La boulimie : une souffrance intense derrière un masque parfait

« Rien au monde, après l’espérance, n’est plus trompeur que l’apparence »
Charles Perrault

Pour rappel, je parle bien ici de la boulimie avec comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…), de ce trouble du comportement alimentaire qui cache bien son jeu puisque dans la majorité des cas le poids est considéré comme normal : en bref, les apparences sont sauves !

Et c’est justement de ce  masque mis par la plupart des personnes souffrant de boulimie dont nous allons parler aujourd’hui.

Caractéristiques du masque

Si l’anorexique et l’hyperphagique laissent apparaître leur difficulté à travers  une maigreur ou un excès de poids, la personne boulimique se trouve quant à elle avec une souffrance bien plus discrète, tapie au plus profond d’elle-même.

La voyant dans la rue ou lors d’une activité, vous verrez le plus souvent une personne :

  • Plutôt mince et belle (même si elle en doute atrocement).
  • Intelligente
  • Qui conduit bien sa vie sociale.
  • Séduisante dans ses interactions.
  • Ayant un visage reflétant la sérénité (mais un œil aguerri peut cependant y déceler une fragilité).
  • Le sourire lumineux aux lèvres qui ne présage en rien du mal intérieur qui l’ habite.
  • De bonne humeur.
  • D’une conversation très discrète comme elle peut être une grande bavarde (sans se dévoiler elle bien sûr !).
  • Capable d’irradier, de rayonner à la ronde.
  • Capable de mots d’esprit et de beaucoup d’humour.

En bref, une personne charmante, attirante souvent appréciée.
Notons que ces qualités existent réellement chez ces personnes même si elles ont un sentiment d’imposture.
Ce sont de belles personnes simplement, elles ne laissent pas vivre d’autres parties d’elles-mêmes. Elles ne vivent pas à part entière.

Ce qui existe aussi derrière le masque :

  • Un rapport à l’autre souvent anxiogène.
  • Une idée fixe de ne pas traîner dans ce resto où on est avec des amis pour rentrer au plus vite et ce faire vomir.
  • Une peur immense de ne pas être aimée.
  • Un manque de confiance en soi important.
  • Un sentiment schizoïde (et non schizophrène) : à savoir l’impression de vivre à côté d’elles-mêmes et de ne pas être comme les autres, d’avoir quelque chose qui cloche.
  • Des idées obsédantes de nourriture.
  • Une tension nerveuse parfois explosive.
  • Des émotions ensevelies et anesthésiées.
  • Des passages dépressifs, des angoisses.
  • Un grand sentiment de honte et de culpabilité lié au fait qu’elles ne sont plus aux commandes de leur comportement alimentaire.
  • Des problèmes affectifs.
  • Un être que bien des peurs dominent.
  • Un besoin frénétique de plaire pour se sentir exister.
  • Un sentiment d’incomplétude.

Face à ce mal de vivre enfoui, la boulimie, même si elle est destructrice, les aide à survivre.

Conclusion

Restera à réconcilier ces différents aspects de soi… Commence alors un chemin, parfois long pour laisser toutes les parties de soi s’exprimer en toute sécurité et apprendre à vivre avec qui on est en lâchant le mythe de la perfection. Un chemin pour se rendre compte de sa valeur quelques soient nos imperfections.

Je vous envoie un flux d’énergie pour découvrir jour après jour tout le potentiel qui est en vous.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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