Quelle surveillance médicale pour la personne souffrant d’anorexie ?

Quels sont les paramètres médicaux à surveiller régulièrement ?
Sur quels critères doit-on s’appuyer pour une hospitalisation sur le plan physique ?
Sur quels critères se baser pour envisager une hospitalisation psy ?

Surveiller sa santé : une question vitale non négociable.

La personne qui souffre d’anorexie vit avec un état de santé fortement fragile, parfois au seuil de la mort. Son système immunitaire fonctionne à minima la rendant une proie facile pour les virus et autres bactéries.

On veillera donc à ce que certains paramètres soient régulièrement vérifiés :

  • Ionogramme sanguin.
  • Rythme cardiaque voire même électrocardiogramme.
  • Tension artérielle.
  • Paramètres hormonaux.
  • Examen ophtalmologique.
  • Ostéodensitométrie : pour rappel, la dénutrition fragilise considérablement le système osseux et entraîne un risque accru de fractures.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour raison vitale :

  • La rapidité et/ou l’intensité de la perte de poids.
  • Évanouissements.
  • Épuisement physique majeur dont la patiente se plaint elle-même.
  • Une tension artérielle frisant les 8 voire moins, un rythme cardiaque beaucoup trop lent montrant la souffrance du corps à fonctionner.
  • Un état de confusion, où la personne a du mal à rassembler ses idées, voir même à parler avec un débit normal. Lire ou avoir des activités intellectuelles devient compliqué alors que c’était ses domaines de prédilection auparavant.
  • Une occlusion intestinale.
  • Des globules rouges, des globules blancs et un potassium en chute libre : pour mémoire, un manque de potassium rend le risque cardiaque imminent.
  • Élévation du taux d’urée.
  • Une activité physique compulsive en dépit de tous ces critères, aggravant ainsi la situation.

Tous ces éléments sont hyper importants et doivent être gardés à l’œil. Ce qui n’est pas toujours évident car la personne en souffrance a parfois du mal à consulter et a une forte tendance à sous-estimer son état. Pas évident pour les proches non plus, l’anorexie est souvent une maladie longue qui s’étend dans le temps et par protection, l’entourage « s’habitue » parfois à cet état. Non pas qu’ils s’en foutent loin de là, ils sont toujours très inquiets mais des mécanismes de survie font qu’on ne peut pas rester collé à cette idée de danger imminent.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour cause de détresse psychologique :

  • Idées suicidaires récurrentes, voire tentatives de suicide avérées.
  • Automutilations à répétition.
  • Dépression majeure, bouffées d’angoisse.
  • Échecs multiples de prise en charge en ambulatoire avec in fine une aggravation des symptômes et une chronicisation établie.
  • Ambiance familiale tendue avec des conflits importants.
  • La présence d’autres addictions : drogues, alcool…

Conclusion

Si l’hospitalisation n’est pas la panacée universelle, vient un moment où elle devient vitale et indiscutable. C’est le cas lorsque la mort s’annonce doucement au travers d’un organisme prêt à lâcher ou des idées suicidaires de plus en plus présentes.

Il importera alors de trouver une prise en charge qui va considérer la personne dans sa globalité et l’aider à vivre avec plus de confiance en elle. Un traitement qui ne viserait que le gavage et la reprise de poids est le plus souvent voué à l’échec…

Je vous envoie un flux d’énergie pour que la flamme de vie se ravive en vous…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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« Il suffit que je regarde un biscuit pour prendre un kilo! »… ou pourquoi certain(e)s semblent prendre plus vite que d’autres à calories égales…

Certaines personnes en surpoids sont de petits mangeurs alors que d’autres semblent pouvoir tout manger allègrement sans prendre un gramme !

Comment interpréter ce phénomène qui paraît si injuste aux yeux de certains ?

Soyons clairs, il n’y a bien sûr pas de réponse unique mais tentons malgré tout quelques pistes.

De toute évidence un simple calcul des entrées et des sorties ne suffit pas à expliquer le phénomène.

Un métabolisme affaibli ?

  • Il semblerait effectivement que certaines personnes ont un métabolisme qui fonctionnerait « au ralenti » et ce de façon constitutionnelle, génétique.

Mais il existe d’autres raisons qui pourraient expliquer ce ralentissement :

  • Une vie au ralenti : si la personne se sent complètement apathique, sans élan, qu’elle a toujours froid, qu’elle a tendance à bouger le moins possible…le métabolisme est alors un peu une mise en image d’un état d’être plus général (tout problème de santé ayant été éliminé).
  • Une thyroïde à surveiller, en hypo, elle peut expliquer un état d’abattement et une prise de poids plus rapide.
  • L’abus de régimes ou de périodes de restrictions : alerté par des manques répétés, l’organisme se met en état d’alerte, apprend à se mettre en mode « économique » en réduisant ses besoins et par la même occasion il joue les écureuils en stockant le moindre aliment ingéré.

  • Des régimes de type « protéinés » : qui ont bien fait fondre…les muscles…bien plus que la graisse. Or c’est justement notre masse musculaire qui fait fonctionner notre métabolisme à plein rendement ; en déperdition, il se permet de consommer moins.
  • Une activité physique proche du niveau zéro, non pas par paresse mais souvent en raison de l’inconfort que ce type d’activité génère : essoufflement, transpiration, cœur qui part en cavale. Un sentiment de gêne voire de honte pour certains pourrait aussi expliquer cette tendance à laisser le sport de côté.

Le stress, la culpabilité, le manque de sommeil

Oui vous lisez bien : stress et manque de sommeil ont tendance à produire un excès de cortisol dans l’organisme. Or cette substance va jouer les troubles fêtes dans le bon fonctionnement du métabolisme

Et pour ce qui est de la culpabilité, il s’agit là d’un point essentiel, crucial.
Imaginons deux personnes en train de manger une barre de chocolat :

  • La première la savoure pleinement, s’en délecte sans la moindre culpabilité…elle va alors sécréter de bonnes endorphines.

  • L’autre est tiraillée, se dit qu’elle ne devrait pas la manger, que c’est pas bon pour sa ligne, la mange en vitesse et s’en veut particulièrement après se traitant de nulle et d’incapable…Elle va alors sécréter en dose massive d’hormones du stress dont du cortisol…Et voilà le brin qui est mis dans le métabolisme qui va dès lors moins bien fonctionner.

Moralité : Ou vous craquez ou pas… mais dans les deux cas cela doit être avec plaisir !
Rester sur sa faim, se sentir frustré(e), énervé(e) n’est pas non plus la meilleure formule pour votre métabolisme.
Se priver entraîne un état d’apathie, d’irritabilité, d’anxiété, de déprime peu profitable à une bonne régulation de notre organisme.

Des perceptions erronées :

  • Le fait de ne pas tenir compte de ses sensations de faim et de satiété peut avoir pour résultat un excès de nourriture par rapport au besoin réel de l’organisme.

Nous sommes dans une société fortement conditionnée par des heures « pour manger » tant et si bien qu’on s’installe souvent à table parce que c’est l’heure et pas nécessairement parce qu’on a faim. De la même façon, on termine son repas lorsqu’il n’y a plus rien dans l’assiette et pas parce qu’on se sent rassasié(e).

  • Une mauvaise perception de la valeur énergétique des aliments : on peut avoir un minuscule gâteau…mais qui est très calorique. Certains aliments mangés en grande quantité seront moins caloriques qu’une petite pâtisserie. Il y a donc confusion entre la quantité ingérée qui semble ridicule et la valeur calorique de l’aliment.

  • Une non conscience des quantités ingurgitées : on pioche durant la préparation du repas, on grignote un truc par ci par là…et on oublie… Le total peut ainsi être plus conséquent qu’on ne l’avait estimé. Le fait de manger en faisant autre chose, de façon automatique diminue aussi la conscience de ce que l’on mange vraiment. Courir d’un coin à l’autre sans se poser va de la même manière favoriser l’amnésie des aliments réellement consommés.
  • Se ruer sur les produits lights…et in fine en manger plus sans trop s’en rendre compte. Ce qui au total reviendra au même. Ou encore manger quelque chose de light, en être frustré(e) et quand même se jeter sur ce dont on avait envie au départ : deux prises pour le prix d’une ;-). Si vous avez vraiment envie de quelque chose : autorisez-vous une part, dégustez-là lentement et avec plaisir, vous aurez moins de risque de la stocker.

Conclusion :

Bien sûr la génétique nous a parfois jeté un sort moins favorable mais pas que…
Parfois il est bon d’observer de plus près, sans jugement et sans critique, ce qu’on mange. D’avoir plus conscience de nos gestes, de nos automatismes afin de pouvoir rectifier certaines perceptions trompeuses.
Mais surtout souvenez-vous qu’à calories égales, quelque chose de mangé avec plaisir et délectation a beaucoup moins de chance de s’accumuler que si cette même chose est ingurgitée dans le stress et la flagellation…
Retrouvez donc cette notion de plaisir et mangez en vous posant tranquillement 🙂
Vous pouvez le faire ! Bien-être garanti 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La bigorexie ou quand le sport devient un trouble compulsif

Le sport est devenu une obsession quotidienne pour vous ?
Vous êtes angoissé(e) quand quelque chose freine votre pratique ?
Toute votre journée en pâtit si vous n’avez pas eu votre dose d’exercices physiques ?
Vous faites plusieurs heures de sport chaque jour ?
Vous trouvez que ce n’est jamais assez et que votre corps n’est jamais assez bien ?
Vous trouvez que les autres n’en font pas assez ?
Vous êtes prêt(e) à mettre vos autres secteurs de vie de côté pour pouvoir vous entraîner ?
Vous déprimez et êtes en véritable état de manque si quelque chose empêche votre entraînement ?
Vous avez des conflits avec votre entourage à propos du sport ?

Si vous répondez oui à au moins 4 de ces critères, il est temps d’appuyer sur off et de vous poser quelques questions car la bigorexie vous guette…Le sport est passé du stade de plaisir au stade de l’obsession.

Comment la définir ?

Pour la cerner, je reprendrai ici une note des spécialistes du Centre d’Études et de Recherches en Psychopathologie de Toulouse :

« Besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique, sociale »

Notons que ce trouble n’est reconnu par l’OMS que depuis 2011.

Dans une société qui prône la minceur et la performance, son incidence est en plein expansion

Qui est concerné ?

Pas la peine d’être un professionnel du sport pour en souffrir, ce trouble touche également les amateurs.

Isolément, on la retrouve davantage chez les hommes en quête d’une musculature et d’un corps parfait, bien « sec ». Elle sera souvent associée à un régime alimentaire protéiné strict, à la prise de substances anabolisantes et de compléments alimentaires multiples.

En association avec l’anorexie, elle formera un cocktail explosif à quasi tous les coups et touchera donc beaucoup les femmes. Le but est alors assez clair : maigrir, maigrir, maigrir…Zéro graisses et augmenter son métabolisme.
La personne qui en souffre pensera alors : « Si je fais moins de sport, je serai énorme ! »

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