce n’est pas par la brutalité que le corps va s’harmoniser avec notre esprit.
Ce n’est qu’avec douceur, patience, écoute que la réconciliation corps-esprit peut se faire…

Et si les miracles existent, c’est surtout au travers de  la foi en ses capacités, la foi dans le fait qu’on a plus de ressources que ce que l’on croit.

Vous êtes votre meilleur atout, vous êtes plus fort que vous ne le pensez !

Je vous embrasse

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Ce que notre relation à la nourriture nous dit de notre relation à la vie…

Si on prend le temps d’observer le lien qu’une personne entretient avec la nourriture, on pourrait en déduire bien des choses sur comment elle est dans la vie…

Nous l’avons déjà tous compris la façon dont on se nourrit…ne vise pas qu’à nous nourrir !
Si nous pouvons manger simplement par faim, les aliments sont également utilisés à bien d’autres fins…(compenser, étouffer des émotions, se déconnecter du réel…)
La manière dont nous mangeons illustre ainsi tout autant notre bien-être que notre mal-être dans la vie.

Il est d’ailleurs assez étonnant de constater que lorsqu’une personne change quelque chose dans sa relation à la nourriture, sa manière d’être change aussi dans la vie.

L’image du bon vivant qui s’évapore parfois avec les kilos perdus dans un régime strict en est une certaine illustration.
Des personnes ayant opté pour une gastroplastie et ayant perdu de nombreux kilos, voient également leur personnalité s’exprimer autrement : soit elles revivent, s’ouvrent à de nouvelles choses, se découvrent plus d’audace…ou au contraire sont désarçonnées, ne savent plus comment se comporter avec la vie, avec les autres

Inversement, un individu qui prend conscience de plein de choses dans sa vie et réévalue ses objectifs, verra son comportement alimentaire s’apaiser tout naturellement comme par magie.

Si le travail se fait sur les deux axes, l’équilibre se fera d’autant plus vite 🙂

Notre enveloppe corporelle et notre façon de vivre la vie ne sont pas indissociables..
Nous ne sommes pas des corps mécaniques vides.
Lorsque l’on regarde tous les magazines d’été qui parlent de régimes, on y voit que des aliments, des calculs, des calories, des pilules, des associations miraculeuses…mais nous ne sommes pas de simples opérations mathématiques (voir article lien à faire) et notre corps n’est pas une entité désertée.

Les aliments qui nous attirent, la façon dont nous les cuisinons, la rapidité ou pas avec laquelle nous mangeons, notre manière d’assimiler et de digérer…sont autant d’éléments qui nous parlent de nous, de nos croyances, de notre façon de considérer la vie.

Voyons-en quelques exemples :

La personne qui momentanément ne mange plus beaucoup : elle n’a plus « goût » à rien, elle se sent déprimée, elle a du mal à bouger, à envisager l’avenir, elle se sent bloquée, sans énergie

Si la personne est carrément anorexique :
Qu’est-ce qu’elle n’arrive plus à avaler dans la vie ?
Refuse-t-elle sa féminité ?
Ne veut-elle pas ressembler à se mère ?
Fuit-elle le regard désirant des hommes ? Voire de son père ?
Que peut-elle bien revendiquer et vouloir obtenir au travers de cette « grève de la faim » ?
A-t-elle du mal avec le réel, a-t-elle besoin de plus de légèreté et de s’envoler vers d’autres réalités ?

La personne qui a des problèmes aux niveau des intestins : le ventre est le lieu de transformation de la nourriture mais au delà de cela, il est aussi le centre de nos émotions, le centre de notre corps et chez la femme il peut porter la vie…Bref il est par excellence une merveilleuse caisse de résonnance qui nous renvoie plein d’images sur nous-mêmes.
Qu’est-ce que la personne ne digère pas ou n’assimile pas dans sa vie ?

La personne souffrant de boulimie ou d’hyperphagie : là aussi son comportement illustre la manière dont elle répond au stress de la vie. Sa dépendance est énorme, elle ne s’habite pas vraiment et le regard de l’autre est prédominant. Sa demande affective est fondamentalement grande alors qu’elle a souvent beaucoup de mal à recevoir. Sa souffrance interne est gigantesque même si elle tente de la cacher derrière un joyeux masque, sa personnalité est touchante. Elle est rarement en vie, dans sa vie…

Sans même souffrir de troubles alimentaires, notre langage utilisé peut aussi en dire long sur notre vie et l’importance que la nourriture y prend 🙂 :

Avoir un pépin, manger son pain noir, mettre de l’eau dans son vin, être une bonne poire, boire du petit lait, se bouffer le nez, être une crème, avoir du pain sur la planche, faire la fine bouche, poireauter, être beurré, ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé, mettre de l’huile sur le feu, être une bonne fourchette, avoir les jambes en compote, mordre la vie à pleine dents, marcher sur des œufs, avoir un œuf à peler, couper la poire en deux…Et je peux vous dire qu’en cherchant, on en trouverait quantité d’autres de ces expressions !

Prenez un peu de temps pour vous observer….

Regardez ce que vous « mettez » dans votre manière de vous nourrir.

Qu’est-ce que vous avalez et qu’est-ce que cela illustre de votre façon de vivre la vie ?
Pour changer, il importe de d’abord prendre conscience de ce qui est ; d’une façon ou d’une autre, la nourriture prend beaucoup de place dans notre vie, et ce, qu’on la rejette ou qu’on l’adore. Elle préoccupe souvent, interroge, fait parler d’elle, rassemble ou divise.
Il semblerait que nous passions près de 900 heures à table par an…soit l’équivalent de d’un mois complet !!

Vous observer, ne veut pas dire vous juger : le but ultime est de retrouver le plaisir d’être vous-même, le plaisir d’être bien dans votre corps et le plaisir de le nourrir 😉
Il est temps tout simplement d’entrer dans « votre » vie, celle qui vous parle, qui correspond à vos valeurs, à votre valeur.
Ecoutez-vous enfin…avec beaucoup de cœur et de douceur…Laissez-vous trouver ce qui est bon pour vous dans tous les sens du terme !
Plutôt que de mordre sur votre chique, mordez la vie à pleines dents et mettez du piment dans votre existence 🙂

Allez ! J’arrête de vous cuisiner et vous laisse mijoter sur l’article. Et si vous pédalez dans la semoule, n’hésitez pas à poser vos questions 🙂

Je vous souhaite une délicieuse semaine !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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