Ce que notre relation à la nourriture nous dit de notre relation à la vie…

Si on prend le temps d’observer le lien qu’une personne entretient avec la nourriture, on pourrait en déduire bien des choses sur comment elle est dans la vie…

Nous l’avons déjà tous compris la façon dont on se nourrit…ne vise pas qu’à nous nourrir !
Si nous pouvons manger simplement par faim, les aliments sont également utilisés à bien d’autres fins…(compenser, étouffer des émotions, se déconnecter du réel…)
La manière dont nous mangeons illustre ainsi tout autant notre bien-être que notre mal-être dans la vie.

Il est d’ailleurs assez étonnant de constater que lorsqu’une personne change quelque chose dans sa relation à la nourriture, sa manière d’être change aussi dans la vie.

L’image du bon vivant qui s’évapore parfois avec les kilos perdus dans un régime strict en est une certaine illustration.
Des personnes ayant opté pour une gastroplastie et ayant perdu de nombreux kilos, voient également leur personnalité s’exprimer autrement : soit elles revivent, s’ouvrent à de nouvelles choses, se découvrent plus d’audace…ou au contraire sont désarçonnées, ne savent plus comment se comporter avec la vie, avec les autres

Inversement, un individu qui prend conscience de plein de choses dans sa vie et réévalue ses objectifs, verra son comportement alimentaire s’apaiser tout naturellement comme par magie.

Si le travail se fait sur les deux axes, l’équilibre se fera d’autant plus vite 🙂

Notre enveloppe corporelle et notre façon de vivre la vie ne sont pas indissociables..
Nous ne sommes pas des corps mécaniques vides.
Lorsque l’on regarde tous les magazines d’été qui parlent de régimes, on y voit que des aliments, des calculs, des calories, des pilules, des associations miraculeuses…mais nous ne sommes pas de simples opérations mathématiques (voir article lien à faire) et notre corps n’est pas une entité désertée.

Les aliments qui nous attirent, la façon dont nous les cuisinons, la rapidité ou pas avec laquelle nous mangeons, notre manière d’assimiler et de digérer…sont autant d’éléments qui nous parlent de nous, de nos croyances, de notre façon de considérer la vie.

Voyons-en quelques exemples :

La personne qui momentanément ne mange plus beaucoup : elle n’a plus « goût » à rien, elle se sent déprimée, elle a du mal à bouger, à envisager l’avenir, elle se sent bloquée, sans énergie

Si la personne est carrément anorexique :
Qu’est-ce qu’elle n’arrive plus à avaler dans la vie ?
Refuse-t-elle sa féminité ?
Ne veut-elle pas ressembler à se mère ?
Fuit-elle le regard désirant des hommes ? Voire de son père ?
Que peut-elle bien revendiquer et vouloir obtenir au travers de cette « grève de la faim » ?
A-t-elle du mal avec le réel, a-t-elle besoin de plus de légèreté et de s’envoler vers d’autres réalités ?

La personne qui a des problèmes aux niveau des intestins : le ventre est le lieu de transformation de la nourriture mais au delà de cela, il est aussi le centre de nos émotions, le centre de notre corps et chez la femme il peut porter la vie…Bref il est par excellence une merveilleuse caisse de résonnance qui nous renvoie plein d’images sur nous-mêmes.
Qu’est-ce que la personne ne digère pas ou n’assimile pas dans sa vie ?

La personne souffrant de boulimie ou d’hyperphagie : là aussi son comportement illustre la manière dont elle répond au stress de la vie. Sa dépendance est énorme, elle ne s’habite pas vraiment et le regard de l’autre est prédominant. Sa demande affective est fondamentalement grande alors qu’elle a souvent beaucoup de mal à recevoir. Sa souffrance interne est gigantesque même si elle tente de la cacher derrière un joyeux masque, sa personnalité est touchante. Elle est rarement en vie, dans sa vie…

Sans même souffrir de troubles alimentaires, notre langage utilisé peut aussi en dire long sur notre vie et l’importance que la nourriture y prend 🙂 :

Avoir un pépin, manger son pain noir, mettre de l’eau dans son vin, être une bonne poire, boire du petit lait, se bouffer le nez, être une crème, avoir du pain sur la planche, faire la fine bouche, poireauter, être beurré, ne pas savoir à quelle sauce on va être mangé, mettre de l’huile sur le feu, être une bonne fourchette, avoir les jambes en compote, mordre la vie à pleine dents, marcher sur des œufs, avoir un œuf à peler, couper la poire en deux…Et je peux vous dire qu’en cherchant, on en trouverait quantité d’autres de ces expressions !

Prenez un peu de temps pour vous observer….

Regardez ce que vous « mettez » dans votre manière de vous nourrir.

Qu’est-ce que vous avalez et qu’est-ce que cela illustre de votre façon de vivre la vie ?
Pour changer, il importe de d’abord prendre conscience de ce qui est ; d’une façon ou d’une autre, la nourriture prend beaucoup de place dans notre vie, et ce, qu’on la rejette ou qu’on l’adore. Elle préoccupe souvent, interroge, fait parler d’elle, rassemble ou divise.
Il semblerait que nous passions près de 900 heures à table par an…soit l’équivalent de d’un mois complet !!

Vous observer, ne veut pas dire vous juger : le but ultime est de retrouver le plaisir d’être vous-même, le plaisir d’être bien dans votre corps et le plaisir de le nourrir 😉
Il est temps tout simplement d’entrer dans « votre » vie, celle qui vous parle, qui correspond à vos valeurs, à votre valeur.
Ecoutez-vous enfin…avec beaucoup de cœur et de douceur…Laissez-vous trouver ce qui est bon pour vous dans tous les sens du terme !
Plutôt que de mordre sur votre chique, mordez la vie à pleines dents et mettez du piment dans votre existence 🙂

Allez ! J’arrête de vous cuisiner et vous laisse mijoter sur l’article. Et si vous pédalez dans la semoule, n’hésitez pas à poser vos questions 🙂

Je vous souhaite une délicieuse semaine !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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S’aimer d’abord pour pouvoir changer…

Vous l’avez maintenant tous compris, les problèmes de poids ne sont pas que des calculs théoriques.
Bien sûr, si vous mangez 10000 calories par jour et que vous ne bougez pas, vous allez prendre !
Effectivement, si vous avez derrière vous un passé de multiples régimes stricts et de yoyo, votre métabolisme en aura pris un coup.

Mais au-delà de cela, s’inscrit le poids des émotions : des émotions que l’on a voulu étouffer dans un enrobage de nourriture, que l’on a voulu enfouir au plus profond de nous.

C’est là qu’un travail thérapeutique peut avoir toute son utilité. Une psychothérapie peut certes prendre du temps et n’a pas l’impact magique immédiat que l’on souhaiterait. Le chemin vers le bien-être va à son rythme…
Et pourtant…ce travail de réconciliation avec vous-même est précieux et en vaut la peine 🙂

 Dans quels cas, doit-on envisager ce travail sur soi ?

 

  • Si la prise de poids a eu pour fonction de vous protéger de certaines blessures (abus, viol..)
  • Si la prise de poids a visé indirectement à vous sentir moins désirable et donc plus en sécurité par rapport au regard désirant de l’autre.
  • Si votre poids est une carapace vous aidant à vous protéger du monde extérieur.
  • Si votre poids a été une manière symbolique pour vous de prendre votre place (dans la famille…)
  • Si manger vous aide à calmer toutes les émotions qui vous animent parfois avec force (qu’elles soient positives ou négatives d’ailleurs)
  • Si vous n’avez jamais déposé ce qu’il y avait dans les valises de votre vécu

Ce que ce travail va vous apporter

Plus votre confiance et votre estime de vous-même auront du poids à l’intérieur de vous, plus les kilos extérieurs pourront fondre.

Plus vous déposerez tout ce qu’il y a en vous de douloureux, plus votre corps pourra se délester de ses kilos

Plus vous laisserez les bras de fer avec vous-même de côté, plus les compulsions se calmeront. En effet, faire du forcing ou vous matraquer de tous les noms parce que vous n’arrivez pas à maigrir ne fera qu’amplifier le problème.

Plus vous apprendrez à vous apprécier tel(le) que vous êtes ici et maintenant, plus le changement se fera naturellement. Bien sûr, c’est l’étape la plus dure mais ce n’est que par elle que l’évolution peut se faire. Une fois ce cap franchi, le corps, se sentant accepté pourra laisser tomber ses kilos en toute simplicité.

Pour illustrer cela, je vous laisse un petit texte tiré de « Allégories pour guérir et grandir » de Michel Dufour et qui s’intitule « Ne change pas »

J’ai été névrosé pendant plusieurs années. J’étais plein d’angoisses, déprimé, et tout le monde me répétait de changer. Et tout le monde me répétait que j’étais névrosé…
J’en ai voulu à tout le monde, puis je suis tombé d’accord avec tout le monde et j’ai pris la résolution de changer, mais je ne parvenais pas à changer, quels que fussent mes efforts.
Ce qui me blessa le plus fut le fait que mon meilleur ami, lui aussi, me répétait à quel point j’étais névrosé. Lui aussi insistait pour que je change. Et je tombai d’accord avec lui aussi, tout en me sentant incapable de lui en vouloir. Et je me sentais des plus démunis et pris au piège.

Alors un jour, il me dit: “ne change pas, demeure ce que tu es. En fait, peu importe que tu changes ou non: je t’aime comme tu es; et je ne peux m’empêcher de t’aimer”

Ces paroles résonnèrent comme une musique à mes oreilles: “Ne change pas…ne change pas…ne change pas”

Je me détendis. Je repris vie. Puis, ô merveille, je changeai!

Alors, n’hésitez pas, vous valez la peine de vous prendre en mains et de vous sentir mieux…

Je vous envoie le plein de douceur et de bienveillance

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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