Manger, une découverte multi–sensorielle

Utilisons nos 5 sens pour apprendre à découvrir et apprécier tout ce que nous glissons en bouche.

Chacun d’entre eux nous permet d’éprouver ou de ressentir différentes sensations, agréables ou non.

Petit rappel sur nos 5 sens : nous avons l’odorat (nez), la vue (yeux), le toucher (peau), le goût (bouche et langue) et l’ouïe (oreilles).

L’odorat

Rappelez-vous votre dernier repas. Quel est le premier sens qui vous a donné l’eau à la bouche ?

« Aaah, la bonne odeur du poulet qui rôtissait gentiment »;
« Mmmh, ce doux parfum de cake aux pommes qui dorait » ;
« Ooooh, ce joli fumet de potage aux poireaux » ;
« Oups, ça sent le fromage par ici, … »

Tout commence par l’odorat.

Ensuite, la vue.

« Waouououw, c’est magnifique ! » « Que ça à l’air bon ! »

Nous mangeons également avec nos yeux. Une petite table avec une belle nappe et de belles serviettes assorties, une magnifique bougie, un beau service, de jolis couverts, …
Tout cela donne envie de s’attabler. Que l’on soit seul(e) ou en famille, dressons une agréable table.

Le contenu de votre assiette vous mettra lui aussi en appétit. D’où l’importance de jouer avec les couleurs. Nous dirons « non au fade ». Vivent les couleurs. Varions-les.
Imaginez-vous, une assiette blanche garnie d’un blanc de volaille avec du riz basmati et du chou-fleur, à côté d’elle, une assiette blanche garnie d’un blanc de volaille saupoudré de curry avec du riz complet ou rouge et des brocoli et carottes. Laquelle des 2 vous tente le plus ?

Puis, vient le toucher.

Des fruits de saison dans un panier. Du bon pain sur une soucoupe.
Le toucher c’est la texture et la température, pas uniquement sous les doigts, également en bouche.
« Oooh, c’est tout lisse ou moelleux ou rugueux, … »
« Oh, c’est chaud ! »
« Waouw, c’est glacé ! »

Avez-vous déjà mangé avec les doigts ? Alors, c’était comment ?

Ce qui nous intéresse plus particulièrement ici, c’est le goût.

« Mmmmh, … c’est bon ! »

Nos papilles gustatives nous renseignent sur 4 saveurs primaires : le sucré, le salé, l’acide et l’amer. Les papilles sont réparties sur la langue, le palais, les amygdales et le pharynx. Un nouveau-né possède plus de papilles gustatives qu’un adulte et pourtant nous en avons, nous adultes, quelques 10.000 ! Elles sont perpétuellement renouvelées et ce environ tous les 10 jours.
Pour info, les papilles qui se situent sur le bout de la langue nous donnent le goût sucré, celles situées sur les côtés de la langue, le goût salé et acide et celles du fond de la langue l’amertume.

L’arôme me plaît-il ou me déplait-il ?

Le goût et l’odorat vont de paire. Donc, quand on est enrhumé on apprécie et on goûte moins les aliments.

Pour terminer, l’ouïe.

Entendre la croûte du pain qui croque sous la dent. Mordre à pleines dents dans une magnifique pomme ou un morceau de chocolat fondant.

Pour pouvoir profiter des aliments, nous devons impérativement prendre le temps. Le temps d‘observer, de regarder, d’analyser, de déguster, de décortiquer, d’apprécier et … de savourer !

Arrêter l’image. Eteindre le son. Qu’est ce que je ressens quand mes lèvres touchent l’aliment ? Mes dents ? Ma langue ? Que me renseignent-ils ?

D’ou l’importance de manger dans le calme et la sérénité. Attablé(e) de préférence. On évitera de manger en marchant dans la rue, en roulant en voiture, assis dans le bus ou le tram, et pas devant la télévision ou devant son ordinateur, … Il y a un temps pour tout.

Pensez à tout ce que vous ressentez en buvant ou en mangeant ! Soyez conscients. Mangez en pleine conscience ! Terme fort à la mode, mais qui prend tout son « sens » !

Un morceau de chocolat fondant, un ballon de vin, un morceau de fromage, une miche de pain, des épices, …

Tentez l’expérience de manger les yeux bandés … Vous remarquerez que les 3 premiers sens utilisés sont le toucher, l’odorat et le goût.

Faites-nous part de vos expériences.

Virginie Frogneux
Diététicienne – Nutrithérapeute
+ 32 475 821 803
Centre DDG à Ixelles et Centre Thérapsy à Saint-Gilles

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Stop au terrorisme alimentaire ! Mangeons en paix !

Bon d’accord, cet article va probablement déranger certaines personnes…

Petit bilan de notre société moderne

Le sucre est diabolisé.
La viande et les charcuteries seraient cancérigènes.
Le fromage se révèlerait addictif.
La pomme de terre serait l’ennemie du diabète de type 2.
Les produits laitiers tombent de leur piédestal et sont maintenant devenus  des ennemis publics. Le lactose serait responsable de tous nos maux.
Le beurre mis aux bancs des accusés pendant longtemps revient au devant de la scène et protègerait même du cancer, on doit donc en remanger !
Le poisson c’est bon pour la santé sauf que les mers sont polluées.
Sans parler de la vague sans gluten…

D’ailleurs, je me permets une petite parenthèse sur ce dernier point qui constitue à mes yeux presque une insulte par rapport aux gens qui sont réellement coeliaques. Le marché sans gluten prend un essor extraordinaire et je dis bravo pour les personnes authentiquement intolérantes. Mais de là à adopter ce régime pour faire « bien » alors qu’en fait on troque des aliments naturels pour des produits megatransformés et bourrés d’additifs (l’idée étant de leur donner le goût de l’aliment naturel !), il y a un pas.

A côté de cela, d’autres aliments sont parés de vertus magiques et miraculeuses et permettraient à coup sûr d’éviter le cancer !

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« Comment faire ses courses quand la relation à la nourriture pose problème ? »

En cas de TCA, les courses peuvent rapidement devenir un calvaire et être source d’anxiété, et ce pour diverses raisons :

  • Tentation très grande d’acheter du stock en prévision des crises.
  • Tendance à vouloir cacher certains aliments en rentrant chez soi.
  • Envie de manger tout, tout de suite.
  • Achats compulsifs après une période de restriction sévère.
  • Vérifications obsessionnelles des ingrédients, des calories contenues…

Pour éviter cet état d’angoisse, voici quelques pistes qui peuvent vous aider :

Pour rappel, il importe de viser un équilibre nutritionnel et donc d’avoir chez soi un peu de tout et de ne pas supprimer des catégories entières d’aliments.

Les courses, doivent vous permettre de faire chaque jour des repas équilibrés : évitez donc les grandes ruptures de stock J

  • Organisez les courses de la semaine.
  • Consacrez-y suffisamment de temps et d’attention.
  • Songez à vous préparer vous-même à manger même si vous êtes seul(e).
  • Faites-les l’estomac rassasié et pas après une période de restriction ou en ayant une grand faim ;-).
  • Acceptez l’idée de vous faire plaisir raisonnablement plutôt que de dire « non» à tout ce qui vous tente. .
  • Laissez tomber le calcul des calories ou le pourcentage de matière grasse ; aucun aliment ne fait grossir en soi, c’est seulement la quantité ingérée qui peut nous déséquilibrer.
  • Diversifiez vos achats, songez à tester des produits nouveaux. La lassitude peut générer à moyen terme le risque d’envies incontrôlables. Si sortir de la routine alimentaire vous fait peur, allez-y très progressivement !
  • Diversifiez les lieux d’approvisionnement pour varier le plaisir et la nature des produits.

En bref…

Varier votre alimentation est le plus sûr moyen d’avoir un bon équilibre nutritionnel, de maintenir la stabilité de votre poids et de garder la notion de plaisir !

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même.

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Avoir faim versus avoir envie

Pour beaucoup d’entre nous, la distinction entre les deux n’est pas toujours aisée.
Essayons d’y voir plus clair au travers de deux, trois indices.

La sensation de faim se perçoit sur le plan physique : sensation de vide dans l’estomac, sensation que « ça tire », des gargouillis (« l’estomac crie famine » ;-), souvent on aura une sensation de fatigue voire même certains malaises (nausées, vertiges, …).

Si la sensation de faim est là, il est normal de manger. Peut-être avez-vous sauté un repas, peut-être le repas précédent était trop frugal, peut-être vous avez fourni des efforts physiques supplémentaires ? Si on a faim, s’empêcher de manger n’est pas une solution. Se priver entraîne un ralentissement du métabolisme et donc un stockage plus important dès que l’on se remet à manger. Par ailleurs, se restreindre outre mesure est le plus sûr moyen de manger plus que nécessaire par la suite.
Face à des repas incomplets, on aura tendance à compléter les apports par du chocolat, des glaces, des gâteaux… bref ce qu’on trouvera dans les placards et dans le frigo.

L’envie se joue davantage sur le plan psychologique : l’estomac ne bronche pas mais une force mystérieuse, compulsive nous pousse à manger. Généralement l’envie porte sur un type d’aliment plus précis.

avoir-faim-versus-avoir-envie

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Le corps n’est pas une simple équation mathématique

Equation Mathématique

Pour qu’il y ait prise de poids, il faut que l’apport soit régulièrement supérieur à la dépense journalière. Un repas festif dans la semaine ne va pas déséquilibrer votre poids sur la durée !!

Ayez toujours bien en tête que se sous-alimenter entraîne certes une fonte de notre masse grasse mais aussi une fonte de notre masse musculaire.
La perte de masse grasse s’accompagne sur la durée d’une baisse du taux de leptine : celle-ci est une hormone digestive que l’on nomme aussi hormone de la satiété.
La diminution de cette dernière entraîne donc un comportement qui pousse à manger !

A l’inverse, la ghréline, qui elle, est une hormone orexigène (poussant à manger), augmente avec l’amaigrissement : ce qui pousse aussi la personne à consommer.

Le métabolisme a tendance à ralentir avec un régime trop restrictif : le corps se sentant en danger, s’économise, les dépenses diminuent, les fonctions vitales fonctionnent à minima. Ainsi par exemple on retrouvera une diminution des battements de cœur et une légère baisse de la température du corps.

Autre règle immuable : évitez de sauter des repas ! La croyance selon laquelle en zappant un repas, on maigrit est erronée ! Cette façon de faire dérègle l’organisme, perturbe le métabolisme. N’étant pas nourrit de façon régulière, le corps se met en mode « stockage » pour le prochain repas que vous ferez ! Et sur le plan psychologique, vous vous exposez davantage à un risque d’envies impérieuses !
Par ailleurs, la dénutrition finit par entraîner une rétention d’eau telle que des œdèmes qui eux-mêmes peuvent influencer le poids.

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