Anorexie : les comportements qui doivent alerter !

Aujourd’hui, nous allons voir ensemble  un faisceau d’attitudes qui peuvent signifier qu’un trouble alimentaire de type anorexique est en train de faire son nid.

Bien sûr, c’est la fréquence et l’intensité de ces signaux qui vont jouer. S’il s’agit d’éléments ponctuels ou isolés, pas de panique 🙂

Avant toute chose, signalons une constance : manger devient source d’anxiété voir de crises d’angoisse et le poids fond à vue d’œil !

Passons maintenant à une analyse plus détaillée

Un tri minutieux !

La personne souffrant de restriction alimentaire, a tendance à disséquer avec beaucoup d’attention son assiette : retirer la moindre trace de gras, éponger la sauce, enlever le beurre, enlever la peau de certains aliments…

Comportements « étranges » aux yeux des personnes extérieures

Utiliser une cuillère pour manger de la viande, manger les légumes avec les doigts, manger de la soupe avec une cuillère à café, couper ses aliments en morceaux minuscules voire même les émietter.
On peut retrouver aussi dans cette catégorie, la personne qui prend  une petite bouchée à l’entrée, une au plat et une au dessert : juste pour le goût, laissant le reste de l’assiette en plan.
D’autres vont mâcher pour avoir le goût et ensuite recracher plutôt qu’avaler.
Pour ce qui est des invitations à manger à l’extérieur ou au resto, elles sont évitées au maximum car vécues comme étant trop anxiogènes, trop compliquées à vivre.
Et ne parlons pas des fêtes qui constituent un véritable cauchemar pour la personne souffrant de ce trouble !

L’art du camouflage

Comme par exemple cacher certains aliments considérés comme « dangereux » sous sa salade pour ne pas les manger, cacher des aliments sous la table ou dans la poche d’un tablier pour pouvoir les jeter ensuite tout en donnant l’illusion aux autres d’avoir bien mangé…

Attitudes de dégoût récurrentes :

Ici, on retrouvera des commentaires très critiques sur toute une série d’aliments et sur les repas ; On observera également des expressions faciales de dégoût (des grimaces, des soupirs), des positions de recul (se tenir en retrait de la table..), des crispations assez nettes…

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L’orthorexie, un trouble du comportement alimentaire de nos temps modernes

Mais qu’évoque donc ce terme énoncé pour la première fois par le docteur Steve Bratman en 1997?
Si on prend l’étymologie du mot, « orthos » en grec signifie « droit, correct ». En fait, ce trouble se caractérise par l’obsession de manger sainement pour être en bonne santé et « ne pas mourir ». Il est considéré comme un TCA non spécifique (pas encore reconnu comme une maladie en tant que telle) et est devenu aujourd’hui un véritable phénomène de société.

Ici, contrairement à l’anorexie ou la boulimie ou l’hyperphagie, ce n’est pas la quantité qui pose problème mais la qualité poussée à son extrême. A noter qu’anorexie et orthorexie peuvent parfois se coupler allègrement.

Vous me direz qu’il est bien légitime avec tout ce qu’on entend de vouloir manger sainement. Oui, je suis bien d’accord, et personne ne contestera l’importance de l’alimentation dans la santé. Sauf que dans ce cas-ci, la qualité alimentaire est une obsession de tous les instants où le plaisir a bien peu de place.

Tout comme chez l’anorexique, on retrouvera une quête de la perfection, du contrôle absolu, de pureté presque spirituelle. Comme si on était certain d’être à l’abri de tout en visant cet idéal alimentaire (illusion de sécurité, illusion d’éviter la mort)

Manger est une façon de se soigner et non de  s’offrir du bon temps : chaque aliment est comme un médicament pris pour prévenir toute maladie. Les aliments dits « plaisirs » par le commun des mortels seront de suite bannis car perçus comme de véritables poisons pour l’organisme.

L’obsession est telle qu’elle peut bouffer, sans jeu de mots, plusieurs heures par jour !
L’orhtorexique va passer un temps fou à faire des recherches sur internet ou dans les livres pour trouver la combinaison alimentaire idéale. Ce qui n’est pas une mince affaire vu les milliers de théories au plus contradictoires les unes que les autres…Comment faire le tri ultime ??

Pris par cette idée fixe, la vie sociale en prend rapidement un coup : certains vont jusqu’à prévoir leur propre repas en sortie. Pour eux, c’est du sérieux, pas question de déroger.
Tout écart à ce qu’ils se sont imposés, sera vécu avec une profonde angoisse et culpabilité : comme si leur propre valeur en dépendait.

Leur quotidien est rythmé par ce but aliénant et une série de rituels.
Tout est analysé minutieusement (y compris toutes les étiquettes placées sur les produits) : bon ou mauvais, bénéfique ou diabolique…non aux sucres, non au sel, non au graisses, non à ce qui est industriel, non aux colorants, non aux additifs, non aux pesticides, non à la viande, non aux fromages, non aux légumes cueillis depuis plusieurs heures, non aux poissons dont on ne sait comment était l’eau…mais aussi dans certains cas la rigidité sera telle que même le temps de cuisson sera précis à la seconde près (afin de garder les vertus nutritives), et que le nombre de mâchage aura aussi son importance (certains vont ainsi se contraindre à mâcher chaque bouchée un nombre de fois précis : 40 ou 50 fois).

On est bien d’accord que les produits de l’industrie ne constituent pas une nourriture de rêve et que tant qu’à faire, on a plutôt intérêt à manger bio (même si le bio absolu n’existe pas).

Plein de gens cherchent à avoir  une alimentation plus saine et équilibrée sans pour cela tomber dans ce trouble source de stress, de souffrance, d’anxiété

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