Le corps, ce mal aimé : ou quand nos complexes nous pourrissent la vie…

Cette fois, nous allons nous éloigner un peu du problème évoqué dans l’article précédent (la dysmorphophobie), pour évoquer un mal-être plus courant, plus général mais pas toujours moins encombrant pour autant : avoir une mauvaise image corporelle.

Cet article servira d’introduction à 5 épisodes qui sortiront dès septembre : Comment concrètement se réconcilier avec son corps et apprendre à s’aimer ?
Ces 5 articles se suivront et vous proposeront des outils pratiques à mettre en œuvre pour avoir un regard bienveillant sur notre véhicule de vie qu’est notre corps.

Mais voyons d’abord tous ces complexes qui nous pourrissent la vie et leurs origines possibles…

Quand l’imparfait nous fait souffrir

Pas à dire, de nos jours l’insatisfaction physique est monnaie courante avec sans doute les femmes en tête de peloton.
On s’insurge contre nos rides, nos kilos en trop, un petit bourrelet par-ci, par-là, des cheveux gris, des cheveux fins, des cheveux bouclés, une cicatrice, un bouton, des seins trop grands ou trop petits…J’en passe et des meilleurs.

Je ne vais pas faire l’hypocrite non plus, c’est un fait que la société favorise souvent ceux qui ont été davantage gâtés par la nature et ce notamment dans certains univers professionnels.

Oui mais…
Ces plastiques fabuleuses aux mensurations de rêve, ne représentent que 2% de la population. Sur les 98% restant, plus de moitié va vivre en ayant plein de complexes et avec la volonté de ressembler aux 2% !!!!!!! De quoi occuper une vie !

Alors bien sûr, je ne suis pas en train de dire qu’il faut se laisser aller ! Prendre soin de soi avec respect et bienveillance est important, se mettre en valeur est tout à fait louable.
De là à courir après l’impossible et d’y consacrer tout son temps, il y a de la marche…

L’occasion de rappeler une petite citation de Marc Aurèle :
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »

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La dysmorphophobie : quand le corps perçu et le corps réel sont à des années lumières

Si nos petits défauts font le plus souvent notre charme et notre singularité, pour certains ils vont devenir le centre de l’attention et représenter des monstruosités invalidantes.
Mais quelle est donc cette maladie qui empoisonne la vie ?

Définition

La dysmorphophobie est un trouble de l’image de soi qui génère de très fortes angoisses d’où son classement dans les phobies et sa proximité avec les troubles obsessionnels compulsifs.
Dans cette maladie pour le moins complexe, la personne va se focaliser sur l’un ou l’autre défauts physiques, à la base objectivement minime voire même inexistant aux yeux des autres, et en faire le malheur de sa vie. La perception du « défaut » est à ce point déformée que l’idée d’être monstrueuse à voir n’est pas loin. Tout la vie de l’individu va tourner autour de cette perception erronée et une vive anxiété va s’emparer de la personne.

Des symptômes douloureux :

  • La personne est convaincue de sa perception peu importe que les autres disent le contraire. Pour elle, aucun doute, il s’agit d’une réalité absolue.
  • Apparition de crises d’angoisse face au miroir avec tremblements, sensation d’étouffement, palpitations…
  • Une tendance à la paranoïa : tellement convaincue de sa laideur, la personne aura le sentiment que tout le monde se moque d’elle et la trouve affreuse.
  • Une nette tendance au repli sur soi et à éviter au maximum tout contact extérieur. La vie sociale et professionnelle peut ainsi être fortement perturbée.
  • L’obsession peut parfois tourner véritablement au délire.
  • La quête est souvent infinie et la médecine esthétique n’aura que peu d’effets sur l’image de soi perçue. Le problème survivra à la chirurgie.
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La prégorexie ou la course à la grossesse mannequin

 

Nom peu connu, la prégorexie est un trouble du comportement qui vient toucher certaines femmes enceintes et qui se traduit par la hantise de prendre le moindre gramme.

Qui est touché ?

Généralement, il s’agit de femmes déjà atteintes d’anorexie et /ou de boulimie avant de tomber enceintes. Les troubles peuvent aussi avoir fait partie d’un passé plus lointain.
Mais pas que…D’autres femmes n’ayant jamais souffert de TCA peuvent en souffrir.
Inversement, on peut avoir des femmes qui ont souffert d’anorexie/boulimie auparavant mais qui in fine vivent normalement leur grossesse.

Dans tous les cas, il s’agira de femmes ayant un rapport dysfonctionnel avec leur image.

Des signes qui doivent interpeller :

  • Une tendance à parler très peu de sa grossesse et à la cacher « comme si elle n’existait pas »
  • Une obsession du poids conduisant à des restrictions importantes et à peser tous les aliments.
  • Une phobie de voir son ventre s’arrondir.
  • Des conduites compensatoires tout comme dans la boulimie : vomissements, laxatifs…
  • Un déni des problèmes que cela peut engendrer, la peur de grossir l’emportant sur tout le reste.
  • Une non prise de poids voire une perte de poids même dans les derniers mois de grossesse.
  • Une activité sportive qui reste intense et non adaptée aux circonstances.
  • Vertiges, maux de tête et fatigue excessive résultant de prises alimentaires insuffisantes, d’excès de sport et de pratiques purgatives.

Rappelons qu’il est normal de prendre entre 10 et 16 kilos pendant une grossesse, cette prise pondérale est indispensable tant pour faire face aux changements physiologiques de la mère que pour fournir à l’enfant tous les nutriments dont il a besoin.

Des risques cruciaux pour la mère :

La malnutrition dont souffre la mère a beaucoup de chance d’entraîner une série de problèmes qui ne rimeront pas avec bonne santé :

  • Perte importante de masse musculaire
  • Des déséquilibres en eau.
  • Des dysfonctionnements conséquents au niveau hormonal et enzymatique.
  • Problèmes d’anémie.
  • Troubles du rythme cardiaque.
  • Chute de cheveux
  • Problèmes dermatologiques (sécheresse de la peau…)
  • Décalcification osseuse.
  • Un liquide amniotique réduit pouvant engendrer un décollement du placenta et mettre l’enfant en danger.
  • Une possibilité d’allaitement compromise.

Et sur le plan émotionnel, on notera un sentiment d’irritation et de grandes variabilités d’humeur.

Des risques vitaux pour le bébé 

Durant la grossesse :

  • Problèmes neurologiques.
  • Un développement intra utérin irrégulier et souvent retardé.
  • Possibilités de malformations.
  • Problèmes respiratoires et digestifs.
  • Mort fœtale

À l’accouchement :

  • Complications possibles durant le travail : insuffisance respiratoire, poids plume du bébé, une naissance prématurée.
  • Naissance sans vie.

Après l’accouchement :

  • Plus de chance de mourir au cours du premier mois.
  • Un bébé plus petit et fragile
  • Un risque accru pour l’enfant de développer plus tard du diabète, des troubles cardiovasculaires et d’être en surpoids sur long terme.

Conclusion

La prégorexie est un problème de santé grave qui met en danger tant la mère que l’enfant. Il est important de l’identifier le plus tôt possible pour pouvoir l’endiguer. Une équipe pluridisciplinaire sera essentielle pour soutenir au mieux la future maman dans cette période particulièrement anxiogène pour elle.

Je vous envoie le plein de douceur…Prenez soin de vous au mieux !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La boulimie : une souffrance intense derrière un masque parfait

« Rien au monde, après l’espérance, n’est plus trompeur que l’apparence »
Charles Perrault

Pour rappel, je parle bien ici de la boulimie avec comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…), de ce trouble du comportement alimentaire qui cache bien son jeu puisque dans la majorité des cas le poids est considéré comme normal : en bref, les apparences sont sauves !

Et c’est justement de ce  masque mis par la plupart des personnes souffrant de boulimie dont nous allons parler aujourd’hui.

Caractéristiques du masque

Si l’anorexique et l’hyperphagique laissent apparaître leur difficulté à travers  une maigreur ou un excès de poids, la personne boulimique se trouve quant à elle avec une souffrance bien plus discrète, tapie au plus profond d’elle-même.

La voyant dans la rue ou lors d’une activité, vous verrez le plus souvent une personne :

  • Plutôt mince et belle (même si elle en doute atrocement).
  • Intelligente
  • Qui conduit bien sa vie sociale.
  • Séduisante dans ses interactions.
  • Ayant un visage reflétant la sérénité (mais un œil aguerri peut cependant y déceler une fragilité).
  • Le sourire lumineux aux lèvres qui ne présage en rien du mal intérieur qui l’ habite.
  • De bonne humeur.
  • D’une conversation très discrète comme elle peut être une grande bavarde (sans se dévoiler elle bien sûr !).
  • Capable d’irradier, de rayonner à la ronde.
  • Capable de mots d’esprit et de beaucoup d’humour.

En bref, une personne charmante, attirante souvent appréciée.
Notons que ces qualités existent réellement chez ces personnes même si elles ont un sentiment d’imposture.
Ce sont de belles personnes simplement, elles ne laissent pas vivre d’autres parties d’elles-mêmes. Elles ne vivent pas à part entière.

Ce qui existe aussi derrière le masque :

  • Un rapport à l’autre souvent anxiogène.
  • Une idée fixe de ne pas traîner dans ce resto où on est avec des amis pour rentrer au plus vite et ce faire vomir.
  • Une peur immense de ne pas être aimée.
  • Un manque de confiance en soi important.
  • Un sentiment schizoïde (et non schizophrène) : à savoir l’impression de vivre à côté d’elles-mêmes et de ne pas être comme les autres, d’avoir quelque chose qui cloche.
  • Des idées obsédantes de nourriture.
  • Une tension nerveuse parfois explosive.
  • Des émotions ensevelies et anesthésiées.
  • Des passages dépressifs, des angoisses.
  • Un grand sentiment de honte et de culpabilité lié au fait qu’elles ne sont plus aux commandes de leur comportement alimentaire.
  • Des problèmes affectifs.
  • Un être que bien des peurs dominent.
  • Un besoin frénétique de plaire pour se sentir exister.
  • Un sentiment d’incomplétude.

Face à ce mal de vivre enfoui, la boulimie, même si elle est destructrice, les aide à survivre.

Conclusion

Restera à réconcilier ces différents aspects de soi… Commence alors un chemin, parfois long pour laisser toutes les parties de soi s’exprimer en toute sécurité et apprendre à vivre avec qui on est en lâchant le mythe de la perfection. Un chemin pour se rendre compte de sa valeur quelques soient nos imperfections.

Je vous envoie un flux d’énergie pour découvrir jour après jour tout le potentiel qui est en vous.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Troubles du comportement alimentaire : de qui s’entourer pour guérir au mieux ?

Chez les jeunes entre 18 et 25 ans, les TCA font partie de tiercé de tête des causes de mortalité. C’est dire l’importance du sujet et d’une bonne prise en charge pour éviter ce type de drame. Même si une guérison totale ne concernera qu’environ 60% de personnes souffrant d’anorexie et/ou de boulimie, les 40% restant peuvent accéder à de nettes améliorations et à une vie plus confortable s’ils acceptent d’être bien encadrés par une équipe pluridisciplinaire. Oui, le travail est souvent long et parfois teinté de rechutes, c’est vrai. Mais la belle personne que vous êtes, même si vous en doutez, mérite bien cette prise de temps pour se sentir mieux.

À qui demander de l’aide et dans quel ordre ?

Bon, l’essentiel est déjà de demander de l’aide ! Et plutôt vous oserez le faire, plus vite vous pourrez vous en sortir.

En première ligne, le médecin généraliste, pour autant que vous vous sentiez à l’aise avec lui/elle, est une des premières personnes que vous pouvez contacter. Il pourra déjà cerner le diagnostic, vous informer, vérifier certains paramètres de votre santé.
Il pourra également traiter certaines conséquences physiques engendrées par les TCA.
Selon l’intensité de ces conséquences, d’autres spécialistes peuvent entrer en ligne de compte (gynécologue, endocrinologue, cardiologue…)

En cas de nécessité d’un traitement antidépresseur, soit il le prescrira lui-même soit il va vous référer à un psychiatre pour un traitement plus ciblé. Je précise que cela n’a rien à voir avec la folie ;-). J’ajoute également qu’un traitement médicamenteux seul ne mènera pas à la guérison mais il aidera à se sentir mieux.

Le psychologue/psychothérapeute : indispensable à mes yeux pour cheminer sur la route du bien-être en étant soutenu(e), guidé(e).
Le travail prendra alors plusieurs voies mais avec un piller principal : L’estime de soi !
Je rappelle à cet effet les 3 composantes de l’estime de soi :

  • La confiance en soi
  • L’image de soi
  • L’amour de soi

Ce sont donc ces 3 composantes qui seront apprises avec douceur et bienveillance.

D’autres aspects seront pris en charge : un travail sur le lâcher prise, sur le bien-être dans les relations aux autres, sur l’alimentation proprement dite. Les croyances sur la personne elle-même, sur ses capacités et sur l’alimentation seront recadrées.

Une réflexion de fond peut aussi se faire autour de la dépendance affective.

Cela peut sembler beaucoup de choses à reconstruire, mais le thérapeute est là pour vous donner un maximum d’outils.

Plusieurs types de thérapie peuvent aider :

  • La gestalt thérapie qui travaille davantage avec les émotions.
  • La thérapie congnitive comportementale : qui va s’axer davantage sur vos croyances, vos pensées et vos comportements.
  • La thérapie systémique qui va être davantage axée sur les interactions en jeu.
  • L’hypnose Éricksonienne qui peut travailler sur vos croyances, le lâcher-prise, la confiance en vous, l’état de détente.
  • La psychologie positive

Et bien d’autres…C’est un peu à chacun de tester et de voir ce qui lui parle le plus.
Inutile de préciser que la qualité du lien créé avec le/la thérapeute va considérablement jouer quel que soit le courant psychologique adopté.

Dans l’idéal, une thérapie familiale devrait se faire en parallèle : il ne s’agit pas de pointer du doigt des fautes mais bien d’aider chaque membre et de recréer une dynamique familiale plus positive, plus constructive. En effet, en cas de TCA, c’est toute la famille qui est touchée par la souffrance. Chacun à sa façon et à des degrés divers.
Ce type de thérapie aura aussi comme objectif de permettre à chacun de trouver la place la plus juste.

Une approche corporelle a aussi ici toute sa place que ce soit par la relaxation ou des massages (kinésithérapeutes, psychomotriciens…).

Enfin, le recours à un(e) diététicien(ne) ou un(e) nutritionniste me paraît aussi essentiel.
Oui c’est vrai, en soi, les personnes souffrant de TCA sont souvent incollables en matière de calories présentes dans chaque type d’aliment ! Mais c’est toute l’éducation nutritionnelle qui est à revoir. Notre corps n’est pas une simple équation mathématique (voir article sur le sujet)
Le métabolisme a été fortement affecté au travers des restrictions ou des excès, c’est toute une ré-harmonisation qui doit s’opérer.
Pas-à-pas, en douceur, pour que le corps puisse se remettre à vivre, à fonctionner avec efficacité.

Pour ce qui est de l’hospitalisation, elle fera l’objet d’un prochain article car il en existe plusieurs formes et le sujet est parfois épineux 😉

Conclusion

Bien sûr le changement fait peur, et aller vers la guérison peut paraître effrayant à certaines personnes. La maladie génère de la souffrance mais elle est connue, on s’y est parfois identifié(e). Par conséquent, on peut dans certains cas avoir le réflexe de s’y accrocher.
Mais rester dans sa souffrance c’est finir par mourir d’une façon ou d’une autre.
Osez demander de l’aide, le parcours sera plus doux et plus léger. Et plus l’accompagnement sera multidisciplinaire, plus vite vous avancerez.

Je vous envoie un flux de force pour aller vers le meilleur de vous-même…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quand le sucre appelle le sucre : ou pourquoi il est si difficile de s’en débarrasser ?

Le sucre aussi addictif que la cocaïne ?
J’ai essayé des dizaines de fois de m’en passer mais je n’y arrive pas ! Que dois-je faire ?
Je grignote constamment du sucré en journée, suis-je réellement addict ?
Je me sens anxieuse quand je n’ai pas ma dose de chocolat…Est-ce normal ?
Rien de telle qu’une petite douceur quand j’ai le moral dans les chaussettes !

Des exemples qui peuvent se décliner à l’infini…

Bon, que l’excès de sucre soit nocif pour la santé, plus personne n’en doute, on est bien d’accord.

Pris en trop grande quantité, il est à l’origine de biens de maux : obésité, cancer, diabète de type II et son cortège de risques (perte de la vue, amputations, neuropathies…)
Pour ce qui est du diabète de type II, une fois installé, il est irréversible mais si vous vous prenez en main durant la phase de pré diabète (qui peut s’étendre sur plusieurs années), tout est toujours possible !…Juste pour info 😉

Maintenant, la peur n’est pas nécessairement le meilleur moteur pour avancer. Le plaisir de ce que l’on pourrait obtenir par un changement : oui ; Une souffrance actuelle : oui ; mais la peur d’une maladie future a rarement donné l’énergie nécessaire pour changer ses habitudes. La preuve en est : ces images atroces mises sur les paquets de cigarettes et qu’on nie subtilement. De même pour la nourriture, on sait que certaines substances vont à l’encontre de nos objectifs bien-être mais cela n’empêche pas certaines envies irrépressibles !

Alors qu’est-ce qui se joue avec le sucre ? :

Le sucre ne doit pas être diabolisé complètement, il est aussi nécessaire à notre métabolisme et contribue à donner de l’énergie. D’où cette tendance répandue de manger quelque chose de sucré quand on a un coup de mou ou lorsque l’on est en proie à une grande fatigue.
Néanmoins, il importe de distinguer les sucres lents (céréales complètes, légumeuses…) indispensables à notre bon fonctionnement, des sucres rapides qui eux sont potentiellement dangereux et ne procurent qu’une bien courte sensation de coup de fouet. Les sucres rapides n’ont d’ailleurs aucun intérêt sur le plan nutritif. Bon, ok, sur le plan hédoniste, c’est différent 🙂

Une substance sournoise présente à chaque tournant :

D’abord, il faut savoir que le sucre se trouve quasi partout que ce soit de façon nette ou cachée. Ainsi, il est largement utilisé dans les plats industriels préparés dits salés ; il y est ajouté comme exhausteur de goût. Ne compter donc pas sur la société pour vous aider à gérer votre consommation de sucre 😉

Addiction au sucre : Petit rappel sur les différents types de dépendance :

En gros, tout ce qui provoque du plaisir est susceptible d’entraîner une dépendance ! Mais de quel type de dépendance parle-t-on ?

Le premier type est d’ordre physiologique

C’est le besoin physique à proprement parler.
Effectivement, lors d’une consommation importante de mets sucrés, notre système de récompense au niveau du cerveau est bel et bien suractivé et en cas de privation soudaine, certains symptômes de manque peuvent apparaître telles que de l’anxiété ou de la nervosité. J’insiste sur le fait que cela ne concerne pas les mangeurs occasionnels de sucreries.
Il importe de ne pas mélanger une envie d’une compulsion. Une envie se manifeste de temps à autre et est contrôlable, une compulsion donne le sentiment de quelque chose de plus fort que soi, d’irrépressible. En cela, le mécanisme est assez identique à celui en jeu dans une consommation de « drogue ».
Maintenant, peu d’entre nous en sont arrivés à voler, à agresser ou à se prostituer pour du sucre ;-). Par ailleurs, le sucre n’a jamais remplacé la cocaïne lorsque son utilisateur était en manque !

Autre constat indiscutable : plus on mange sucré, plus on a une sensation de faim et plus on retourne vers le sucré. Preuves à l’appui sur des scans de cerveaux réalisés.

Parlant d’organisme, sachez qu’un déséquilibre en sérotonine (hormone du bien-être) et en dopamine rendent enclin aux dépendances : ne négligez donc pas cette piste.
En cas de déficit de sérotonine, privilégiez des aliments riches en tryptophane (ou prenez des compléments alimentaires de tryptophane). Idem pour la dopamine, elle existe aussi en gélules.

L’épuisement des glandes surrénales, du pancréas et du foie peut également entraîner un faux appel de sucre.

Le deuxième type de dépendance est la dépendance psychologique, émotionnelle :

Premier réflexe d’un(e) l’addict au sucre quand quelque chose perturbe l’univers de ses émotions : manger une douceur sucrée qui va venir apaiser, calmer, détendre.
Chaque émotion, qu’elle soit agréable ou désagréable incite à rechercher du sucré.
On tente ainsi de refouler les émotions qui nous dérangent. Et le cerveau va garder tout cela en mémoire ; il va garder en tête cet effet stimulant/ anti-stress / plaisir / soutien qu’apporte le sucre.
Cette dépendance psychologique peut varier en intensité selon la personnalité du sujet, ses bagages, son environnement.
Il semblerait que les personnes ayant une sensibilité très grande soient plus enclines à être addicts au sucre

Par ailleurs, le stress et  l’anxiété ont l’art de libérer du glucose dans le sang comme si l’individu était en état d’alerte et face à un danger. La tendance sera alors de manger et de stocker pour « faire face au combat » et au déséquilibre de glucose.

Enfin, le troisième type de dépendance, la dépendance comportementale :

Il s’agit là de nos réflexes conditionnés. Notre cerveau enregistre toutes les associations directes : repas= dessert ; pause= grignotage, contrariété = grignotages…Comme si notre geste de prendre quelque chose de sucré s’était programmé dans notre cerveau et se répète automatiquement.
Sans s’en rendre compte, la personne  addict au sucre est l’objet d’un grand nombre de mouvements réflexes et ne se rend pas toujours compte des quantités ingérées au fil de la journée.

Ces différents phénomènes expliquent à eux seuls pourquoi c’est si difficile de rompre avec le sucre quand on y est habitué…

Conclusion : Que faire ?

Vous connaissez ma philosophie des petits pas, pas la peine de tout supprimer d’un coup, vous courrez juste le risque de vous rabattre sur d’autres mets riches ou de manger double dose après quelques semaines !

Quelques astuces :

  • Diminuer lentement certains aliments à base de sucre rapides.
  • Privilégiez ce que vous préparez vous-même, vous éviterez ainsi les sucres industriels.
  • Laissez plus de place au sucres lents (céréales complètes : pain complet, pâtes complètes, légumeuses…) vous serez ainsi mieux rassasié(e)s et obtiendrez bien plus d’énergie à long terme.
  • Modérez les boissons caféinées qui épuisent les glandes surrénales et vous poussent à consommer du sucre par une fausse illusion d’en avoir besoin.
  • Idem avec les farines blanches et l’alcool, en affaiblissant le foie, ils vont générer le même type de sensation.

Allez, un pas à la fois, en douceur, jour après jour jusqu’à un équilibre où tous les aliments ont leur place avec modération.

Je vous envoie le plein de sérénité pour cheminer tranquillement vers la route du mieux-être.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quelle surveillance médicale pour la personne souffrant d’anorexie ?

Quels sont les paramètres médicaux à surveiller régulièrement ?
Sur quels critères doit-on s’appuyer pour une hospitalisation sur le plan physique ?
Sur quels critères se baser pour envisager une hospitalisation psy ?

Surveiller sa santé : une question vitale non négociable.

La personne qui souffre d’anorexie vit avec un état de santé fortement fragile, parfois au seuil de la mort. Son système immunitaire fonctionne à minima la rendant une proie facile pour les virus et autres bactéries.

On veillera donc à ce que certains paramètres soient régulièrement vérifiés :

  • Ionogramme sanguin.
  • Rythme cardiaque voire même électrocardiogramme.
  • Tension artérielle.
  • Paramètres hormonaux.
  • Examen ophtalmologique.
  • Ostéodensitométrie : pour rappel, la dénutrition fragilise considérablement le système osseux et entraîne un risque accru de fractures.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour raison vitale :

  • La rapidité et/ou l’intensité de la perte de poids.
  • Évanouissements.
  • Épuisement physique majeur dont la patiente se plaint elle-même.
  • Une tension artérielle frisant les 8 voire moins, un rythme cardiaque beaucoup trop lent montrant la souffrance du corps à fonctionner.
  • Un état de confusion, où la personne a du mal à rassembler ses idées, voir même à parler avec un débit normal. Lire ou avoir des activités intellectuelles devient compliqué alors que c’était ses domaines de prédilection auparavant.
  • Une occlusion intestinale.
  • Des globules rouges, des globules blancs et un potassium en chute libre : pour mémoire, un manque de potassium rend le risque cardiaque imminent.
  • Élévation du taux d’urée.
  • Une activité physique compulsive en dépit de tous ces critères, aggravant ainsi la situation.

Tous ces éléments sont hyper importants et doivent être gardés à l’œil. Ce qui n’est pas toujours évident car la personne en souffrance a parfois du mal à consulter et a une forte tendance à sous-estimer son état. Pas évident pour les proches non plus, l’anorexie est souvent une maladie longue qui s’étend dans le temps et par protection, l’entourage « s’habitue » parfois à cet état. Non pas qu’ils s’en foutent loin de là, ils sont toujours très inquiets mais des mécanismes de survie font qu’on ne peut pas rester collé à cette idée de danger imminent.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour cause de détresse psychologique :

  • Idées suicidaires récurrentes, voire tentatives de suicide avérées.
  • Automutilations à répétition.
  • Dépression majeure, bouffées d’angoisse.
  • Échecs multiples de prise en charge en ambulatoire avec in fine une aggravation des symptômes et une chronicisation établie.
  • Ambiance familiale tendue avec des conflits importants.
  • La présence d’autres addictions : drogues, alcool…

Conclusion

Si l’hospitalisation n’est pas la panacée universelle, vient un moment où elle devient vitale et indiscutable. C’est le cas lorsque la mort s’annonce doucement au travers d’un organisme prêt à lâcher ou des idées suicidaires de plus en plus présentes.

Il importera alors de trouver une prise en charge qui va considérer la personne dans sa globalité et l’aider à vivre avec plus de confiance en elle. Un traitement qui ne viserait que le gavage et la reprise de poids est le plus souvent voué à l’échec…

Je vous envoie un flux d’énergie pour que la flamme de vie se ravive en vous…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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