Anorexie, boulimie et grossesse : Impact de l’une sur l’autre et vice versa !

Est-ce que le fait de souffrir de troubles alimentaires peut impacter une grossesse ?
Inversement, est-ce que le fait d’être motivée par l’enfant à naître peut aider à freiner ces troubles ?
Quid de ce que vit le fœtus ?

Voici les quelques questions auxquelles nous allons tenter de répondre.

Le début : la question de la fertilité

La femme qui souffre d’anorexie se retrouve souvent sans cycle menstruel et ce de part un poids insuffisant et d’autre part en raison d’une pratique sportive souvent très intensive.
Néanmoins, si sa fertilité est fortement touchée, elle n’en est pas pour autant nulle. Il suffit d’une période de rémission partielle ou d’une ovulation spontanée en dehors de tout cycle menstruel pour que cette capacité se réactive quelque peu.
Il reste que, en général, les taux de LH et FSH sont souvent précaires.
Si grossesse il y a, la restriction alimentaire reste relativement présente et les apports lipidiques sont nettement insuffisants.

La femme souffrant de boulimie (voir article sur la boulimie : mettre un lien), peut aussi voir ses possibilités d’être fertile impactées par son trouble.
En effet, même si son poids est souvent adéquat, des perturbations sont parfois présentes au niveau des règles et le risque d’ostéoporose est plus grand.
Si grossesse il y a, le fait de se faire vomir reste souvent présent avant, pendant et après..
Les enfants s’en rendront d’ailleurs vite compte plus tard…
Notons que les contractions du diaphragme causées par les vomissements restent dangereuses pour le bébé et peuvent entraîner des retards de croissance ou un accouchement prématuré.

Des traitements peuvent aider en cas de problème de fertilité.
Des stimulations auront alors lieu : les patientes souffrant de boulimie y répondent mieux que celles qui sont dans la restriction pure.

Remarquons que les hommes souffrant d’anorexie voient également leur fertilité dégringoler ainsi que leur taux de testostérone chuter (voir article « De l’importance de la testostérone »)

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Troubles du comportement alimentaire et expression des émotions : un lien certain…

Comme nous l’avons déjà évoqué : Emotions, affection et alimentation sont indéniablement en lien.
L’aliment sert souvent à remplir, à rassurer, à consoler, accompagner, détruire, punir, étouffer une émotions ou des paroles. Il s’agit d’une réponse certes dysfonctionnelle, mais une réponse indéniable à la difficulté de gérer les émotions.

Les troubles du comportement alimentaire sont  la résultante d’expériences émotionnelles douloureuses et ce, qu’elles soient réelles ou anticipées par anxiété.
Les émotions désagréables sont aussi bien déclenchées par des pensées, des ruminations que par une situation concrète. Les TCA sont par conséquent illustratifs de ces montagnes russes émotionnelles  auxquelles on tente d’échapper par l’aliment.

Les crises d’hyperphagie et de boulimie en particulier sont là pour tenter de neutraliser, envelopper, amortir ou fuir ce désordre émotionnel.

A travers une compulsion mais aussi au travers des vomissements, la personne met temporairement ces autres soucis de côté. Tout le focus est porté sur la nourriture, sur les sensations physiques et sur les conséquences qu’une crise peut engendrer. Pendant tout ce processus nos autres émotions sont mises aux oubliettes.
Si le comportement se répète, un conditionnement bien rodé s’installe et à chaque fois que nous sommes confronté(e)s à des émotions trop fortes, le processus s’enclenche comme un mode automatique.

Quelle porte de sortie ?

Plusieurs pistes seront certes à travailler et à creuser en l’occurrence le fait d’apprendre à exprimer ses émotions.
Rappelez-vous, tout ce qui ne s’exprime pas, s’imprime en nous d’une façon ou d’une autre. Les émotions ne sont pas vos ennemies, elles représentent des signaux lumineux indiquant des besoins non satisfaits. Elles sont là pour vous montrer la voie à suivre et ce dont vous devez tenir compte pour aller mieux. Les étouffer revient à ignorer un signal lumineux de danger et faire comme si tout allait bien.

Même si vous ne vous sentez pas suffisamment en confiance que pour exprimer votre ressenti à d’autres personnes, commencez par le reconnaître au moins vis-à-vis de vous-même.

Quand quelque chose vous perturbe, prenez le temps de vous poser quelques instants :

Quelle type d’émotions ressentez-vous : plutôt de l’ordre de la peur ? De la tristesse ? De la colère ? Ou autres…?
Répétez vous : «  Je reconnais et j’accepte de ressentir cette émotion »
Accueillez avec bienveillance ce qui se vit en vous

Ce sera déjà un premier pas dans l’apprentissage de la reconnaissance de ce qui vous anime.

Apprenez aussi à exprimer ce que vous ressentez ou ce dont vous avez besoin à autrui.

Si vous craignez un rejet, sachez que certains modes de communication peuvent limiter les impacts négatifs sur la façon dont votre message est reçu par l’autre.

Pour des outils plus concrets, rdv sur www.toutestpossible.be  « J’apprends à m’affirmer et à poser mes limites » (mai 2017)

Partez de ce que vous ressentez face à un fait précis plutôt que de dire ce que vous en pensez. Dites clairement en quoi cela vous touche.

« Quand tu me dis/fais ceci…voilà comment moi je me sens…car j’ai besoin…et je te demande… »

Oser demander, refuser, donner, recevoir seront des éléments clés de votre guérison.

Se donner la permission d’exister, de prendre sa place, d’être soi est un chemin incontournable pour accéder à plus de bien-être en vous

Une question, une envie de partager ? Laissez un petit commentaire 🙂

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Pourquoi notre comportement alimentaire est-il ce qu’il est aujourd’hui ?

Vous l’aurez compris depuis longtemps, si nous avons un tel poids qui tend à se maintenir et si nous avons tel comportement alimentaire, c’est en raison de multiples facteurs qui ont peu à voir avec la faim.

A la base, manger reste un comportement volontaire, on mange parce qu’on le veut bien. Si nous sommes captivé(e)s par autre chose ou pris(e)s par le travail, nous sommes tout à fait capables de postposer voire même de sauter un repas.

Si l’individu décide d’exclure certains aliments, il peut aussi le faire sans problème

Mais alors, qu’est-ce qui fait qu’à certains moments manger devienne plus fort que nous ?

Quels sont les différents facteurs qui viennent rendre notre pouvoir de décision à néant ?

Voyons ensemble ces différents aspects

Les facteurs socioculturels

La culture dans laquelle on vit, influence à elle seule nos habitudes alimentaires.
Ainsi par exemple, les pays du Nord auront tendance à diner plus tôt (vers 18h) alors que les pays du Sud dineront vers 21h-22H.

La perception du poids idéal est également variable d’une société à l’autre, certains voteront davantage pour de belles rondeurs alors que d’autres feront l’éloge de la minceur comme un symbole de maîtrise et de performance.

Le type d’aliments consommés est aussi assujetti aux habitudes culturelles et aux produits présents dans tel ou tel pays.

La disponibilité des aliments aura pareillement son impact. Dans nos sociétés modernes, le choix est plutôt vaste, nos supermarchés offrent des milliers de produits qui vont jouer leur rôle de provocateur.

La composition des mets est parfois bien perverse : les substances ajoutées aux plats industriels sont là pour nous enrichir en graisse et nous donner une appétence pour la nourriture. L’industrie agro alimentaire a bien capté le fait que ces substances poussaient à consommer davantage et elle s’en donne à cœur joie pour nous les refiler à notre insu.

La vie urbaine incite souvent à moins bouger, à se cantonner dans une vie entre métro-boulot-dodo. Les dépenses énergétiques sont ainsi moindres alors que l’alimentation est devenue plus riche

La famille

Chaque famille a ses propres codes, ses propres coutumes, et ces apprentissages datant de notre petite enfance vont sans nul doute créer certains conditionnements.

Si une petite douceur nous était donnée pour apaiser nos émotions, il y a de grandes chances que nous gardions une image de l’aliment comme consolateur.

Si la consigne était de ne rien laisser dans l’assiette, celle-ci aura la vie dure et il sera peu probable que nous privilégions l’écoute de nos sensations de satiété. On mangera tout, point final même si le seuil de rassasiement est dépassé.

Ainsi des associations se feront entre tel souvenir de notre enfance et tel type d’émotion. Association qui jouera dans notre attitude et le choix de certains aliments.

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Les régimes stricts : ennemis publics de notre santé et de notre ligne !

Vous voulez dérégler votre organisme ?
Vous voulez créer le chaos dans les paramètres bien rodés de votre corps ?
Vous voulez ralentir votre métabolisme et stocker davantage ?
Vous voulez générer un taux de cortisol qui vous engraisse tellement votre corps est stressé ?

Une seule et bonne méthode : un régime strict et rapide !!!!!!

Vous ne comprenez plus rien ?

Pourtant, vous lisez bien : rien de tel qu’un bon régime pour favoriser à long terme votre surpoids et reprendre quelques kilos supplémentaires.

Oubliez l’illusion de faire partie des grands vainqueurs !
Allez, si vous êtes jeune, que vous bougez beaucoup, et que vous n’avez que 5 kilos à perdre, c’est jouable. Ok…

Si vous avez un long passé d’embonpoint et de régimes, sachez qu’avec une nouvelle restriction drastique, vous êtes bon pour manger de la laitue sans mayonnaise et courir deux heures par jour le reste de votre vie si vous voulez rester éternellement mince !

A chaque nouveau régime, vous déréglez vos paramètres de la faim et de la satiété !
A chaque illusion de victoire, ce dérangement se fait plus conséquent. On ne sait plus déterminer si on a faim ou pas, si on assez ou pas, si on est satisfait ou pas.

Vous l’avez sans doute remarqué dans tous les kiosques de presse : on est parti pour quelques moins d’articles sur la meilleure méthode pour perdre du poids. Pareil pour les parapharmacies : c’est la bonne saison pour vendre de multiples petites gélules miracles.

Ben oui, l’été arrive et on veut un corps de rêve ! On veut obtenir un physique qui n’existe que dans notre imagination.

Vous savez quoi : si vous avez quelques petits kilos de trop, laissez-les bien tranquilles, ce ne sont pas eux qui bousilleront votre santé. Certaines recherches démontrent même qu’un IMC entre 25 et 30 donne plus de chance d’être en santé et de mourir vieux !

Et si vous souffrez d’obésité, visez davantage le moyen et long terme que le court terme.
Y aller progressivement en diminuant votre alimentation de 15 à 20% et bouger un peu plus (de 15 à 20%) vous mènera davantage vers un succès durable.

Notre corps raconte notre histoire, nos manques, nos blessures, nos frustrations : inutile donc de le martyriser davantage en lui imposant des contraintes insensées. Veillez plutôt à le décoder avec bienveillance, à comprendre son message et à le traiter avec douceur.

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