Utilisation de l’hypnose Ericksonienne dans le traitement des troubles du comportement alimentaire

« Adjoindre l’hypnose au traitement ; c’est gagner en efficacité et écourter la thérapie »
Arooz, (1980)

Parmi les différents outils qui existent sur le terrain, nous nous pencherons plus particulièrement ici sur l’hypnose de type Ericksonienne.
En effet l’hypnose s’avère un outil thérapeutique efficace dans différents problèmes et notamment dans le cadre des dépendances
Voyons donc plus en détail de quoi il s’agit !

Un postulat de base fondé sur une vision positive

Erickson, à la base de cette technique, postule qu’il existe en chaque individu des mécanismes guérisseurs dont on peut faciliter la mise en action. En stimulant la créativité du patient, celui-ci pourra développer de nouveaux comportements et trouver de nouvelles solutions.

Les principes de l’hypnose Ericksonienne ou nouvelle hypnose

  1. L’hypnose thérapeutique ou nouvelle hypnose prend nettement ses distances par rapport à l’ancienne hypnose qui s’appuyait sur l’autorité directive pour déclencher des comportements de soumission, d’obéissance à des injonctions. Elle n’utilise plus ni la fascination, ni la séduction et ne vise plus à « briser des résistances », ce que faisaient à coup sûr les hypnotiseurs de foire ou de music-hall.
  2. L’hypnose induit auprès du patient un état de conscience intermédiaire entre veille et sommeil : c’est un état de conscience modifié. Le patient garde le contrôle de ses actes et l’intégrité de son libre arbitre : l’hypnothérapeute Ericksonien n’impose rien.
  3. L’hypnothérapeute fera un usage important de la métaphore thérapeutique (histoires, contes, paraboles, images, images symboliques…) en partant de la représentation du monde du patient.

Le but est clairement d’amener la personne à s’ouvrir à des ressources et des potentialités non encore explorées jusque-là, qui lui permettront d’inventer et d’expérimenter de nouveaux comportements capables de soulager la tension et le tourment.

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« Comment faire ses courses quand la relation à la nourriture pose problème ? »

En cas de TCA, les courses peuvent rapidement devenir un calvaire et être source d’anxiété, et ce pour diverses raisons :

  • Tentation très grande d’acheter du stock en prévision des crises.
  • Tendance à vouloir cacher certains aliments en rentrant chez soi.
  • Envie de manger tout, tout de suite.
  • Achats compulsifs après une période de restriction sévère.
  • Vérifications obsessionnelles des ingrédients, des calories contenues…

Pour éviter cet état d’angoisse, voici quelques pistes qui peuvent vous aider :

Pour rappel, il importe de viser un équilibre nutritionnel et donc d’avoir chez soi un peu de tout et de ne pas supprimer des catégories entières d’aliments.

Les courses, doivent vous permettre de faire chaque jour des repas équilibrés : évitez donc les grandes ruptures de stock J

  • Organisez les courses de la semaine.
  • Consacrez-y suffisamment de temps et d’attention.
  • Songez à vous préparer vous-même à manger même si vous êtes seul(e).
  • Faites-les l’estomac rassasié et pas après une période de restriction ou en ayant une grand faim ;-).
  • Acceptez l’idée de vous faire plaisir raisonnablement plutôt que de dire « non» à tout ce qui vous tente. .
  • Laissez tomber le calcul des calories ou le pourcentage de matière grasse ; aucun aliment ne fait grossir en soi, c’est seulement la quantité ingérée qui peut nous déséquilibrer.
  • Diversifiez vos achats, songez à tester des produits nouveaux. La lassitude peut générer à moyen terme le risque d’envies incontrôlables. Si sortir de la routine alimentaire vous fait peur, allez-y très progressivement !
  • Diversifiez les lieux d’approvisionnement pour varier le plaisir et la nature des produits.

En bref…

Varier votre alimentation est le plus sûr moyen d’avoir un bon équilibre nutritionnel, de maintenir la stabilité de votre poids et de garder la notion de plaisir !

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même.

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