Trouble du comportement alimentaire : de quoi parle-t-on ?

A la base, on parle de trouble alimentaire lorsque le comportement diffère significativement d’un point de vue quantitatif et/ou qualitatif, de celui habituellement rencontré chez des individus vivant dans le même environnement nutritionnel et socioculturel. Jusque là, on n’est pas très avancé :-).

De quoi parle-t-on

Juste une précision, nous ne parlons pas ici d’une modification du comportement dûe à un autre problème de santé ou lié à certains traitements (cf. cancer…)

Cette perturbation a très souvent un retentissement négatif sur la santé physique (obésité, carences, dénutrition, problèmes cardiaques, …) ainsi que sur la santé psychologique de la personne (dépression, mauvaise estime de soi, obsessions, anxiété, …).

Ces troubles expriment en fait des soucis psychologiques très éloignés de la question alimentaire: mauvaise gestion des émotions, faible confiance en soi, anxiété de séparation, difficulté face au vide et l’ennui, peurs diverses, etc.

On peut donc déjà postuler à ce stade, que le comportement témoigne généralement d’une souffrance psychique et/ou d’une difficulté existentielle.

Toutes les personnes ayant un TCA ont, sans aucune exception, une difficulté avec la gestion des émotions.

Cette difficulté peut prendre différentes formes :

  • Une difficulté à les exprimer et les extérioriser,
  • une non autorisation à les exprimer,
  • une difficulté à les identifier, à les nommer (souvent à force de les refouler),
  • une peur de ses propres émotions: peur qu’elles nous explosent à la figure de façon incontrôlable, peur de s’y noyer.
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Alors que faire ? Comment entamer ce processus de réconciliation ?

  • Apprenez à penser les choses autrement et plus positivement, développez des pensées dites « alternatives» et non négatives et péjoratives.
  • Donnez une valeur plus relative au jugement des autres.
  • Apprenez à vous estimer, à vous voir autrement, à être conscient de vos aptitudes, de vos qualités, de votre valeur.
  • Mettez en avant vos points forts plutôt que de vouloir cacher vos points faibles.
  • Il est essentiel de valoriser son corps, dans l’intimité à l’autre, dans l’intimité à soi, en le massant, en se donnant du plaisir, en prenant soin de sa peau, en prenant plaisir à s’habiller…
  • Apprenez à accepter les compliments, à vous percevoir comme étant désirable.
  • On connaît mieux son corps lorsqu’on laisse l’autre y accéder: c’est-à-dire le regarder, le valoriser, le complimenter, l’aimer.
  • Arrêtez de réduire le corps à une dimension mathématique de l’esprit, ce dernier calculant les calories qu’il est prêt à lui accorder et pas un gramme de plus.
  • Stop avec le terrorisme alimentaire! Ne pas s’interdire mais se mettre des limites…c’est éviter la loi du tout ou rien et conserver un bon équilibre ! Un repas festif ne suffit pas à déséquilibrer tout votre corps ! Le corps est complexe! Les dépenses énergétiques peuvent varier d’un jour à l’autre.
  • Le contexte de pesée n’est jamais le même, et il est non seulement normal mais inévitable que le poids varie et même parfois de plusieurs centaines de gramme; ne courez pas après un chiffre unique… qui n’existe pas.
  • Aucun aliment ne fait grossir en soi! Ce sont les proportions prises qui peuvent faire prendre du poids!

avoir-faim-versus-avoir-envie

  • Surtout ne pas viser que la perte de poids ! C’est le meilleur moyen d’en prendre! Les restrictions n’engendrent que des frustrations et les frustrations des pulsions… et vous entretenez le cercle vicieux des restrictions et des crises de compulsions, aussi préjudiciable à votre corps qu’à votre tête.
  • Pratiquez le sport de façon régulière mais douce et non pas à outrance.
  • Prêtez attention à vos sensations et aux sensations agréables de la nourriture quand vous mangez.
  • Prenez le temps de mastiquer, de savourer.
  • Mangez lentement.
  • Prenez au moins trois repas.
  • Mangez « conscient», dans le calme. Un repas sur le pouce, avalé à toute vitesse ou en occupant son esprit à autre chose n’est pas un repas pris dans de bonnes conditions; on y prend alors peu plaisir. Résultat: plaisir manquant, frustration présente et … risque de crise !
  • Soyez prêt(e) à accepter un écart par rapport à la norme de beauté idéale, valorisez certaines parties de votre corps.
  • Faites la liste de vos qualités et relisez-la tous les jours… si vous avez du mal à la faire demandez à vos proches, vous serz agréablement surpris(e) 😉
  • Faites vous plaisir : qu’est-ce qui vous fait du bien, qu’est-ce qui vous détend ? … et planifiez ces moments dans votre agenda.

Pour voir l’article complet, cliquez ici : article Tout est possible, « se réconcilier avec son corps »

Partagez avec nous le premier petit pas que vous comptez mettre en route !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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L’anorexie, de quoi parle-t-on ?

Voyons d’abord en détails les critères repris par les manuels (CIM-10)

  • Perte de poids ou incapacité à en prendre conduisant à un poids au moins inférieur de 15% du poids normal (IMC < 17,5)
  • La perte de poids est provoquée par le sujet qui évite les aliments « qui font grossir »
  • Perception de soi comme étant trop gros, avec peur de grossir.
  • Trouble endocrinien diffus : aménorrhée (absence ou disparition des règles chez les filles)

On distinguera deux types d’anorexie mentale:

Le type restrictif pur

Dans ce cas, la perte de poids provient d’une restriction alimentaire tant quantitative (diminution drastique des portions, saut de repas…) que qualitative (rejet de certaines catégories d’aliments pourtant indispensables à la santé) et de la pratique d’exercices physiques faite de façon excessive (addictive).

Le type purgatif

Ici, la personne a régulièrement recours aux vomissements provoqués, à des coupe-faim, diurétiques, laxatifs…
L’anorexie peut commencer à s’alterner avec des crises de boulimie.
D’autres stratégies peuvent également faire leur apparition selon les cas: tabagisme avec l’idée précise de maigrir, toxicomanie, utilisation excessive de chewing gum, restriction hydrique (cf. utilisation de diurétiques), potomanie (consommation d’eau en grandes quantité pour se remplir le ventre et /ou dans l’espoir d’éliminer).

anorexie

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Avoir faim versus avoir envie

Pour beaucoup d’entre nous, la distinction entre les deux n’est pas toujours aisée.
Essayons d’y voir plus clair au travers de deux, trois indices.

La sensation de faim se perçoit sur le plan physique : sensation de vide dans l’estomac, sensation que « ça tire », des gargouillis (« l’estomac crie famine » ;-), souvent on aura une sensation de fatigue voire même certains malaises (nausées, vertiges, …).

Si la sensation de faim est là, il est normal de manger. Peut-être avez-vous sauté un repas, peut-être le repas précédent était trop frugal, peut-être vous avez fourni des efforts physiques supplémentaires ? Si on a faim, s’empêcher de manger n’est pas une solution. Se priver entraîne un ralentissement du métabolisme et donc un stockage plus important dès que l’on se remet à manger. Par ailleurs, se restreindre outre mesure est le plus sûr moyen de manger plus que nécessaire par la suite.
Face à des repas incomplets, on aura tendance à compléter les apports par du chocolat, des glaces, des gâteaux… bref ce qu’on trouvera dans les placards et dans le frigo.

L’envie se joue davantage sur le plan psychologique : l’estomac ne bronche pas mais une force mystérieuse, compulsive nous pousse à manger. Généralement l’envie porte sur un type d’aliment plus précis.

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Et comment je mets en oeuvre tout cela me direz-vous ?

Tout le monde connaît ce que deviennent nos résolutions de nouvel an ! Si on est plein d’ardeur et d ‘énergie, elles peuvent tenir un peu… et puis la loi de la gravité à tôt fait de nous ramener dans nos vieux schémas !

Et pour cause, quand on a installé certaines habitudes, celles-ci constituent une sorte de sillon neuronal dans le cerveau ; comme si c’était le même circuit de neurones qui s’active à chaque fois.
Aussi, si on veut créer un nouveau circuit, il vaut mieux adopter la politique des petits pas :

  • sélectionnez un premier petit changement que vous aimeriez opérer et mettez-le en place avec pour défi de le tenir 30 jours.
    Les recherches tentent à prouver que c’est le temps approximativement nécessaire à l’installation d’une nouvelle habitude qui devient alors une évidence comme se laver les dents ;
  • engagez-vous par écrit et auprès de vos proches ; éventuellement demandez leur soutien ;
  • gardez en tête que votre motivation est de prendre soin de vous et de vous sentir mieux ;
  • en cas de rechute, identifiez les éléments déclencheurs de cette rechute ; et pour chaque élément déclencheur voyez ce que vous pouvez mettre en place ;
  • faites de votre choix votre priorité numéro 1 ;
  • faites-vous coacher !
  • vous pouvez aussi utiliser des applications de coaching ;
  • mettez un petit message de rappel sur votre GSM pour qu’il apparaisse toutes les 4 heures : « est-ce que ce à quoi je suis en train de penser nourrit mon bien-être ?» ;
  • félicitez-vous à chacun de vos pas plutôt que de regarder constamment vers le sommet ce qu’il reste à parcourir ;
  • récompensez-vous et renouvelez votre engagement.

Et seulement quand cette nouvelle habitude est installée, choisissez une deuxième étape !

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Rappelez-vous, c’est par la pratique qu’on maîtrise ! Sans action et sans persévérance, il ne se passe rien !…ET ça, je le répèterai encore et encore ;-))))

Pour voir l’article complet, cliquez ici : article Tout est possible, « se réconcilier avec son corps »

Allez…GO pour opération bienveillance et douceur envers soi-même !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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L’hyperphagie compulsive : de quoi parle-t-on ?

Alors, comment se manifeste se trouble (aussi appelé Binge Eating Disorder) qui est souvent confondu avec la boulimie nerveuse ?

Si on revient à l’étymologie du terme, on retrouve la notion d’engloutir de grosses quantités de nourriture.

Effectivement, il s’agit de consommer, en un faible laps de temps, une quantité d’aliments qui est définie comme nettement supérieure par rapport à d’autres personnes dans des circonstances similaire… définition pour le moins assez vague j’en conviens J

Les éléments qui s’y ajoutent sont les suivants :

  • Impression de totale perte de contrôle
  • ce type de crise doit arriver au moins deux fois semaine et durer depuis au moins six mois.

Ces caractéristiques étant rassemblées, on pourra évoquer l’hyperphagie compulsive.

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La boulimie nerveuse : de quoi parle-t-on ?

La boulimie est parfois confondue avec l’hyperphagie en raison de ses nombreux points communs.
Comment décrire la souffrance d’une personne qui ne peut s’installer à table sans arrière pensée, qui ne peut passer devant les magasins d’alimentation sans que ce soit un combat, qui ne peut accepter un resto ou un diner entre amis sans être prise par l’angoisse.

boulimie-nerveuse

Manger ou ne pas manger, bouffer ou ne pas bouffer, sa faire vomir ou garder, telles sont les obsessions de chaque instant.

Les individus en proie avec ce trouble mangent sans fin, sans faim et in fine avec peu de plaisir. Tout ce qui passe est bon à prendre mais avec une nette préférence pour les aliments particulièrement gras et sucrés ; aliments que ces personnes s’interdisent volontiers en dehors des crises compulsives. La nourriture vite préparée a également davantage la côte.

Tout comme pour l’hyperphagie, une crise est constituée d’une prise énorme de nourriture et ce de façon incontrôlable. Plus encore que dans l’hyperphagie, les crises se font à l’abri des regards tant les sentiments de honte et de culpabilité peuvent être présents. Ici aussi, les éléments déclencheurs sont variés : apaiser des tensions importantes au travail, palier à une contrariété ou une émotion forte, s’armer face au stress, faire face à l’ennui ou même à l’anxiété sociale.

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Le corps n’est pas une simple équation mathématique

Equation Mathématique

Pour qu’il y ait prise de poids, il faut que l’apport soit régulièrement supérieur à la dépense journalière. Un repas festif dans la semaine ne va pas déséquilibrer votre poids sur la durée !!

Ayez toujours bien en tête que se sous-alimenter entraîne certes une fonte de notre masse grasse mais aussi une fonte de notre masse musculaire.
La perte de masse grasse s’accompagne sur la durée d’une baisse du taux de leptine : celle-ci est une hormone digestive que l’on nomme aussi hormone de la satiété.
La diminution de cette dernière entraîne donc un comportement qui pousse à manger !

A l’inverse, la ghréline, qui elle, est une hormone orexigène (poussant à manger), augmente avec l’amaigrissement : ce qui pousse aussi la personne à consommer.

Le métabolisme a tendance à ralentir avec un régime trop restrictif : le corps se sentant en danger, s’économise, les dépenses diminuent, les fonctions vitales fonctionnent à minima. Ainsi par exemple on retrouvera une diminution des battements de cœur et une légère baisse de la température du corps.

Autre règle immuable : évitez de sauter des repas ! La croyance selon laquelle en zappant un repas, on maigrit est erronée ! Cette façon de faire dérègle l’organisme, perturbe le métabolisme. N’étant pas nourrit de façon régulière, le corps se met en mode « stockage » pour le prochain repas que vous ferez ! Et sur le plan psychologique, vous vous exposez davantage à un risque d’envies impérieuses !
Par ailleurs, la dénutrition finit par entraîner une rétention d’eau telle que des œdèmes qui eux-mêmes peuvent influencer le poids.

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Le grignotage

En voilà un que beaucoup d’entre nous connaissent 🙂
Qui peut se targuer de ne l’avoir jamais fréquenté au cours de sa vie 🙂 ?

grignotage-1

Dans le cas du grignotage, les quantités sont souvent moindres (par rapport à l’hyperphagie et à la boulimie) mais par contre, la prise est plus régulière et peut ponctuer la journée comme la soirée voire la nuit pour certains.

Ce petit emmerdeur au poids est souvent associé à l’ennui, l’anxiété, le stress, voire l’angoisse… Qui peut se targuer de ne l’avoir jamais connu au cours de sa vie 😉 ?

Tant qu’il reste ponctuel, il ne prête pas vraiment à conséquence ; ce n’est que s’il devient compulsif et automatique qu’il faut s’en interroger et travailler sur ses raisons.
En effet, ces petites quantités piquées de-ci, de-là, entraînent parfois en fin de journée un apport calorique qui peut être considérable.

Que grignote-t-on ?

Souvent ce qui est le plus facile d’accès, que ce soit salé ou sucré, a priori, peu de sélection.

Maintenant, il y a ceux qui sont clairement addicts à l’une ou l’autre de ses saveurs !

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Le « Night eating syndrome » : de quoi parle-t-on ?

Certains ne le considèrent pas comme un TCA à proprement parler.
Personnellement, je l’estime comme tel.

nes

Généralement, la personne qui en souffre mange continuellement pendant la soirée ; c’est-à-dire que la majorité des apports alimentaires est ingurgitée après l’heure du diner. Le petit déjeuner est plutôt faible ou inexistant.
Là aussi l’ingestion se fait sans plaisir et procure une sensation de honte, de culpabilité.

Inutile de préciser que la qualité du sommeil en prend un coup L et que l’endormissement s’avère parfois difficile.
Même pendant l’acte de manger, on retrouve chez le sujet une sensation de tension, d’anxiété, de contrariété (et pas seulement après).

Pour parler de NES, il faut que les troubles soient manifestes depuis au moins deux mois.

Vous avez des questions supplémentaires, des réflexions ? N’hésitez pas ! 🙂

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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