Anorexie et confinement : Tenir bon et garder le lien !!!!

Les personnes souffrant d’anorexie risquent de voir leurs angoisses progresser et de perdre pied si elles restent isolées…

Maladie du contrôle absolu par excellence, l’anorexique aura sans doute plus de mal avec l’incontrôlable de la situation actuelle…

Si on peut se protéger au mieux du Covid 19 par le confinement, la pandémie et les mesures prises elles ne sont pas sous notre contrôle …

Plus important encore, les personnes atteintes de ce trouble ont pour la plupart un système immunitaire au plus bas, être malade du coronavirus risquerait dès lors de leur être fatal

Que faire pour les préserver ?

Analysons ensemble l’impact du contexte actuel et les éléments à surveiller …

1. Les facteurs aggravants pendant le confinement :

  • La charge virale ambiante qui peut entraîner des complications sévères sur un corps déjà dénutri.
  • Une ambiance familiale plus tendue résultant de la promiscuité forcée.
  • Un risque de restriction encore plus sévère dû au climat anxiogène et à la diminution des activités physiques (fermeture de salles de sport)
  • Des conduites compensatoires encore plus nombreuses (vomissements, laxatifs, diurétiques…)
  • La diminution des contacts sociaux
  • Le retour au bercail alors que la personne était bien dans son milieu estudiantin
  • Un sentiment d’impuissance accru face aux mesures imposées et à l’atmosphère mondiale
  • ….

2. Quelques clés essentielles

Bien sûr il n’y a pas de solution miracle et la guérison ne va pas nécessairement voir le jour durant la période de confinement, néanmoins, accrochez-vous à ces quelques clés :

  • Évitez de regarder les informations en boucle : si vous tenez à être informé(e), limitez votre temps d’écoute ou de lecture sur le covid 19 et son nombre de morts dans le monde !
  • Gardez une portion alimentaire qualitativement et quantitativement suffisante.
  • Buvez suffisamment (rester hydraté est essentiel) mais évitez de boire plus qu’un litre et demi d’eau…pour rappel, l’eau ne fait pas maigrir et en boire trop génère un risque d’hyponatrémie.
  • Si vous étiez addict au sport en même temps que votre anorexie, veillez à garder quelques exercices physiques chez vous mais sans en faire trop (pas plus de 60 minutes par jour, idéalement fractionné en 3X 20 minutes)
  • Prenez une pause détente/ relaxation de 10 minutes avant chaque repas.
  • Si vous vous sentez seul(e), songez à contacter un(e) ami(e), un(e) collègue avant d’entamer votre repas.
  • Si vous avez un penchant créatif, c’est le moment de le laisser s’exprimer : l’art est thérapeutique et un bon anxiolytique.
  • Renoncez à vous peser tous les jours, ne laissez pas la balance donner le ton à votre humeur toutes les 24 h.
  • Tenez un journal émotionnel : l’occasion de noter ce que vous ressentez non seulement avant ou après le repas mais aussi au gré des évènements qui ponctuent votre journée et voyez quels outils vous pourriez mettre en œuvre en fonction de ce que vous aurez observé.
  • Si vous vivez en famille, gardez au moins un repas pris en commun.
  • Évitez tout déplacement inutile ainsi que le passage dans les supermarchés : songez que votre état physique vous rend davantage à risque de choper quelque chose.

3. Continuer son suivi médical et psychologique

Si les bilans sanguins généraux peuvent être espacés, le taux de potassium doit rester surveillé et pouvoir se faire par le passage d’un(e) infirmier(e) à domicile

Si traitement médicamenteux il y a (antidépresseur, anxiolytique…), il doit absolument être maintenu. Les médecins envoient les ordonnances par mail, il ne faut donc pas hésiter à les contacter et à rester en lien avec eux.

Les compléments alimentaires sont plus que jamais de mises afin de renforcer le système immunitaire…plus que vital en cette période virale. Demandez conseil à votre médecin ou nutritionniste.

La surveillance du poids doit être discutée avec son psychiatre et on évitera une pesée quotidienne en solo.

Que ce soit pour la prise médicamenteuse ou pour la mesure du poids, l’entourage est essentiel car un risque suicidaire peut-être accru durant le confinement.

Le suivi psychothérapeutique et nutritionnel doit également se poursuivre en ligne.

Le confinement ne doit surtout pas vous amener à interrompre votre traitement !

Les téléconsultations continuent et même s’il faut parfois un laps de temps pour se familiariser avec cette nouvelle formule, il vaut mieux garder le suivi !

Idem pour les séances de thérapie familiale, l’ensemble de la famille peut être davantage sous tension pendant le confinement et comme la personne souffrant d’anorexie capte tout, ce n’est pas le moment de développer un climat toxique.

Conclusion :

Plus que jamais, évitez une aggravation de vos symptômes ! Plus que jamais, ne restez pas isolé(e) et gardez contacts avec vos médecins et thérapeutes.

Si vous êtes proche d’une personne souffrant d’anorexie, soyez particulièrement vigilant(e) à tout renfermement sur soi, à toute perte de poids, à toute amplification de symptômes tels que TOC, rituels, automutilation…

Je vous souhaite une douce semaine où prendre soin de vous devient la règle !

Florence

Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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