La prégorexie ou la course à la grossesse mannequin

 

Nom peu connu, la prégorexie est un trouble du comportement qui vient toucher certaines femmes enceintes et qui se traduit par la hantise de prendre le moindre gramme.

Qui est touché ?

Généralement, il s’agit de femmes déjà atteintes d’anorexie et /ou de boulimie avant de tomber enceintes. Les troubles peuvent aussi avoir fait partie d’un passé plus lointain.
Mais pas que…D’autres femmes n’ayant jamais souffert de TCA peuvent en souffrir.
Inversement, on peut avoir des femmes qui ont souffert d’anorexie/boulimie auparavant mais qui in fine vivent normalement leur grossesse.

Dans tous les cas, il s’agira de femmes ayant un rapport dysfonctionnel avec leur image.

Des signes qui doivent interpeller :

  • Une tendance à parler très peu de sa grossesse et à la cacher « comme si elle n’existait pas »
  • Une obsession du poids conduisant à des restrictions importantes et à peser tous les aliments.
  • Une phobie de voir son ventre s’arrondir.
  • Des conduites compensatoires tout comme dans la boulimie : vomissements, laxatifs…
  • Un déni des problèmes que cela peut engendrer, la peur de grossir l’emportant sur tout le reste.
  • Une non prise de poids voire une perte de poids même dans les derniers mois de grossesse.
  • Une activité sportive qui reste intense et non adaptée aux circonstances.
  • Vertiges, maux de tête et fatigue excessive résultant de prises alimentaires insuffisantes, d’excès de sport et de pratiques purgatives.

Rappelons qu’il est normal de prendre entre 10 et 16 kilos pendant une grossesse, cette prise pondérale est indispensable tant pour faire face aux changements physiologiques de la mère que pour fournir à l’enfant tous les nutriments dont il a besoin.

Des risques cruciaux pour la mère :

La malnutrition dont souffre la mère a beaucoup de chance d’entraîner une série de problèmes qui ne rimeront pas avec bonne santé :

  • Perte importante de masse musculaire
  • Des déséquilibres en eau.
  • Des dysfonctionnements conséquents au niveau hormonal et enzymatique.
  • Problèmes d’anémie.
  • Troubles du rythme cardiaque.
  • Chute de cheveux
  • Problèmes dermatologiques (sécheresse de la peau…)
  • Décalcification osseuse.
  • Un liquide amniotique réduit pouvant engendrer un décollement du placenta et mettre l’enfant en danger.
  • Une possibilité d’allaitement compromise.

Et sur le plan émotionnel, on notera un sentiment d’irritation et de grandes variabilités d’humeur.

Des risques vitaux pour le bébé 

Durant la grossesse :

  • Problèmes neurologiques.
  • Un développement intra utérin irrégulier et souvent retardé.
  • Possibilités de malformations.
  • Problèmes respiratoires et digestifs.
  • Mort fœtale

À l’accouchement :

  • Complications possibles durant le travail : insuffisance respiratoire, poids plume du bébé, une naissance prématurée.
  • Naissance sans vie.

Après l’accouchement :

  • Plus de chance de mourir au cours du premier mois.
  • Un bébé plus petit et fragile
  • Un risque accru pour l’enfant de développer plus tard du diabète, des troubles cardiovasculaires et d’être en surpoids sur long terme.

Conclusion

La prégorexie est un problème de santé grave qui met en danger tant la mère que l’enfant. Il est important de l’identifier le plus tôt possible pour pouvoir l’endiguer. Une équipe pluridisciplinaire sera essentielle pour soutenir au mieux la future maman dans cette période particulièrement anxiogène pour elle.

Je vous envoie le plein de douceur…Prenez soin de vous au mieux !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La boulimie : une souffrance intense derrière un masque parfait

« Rien au monde, après l’espérance, n’est plus trompeur que l’apparence »
Charles Perrault

Pour rappel, je parle bien ici de la boulimie avec comportements compensatoires (vomissements, laxatifs…), de ce trouble du comportement alimentaire qui cache bien son jeu puisque dans la majorité des cas le poids est considéré comme normal : en bref, les apparences sont sauves !

Et c’est justement de ce  masque mis par la plupart des personnes souffrant de boulimie dont nous allons parler aujourd’hui.

Caractéristiques du masque

Si l’anorexique et l’hyperphagique laissent apparaître leur difficulté à travers  une maigreur ou un excès de poids, la personne boulimique se trouve quant à elle avec une souffrance bien plus discrète, tapie au plus profond d’elle-même.

La voyant dans la rue ou lors d’une activité, vous verrez le plus souvent une personne :

  • Plutôt mince et belle (même si elle en doute atrocement).
  • Intelligente
  • Qui conduit bien sa vie sociale.
  • Séduisante dans ses interactions.
  • Ayant un visage reflétant la sérénité (mais un œil aguerri peut cependant y déceler une fragilité).
  • Le sourire lumineux aux lèvres qui ne présage en rien du mal intérieur qui l’ habite.
  • De bonne humeur.
  • D’une conversation très discrète comme elle peut être une grande bavarde (sans se dévoiler elle bien sûr !).
  • Capable d’irradier, de rayonner à la ronde.
  • Capable de mots d’esprit et de beaucoup d’humour.

En bref, une personne charmante, attirante souvent appréciée.
Notons que ces qualités existent réellement chez ces personnes même si elles ont un sentiment d’imposture.
Ce sont de belles personnes simplement, elles ne laissent pas vivre d’autres parties d’elles-mêmes. Elles ne vivent pas à part entière.

Ce qui existe aussi derrière le masque :

  • Un rapport à l’autre souvent anxiogène.
  • Une idée fixe de ne pas traîner dans ce resto où on est avec des amis pour rentrer au plus vite et ce faire vomir.
  • Une peur immense de ne pas être aimée.
  • Un manque de confiance en soi important.
  • Un sentiment schizoïde (et non schizophrène) : à savoir l’impression de vivre à côté d’elles-mêmes et de ne pas être comme les autres, d’avoir quelque chose qui cloche.
  • Des idées obsédantes de nourriture.
  • Une tension nerveuse parfois explosive.
  • Des émotions ensevelies et anesthésiées.
  • Des passages dépressifs, des angoisses.
  • Un grand sentiment de honte et de culpabilité lié au fait qu’elles ne sont plus aux commandes de leur comportement alimentaire.
  • Des problèmes affectifs.
  • Un être que bien des peurs dominent.
  • Un besoin frénétique de plaire pour se sentir exister.
  • Un sentiment d’incomplétude.

Face à ce mal de vivre enfoui, la boulimie, même si elle est destructrice, les aide à survivre.

Conclusion

Restera à réconcilier ces différents aspects de soi… Commence alors un chemin, parfois long pour laisser toutes les parties de soi s’exprimer en toute sécurité et apprendre à vivre avec qui on est en lâchant le mythe de la perfection. Un chemin pour se rendre compte de sa valeur quelques soient nos imperfections.

Je vous envoie un flux d’énergie pour découvrir jour après jour tout le potentiel qui est en vous.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Troubles du comportement alimentaire : de qui s’entourer pour guérir au mieux ?

Chez les jeunes entre 18 et 25 ans, les TCA font partie de tiercé de tête des causes de mortalité. C’est dire l’importance du sujet et d’une bonne prise en charge pour éviter ce type de drame. Même si une guérison totale ne concernera qu’environ 60% de personnes souffrant d’anorexie et/ou de boulimie, les 40% restant peuvent accéder à de nettes améliorations et à une vie plus confortable s’ils acceptent d’être bien encadrés par une équipe pluridisciplinaire. Oui, le travail est souvent long et parfois teinté de rechutes, c’est vrai. Mais la belle personne que vous êtes, même si vous en doutez, mérite bien cette prise de temps pour se sentir mieux.

À qui demander de l’aide et dans quel ordre ?

Bon, l’essentiel est déjà de demander de l’aide ! Et plutôt vous oserez le faire, plus vite vous pourrez vous en sortir.

En première ligne, le médecin généraliste, pour autant que vous vous sentiez à l’aise avec lui/elle, est une des premières personnes que vous pouvez contacter. Il pourra déjà cerner le diagnostic, vous informer, vérifier certains paramètres de votre santé.
Il pourra également traiter certaines conséquences physiques engendrées par les TCA.
Selon l’intensité de ces conséquences, d’autres spécialistes peuvent entrer en ligne de compte (gynécologue, endocrinologue, cardiologue…)

En cas de nécessité d’un traitement antidépresseur, soit il le prescrira lui-même soit il va vous référer à un psychiatre pour un traitement plus ciblé. Je précise que cela n’a rien à voir avec la folie ;-). J’ajoute également qu’un traitement médicamenteux seul ne mènera pas à la guérison mais il aidera à se sentir mieux.

Le psychologue/psychothérapeute : indispensable à mes yeux pour cheminer sur la route du bien-être en étant soutenu(e), guidé(e).
Le travail prendra alors plusieurs voies mais avec un piller principal : L’estime de soi !
Je rappelle à cet effet les 3 composantes de l’estime de soi :

  • La confiance en soi
  • L’image de soi
  • L’amour de soi

Ce sont donc ces 3 composantes qui seront apprises avec douceur et bienveillance.

D’autres aspects seront pris en charge : un travail sur le lâcher prise, sur le bien-être dans les relations aux autres, sur l’alimentation proprement dite. Les croyances sur la personne elle-même, sur ses capacités et sur l’alimentation seront recadrées.

Une réflexion de fond peut aussi se faire autour de la dépendance affective.

Cela peut sembler beaucoup de choses à reconstruire, mais le thérapeute est là pour vous donner un maximum d’outils.

Plusieurs types de thérapie peuvent aider :

  • La gestalt thérapie qui travaille davantage avec les émotions.
  • La thérapie congnitive comportementale : qui va s’axer davantage sur vos croyances, vos pensées et vos comportements.
  • La thérapie systémique qui va être davantage axée sur les interactions en jeu.
  • L’hypnose Éricksonienne qui peut travailler sur vos croyances, le lâcher-prise, la confiance en vous, l’état de détente.
  • La psychologie positive

Et bien d’autres…C’est un peu à chacun de tester et de voir ce qui lui parle le plus.
Inutile de préciser que la qualité du lien créé avec le/la thérapeute va considérablement jouer quel que soit le courant psychologique adopté.

Dans l’idéal, une thérapie familiale devrait se faire en parallèle : il ne s’agit pas de pointer du doigt des fautes mais bien d’aider chaque membre et de recréer une dynamique familiale plus positive, plus constructive. En effet, en cas de TCA, c’est toute la famille qui est touchée par la souffrance. Chacun à sa façon et à des degrés divers.
Ce type de thérapie aura aussi comme objectif de permettre à chacun de trouver la place la plus juste.

Une approche corporelle a aussi ici toute sa place que ce soit par la relaxation ou des massages (kinésithérapeutes, psychomotriciens…).

Enfin, le recours à un(e) diététicien(ne) ou un(e) nutritionniste me paraît aussi essentiel.
Oui c’est vrai, en soi, les personnes souffrant de TCA sont souvent incollables en matière de calories présentes dans chaque type d’aliment ! Mais c’est toute l’éducation nutritionnelle qui est à revoir. Notre corps n’est pas une simple équation mathématique (voir article sur le sujet)
Le métabolisme a été fortement affecté au travers des restrictions ou des excès, c’est toute une ré-harmonisation qui doit s’opérer.
Pas-à-pas, en douceur, pour que le corps puisse se remettre à vivre, à fonctionner avec efficacité.

Pour ce qui est de l’hospitalisation, elle fera l’objet d’un prochain article car il en existe plusieurs formes et le sujet est parfois épineux 😉

Conclusion

Bien sûr le changement fait peur, et aller vers la guérison peut paraître effrayant à certaines personnes. La maladie génère de la souffrance mais elle est connue, on s’y est parfois identifié(e). Par conséquent, on peut dans certains cas avoir le réflexe de s’y accrocher.
Mais rester dans sa souffrance c’est finir par mourir d’une façon ou d’une autre.
Osez demander de l’aide, le parcours sera plus doux et plus léger. Et plus l’accompagnement sera multidisciplinaire, plus vite vous avancerez.

Je vous envoie un flux de force pour aller vers le meilleur de vous-même…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quand le sucre appelle le sucre : ou pourquoi il est si difficile de s’en débarrasser ?

Le sucre aussi addictif que la cocaïne ?
J’ai essayé des dizaines de fois de m’en passer mais je n’y arrive pas ! Que dois-je faire ?
Je grignote constamment du sucré en journée, suis-je réellement addict ?
Je me sens anxieuse quand je n’ai pas ma dose de chocolat…Est-ce normal ?
Rien de telle qu’une petite douceur quand j’ai le moral dans les chaussettes !

Des exemples qui peuvent se décliner à l’infini…

Bon, que l’excès de sucre soit nocif pour la santé, plus personne n’en doute, on est bien d’accord.

Pris en trop grande quantité, il est à l’origine de biens de maux : obésité, cancer, diabète de type II et son cortège de risques (perte de la vue, amputations, neuropathies…)
Pour ce qui est du diabète de type II, une fois installé, il est irréversible mais si vous vous prenez en main durant la phase de pré diabète (qui peut s’étendre sur plusieurs années), tout est toujours possible !…Juste pour info 😉

Maintenant, la peur n’est pas nécessairement le meilleur moteur pour avancer. Le plaisir de ce que l’on pourrait obtenir par un changement : oui ; Une souffrance actuelle : oui ; mais la peur d’une maladie future a rarement donné l’énergie nécessaire pour changer ses habitudes. La preuve en est : ces images atroces mises sur les paquets de cigarettes et qu’on nie subtilement. De même pour la nourriture, on sait que certaines substances vont à l’encontre de nos objectifs bien-être mais cela n’empêche pas certaines envies irrépressibles !

Alors qu’est-ce qui se joue avec le sucre ? :

Le sucre ne doit pas être diabolisé complètement, il est aussi nécessaire à notre métabolisme et contribue à donner de l’énergie. D’où cette tendance répandue de manger quelque chose de sucré quand on a un coup de mou ou lorsque l’on est en proie à une grande fatigue.
Néanmoins, il importe de distinguer les sucres lents (céréales complètes, légumeuses…) indispensables à notre bon fonctionnement, des sucres rapides qui eux sont potentiellement dangereux et ne procurent qu’une bien courte sensation de coup de fouet. Les sucres rapides n’ont d’ailleurs aucun intérêt sur le plan nutritif. Bon, ok, sur le plan hédoniste, c’est différent 🙂

Une substance sournoise présente à chaque tournant :

D’abord, il faut savoir que le sucre se trouve quasi partout que ce soit de façon nette ou cachée. Ainsi, il est largement utilisé dans les plats industriels préparés dits salés ; il y est ajouté comme exhausteur de goût. Ne compter donc pas sur la société pour vous aider à gérer votre consommation de sucre 😉

Addiction au sucre : Petit rappel sur les différents types de dépendance :

En gros, tout ce qui provoque du plaisir est susceptible d’entraîner une dépendance ! Mais de quel type de dépendance parle-t-on ?

Le premier type est d’ordre physiologique

C’est le besoin physique à proprement parler.
Effectivement, lors d’une consommation importante de mets sucrés, notre système de récompense au niveau du cerveau est bel et bien suractivé et en cas de privation soudaine, certains symptômes de manque peuvent apparaître telles que de l’anxiété ou de la nervosité. J’insiste sur le fait que cela ne concerne pas les mangeurs occasionnels de sucreries.
Il importe de ne pas mélanger une envie d’une compulsion. Une envie se manifeste de temps à autre et est contrôlable, une compulsion donne le sentiment de quelque chose de plus fort que soi, d’irrépressible. En cela, le mécanisme est assez identique à celui en jeu dans une consommation de « drogue ».
Maintenant, peu d’entre nous en sont arrivés à voler, à agresser ou à se prostituer pour du sucre ;-). Par ailleurs, le sucre n’a jamais remplacé la cocaïne lorsque son utilisateur était en manque !

Autre constat indiscutable : plus on mange sucré, plus on a une sensation de faim et plus on retourne vers le sucré. Preuves à l’appui sur des scans de cerveaux réalisés.

Parlant d’organisme, sachez qu’un déséquilibre en sérotonine (hormone du bien-être) et en dopamine rendent enclin aux dépendances : ne négligez donc pas cette piste.
En cas de déficit de sérotonine, privilégiez des aliments riches en tryptophane (ou prenez des compléments alimentaires de tryptophane). Idem pour la dopamine, elle existe aussi en gélules.

L’épuisement des glandes surrénales, du pancréas et du foie peut également entraîner un faux appel de sucre.

Le deuxième type de dépendance est la dépendance psychologique, émotionnelle :

Premier réflexe d’un(e) l’addict au sucre quand quelque chose perturbe l’univers de ses émotions : manger une douceur sucrée qui va venir apaiser, calmer, détendre.
Chaque émotion, qu’elle soit agréable ou désagréable incite à rechercher du sucré.
On tente ainsi de refouler les émotions qui nous dérangent. Et le cerveau va garder tout cela en mémoire ; il va garder en tête cet effet stimulant/ anti-stress / plaisir / soutien qu’apporte le sucre.
Cette dépendance psychologique peut varier en intensité selon la personnalité du sujet, ses bagages, son environnement.
Il semblerait que les personnes ayant une sensibilité très grande soient plus enclines à être addicts au sucre

Par ailleurs, le stress et  l’anxiété ont l’art de libérer du glucose dans le sang comme si l’individu était en état d’alerte et face à un danger. La tendance sera alors de manger et de stocker pour « faire face au combat » et au déséquilibre de glucose.

Enfin, le troisième type de dépendance, la dépendance comportementale :

Il s’agit là de nos réflexes conditionnés. Notre cerveau enregistre toutes les associations directes : repas= dessert ; pause= grignotage, contrariété = grignotages…Comme si notre geste de prendre quelque chose de sucré s’était programmé dans notre cerveau et se répète automatiquement.
Sans s’en rendre compte, la personne  addict au sucre est l’objet d’un grand nombre de mouvements réflexes et ne se rend pas toujours compte des quantités ingérées au fil de la journée.

Ces différents phénomènes expliquent à eux seuls pourquoi c’est si difficile de rompre avec le sucre quand on y est habitué…

Conclusion : Que faire ?

Vous connaissez ma philosophie des petits pas, pas la peine de tout supprimer d’un coup, vous courrez juste le risque de vous rabattre sur d’autres mets riches ou de manger double dose après quelques semaines !

Quelques astuces :

  • Diminuer lentement certains aliments à base de sucre rapides.
  • Privilégiez ce que vous préparez vous-même, vous éviterez ainsi les sucres industriels.
  • Laissez plus de place au sucres lents (céréales complètes : pain complet, pâtes complètes, légumeuses…) vous serez ainsi mieux rassasié(e)s et obtiendrez bien plus d’énergie à long terme.
  • Modérez les boissons caféinées qui épuisent les glandes surrénales et vous poussent à consommer du sucre par une fausse illusion d’en avoir besoin.
  • Idem avec les farines blanches et l’alcool, en affaiblissant le foie, ils vont générer le même type de sensation.

Allez, un pas à la fois, en douceur, jour après jour jusqu’à un équilibre où tous les aliments ont leur place avec modération.

Je vous envoie le plein de sérénité pour cheminer tranquillement vers la route du mieux-être.

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Quelle surveillance médicale pour la personne souffrant d’anorexie ?

Quels sont les paramètres médicaux à surveiller régulièrement ?
Sur quels critères doit-on s’appuyer pour une hospitalisation sur le plan physique ?
Sur quels critères se baser pour envisager une hospitalisation psy ?

Surveiller sa santé : une question vitale non négociable.

La personne qui souffre d’anorexie vit avec un état de santé fortement fragile, parfois au seuil de la mort. Son système immunitaire fonctionne à minima la rendant une proie facile pour les virus et autres bactéries.

On veillera donc à ce que certains paramètres soient régulièrement vérifiés :

  • Ionogramme sanguin.
  • Rythme cardiaque voire même électrocardiogramme.
  • Tension artérielle.
  • Paramètres hormonaux.
  • Examen ophtalmologique.
  • Ostéodensitométrie : pour rappel, la dénutrition fragilise considérablement le système osseux et entraîne un risque accru de fractures.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour raison vitale :

  • La rapidité et/ou l’intensité de la perte de poids.
  • Évanouissements.
  • Épuisement physique majeur dont la patiente se plaint elle-même.
  • Une tension artérielle frisant les 8 voire moins, un rythme cardiaque beaucoup trop lent montrant la souffrance du corps à fonctionner.
  • Un état de confusion, où la personne a du mal à rassembler ses idées, voir même à parler avec un débit normal. Lire ou avoir des activités intellectuelles devient compliqué alors que c’était ses domaines de prédilection auparavant.
  • Une occlusion intestinale.
  • Des globules rouges, des globules blancs et un potassium en chute libre : pour mémoire, un manque de potassium rend le risque cardiaque imminent.
  • Élévation du taux d’urée.
  • Une activité physique compulsive en dépit de tous ces critères, aggravant ainsi la situation.

Tous ces éléments sont hyper importants et doivent être gardés à l’œil. Ce qui n’est pas toujours évident car la personne en souffrance a parfois du mal à consulter et a une forte tendance à sous-estimer son état. Pas évident pour les proches non plus, l’anorexie est souvent une maladie longue qui s’étend dans le temps et par protection, l’entourage « s’habitue » parfois à cet état. Non pas qu’ils s’en foutent loin de là, ils sont toujours très inquiets mais des mécanismes de survie font qu’on ne peut pas rester collé à cette idée de danger imminent.

Signaux d’alerte nécessitant une hospitalisation pour cause de détresse psychologique :

  • Idées suicidaires récurrentes, voire tentatives de suicide avérées.
  • Automutilations à répétition.
  • Dépression majeure, bouffées d’angoisse.
  • Échecs multiples de prise en charge en ambulatoire avec in fine une aggravation des symptômes et une chronicisation établie.
  • Ambiance familiale tendue avec des conflits importants.
  • La présence d’autres addictions : drogues, alcool…

Conclusion

Si l’hospitalisation n’est pas la panacée universelle, vient un moment où elle devient vitale et indiscutable. C’est le cas lorsque la mort s’annonce doucement au travers d’un organisme prêt à lâcher ou des idées suicidaires de plus en plus présentes.

Il importera alors de trouver une prise en charge qui va considérer la personne dans sa globalité et l’aider à vivre avec plus de confiance en elle. Un traitement qui ne viserait que le gavage et la reprise de poids est le plus souvent voué à l’échec…

Je vous envoie un flux d’énergie pour que la flamme de vie se ravive en vous…

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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« Il suffit que je regarde un biscuit pour prendre un kilo! »… ou pourquoi certain(e)s semblent prendre plus vite que d’autres à calories égales…

Certaines personnes en surpoids sont de petits mangeurs alors que d’autres semblent pouvoir tout manger allègrement sans prendre un gramme !

Comment interpréter ce phénomène qui paraît si injuste aux yeux de certains ?

Soyons clairs, il n’y a bien sûr pas de réponse unique mais tentons malgré tout quelques pistes.

De toute évidence un simple calcul des entrées et des sorties ne suffit pas à expliquer le phénomène.

Un métabolisme affaibli ?

  • Il semblerait effectivement que certaines personnes ont un métabolisme qui fonctionnerait « au ralenti » et ce de façon constitutionnelle, génétique.

Mais il existe d’autres raisons qui pourraient expliquer ce ralentissement :

  • Une vie au ralenti : si la personne se sent complètement apathique, sans élan, qu’elle a toujours froid, qu’elle a tendance à bouger le moins possible…le métabolisme est alors un peu une mise en image d’un état d’être plus général (tout problème de santé ayant été éliminé).
  • Une thyroïde à surveiller, en hypo, elle peut expliquer un état d’abattement et une prise de poids plus rapide.
  • L’abus de régimes ou de périodes de restrictions : alerté par des manques répétés, l’organisme se met en état d’alerte, apprend à se mettre en mode « économique » en réduisant ses besoins et par la même occasion il joue les écureuils en stockant le moindre aliment ingéré.

  • Des régimes de type « protéinés » : qui ont bien fait fondre…les muscles…bien plus que la graisse. Or c’est justement notre masse musculaire qui fait fonctionner notre métabolisme à plein rendement ; en déperdition, il se permet de consommer moins.
  • Une activité physique proche du niveau zéro, non pas par paresse mais souvent en raison de l’inconfort que ce type d’activité génère : essoufflement, transpiration, cœur qui part en cavale. Un sentiment de gêne voire de honte pour certains pourrait aussi expliquer cette tendance à laisser le sport de côté.

Le stress, la culpabilité, le manque de sommeil

Oui vous lisez bien : stress et manque de sommeil ont tendance à produire un excès de cortisol dans l’organisme. Or cette substance va jouer les troubles fêtes dans le bon fonctionnement du métabolisme

Et pour ce qui est de la culpabilité, il s’agit là d’un point essentiel, crucial.
Imaginons deux personnes en train de manger une barre de chocolat :

  • La première la savoure pleinement, s’en délecte sans la moindre culpabilité…elle va alors sécréter de bonnes endorphines.

  • L’autre est tiraillée, se dit qu’elle ne devrait pas la manger, que c’est pas bon pour sa ligne, la mange en vitesse et s’en veut particulièrement après se traitant de nulle et d’incapable…Elle va alors sécréter en dose massive d’hormones du stress dont du cortisol…Et voilà le brin qui est mis dans le métabolisme qui va dès lors moins bien fonctionner.

Moralité : Ou vous craquez ou pas… mais dans les deux cas cela doit être avec plaisir !
Rester sur sa faim, se sentir frustré(e), énervé(e) n’est pas non plus la meilleure formule pour votre métabolisme.
Se priver entraîne un état d’apathie, d’irritabilité, d’anxiété, de déprime peu profitable à une bonne régulation de notre organisme.

Des perceptions erronées :

  • Le fait de ne pas tenir compte de ses sensations de faim et de satiété peut avoir pour résultat un excès de nourriture par rapport au besoin réel de l’organisme.

Nous sommes dans une société fortement conditionnée par des heures « pour manger » tant et si bien qu’on s’installe souvent à table parce que c’est l’heure et pas nécessairement parce qu’on a faim. De la même façon, on termine son repas lorsqu’il n’y a plus rien dans l’assiette et pas parce qu’on se sent rassasié(e).

  • Une mauvaise perception de la valeur énergétique des aliments : on peut avoir un minuscule gâteau…mais qui est très calorique. Certains aliments mangés en grande quantité seront moins caloriques qu’une petite pâtisserie. Il y a donc confusion entre la quantité ingérée qui semble ridicule et la valeur calorique de l’aliment.

  • Une non conscience des quantités ingurgitées : on pioche durant la préparation du repas, on grignote un truc par ci par là…et on oublie… Le total peut ainsi être plus conséquent qu’on ne l’avait estimé. Le fait de manger en faisant autre chose, de façon automatique diminue aussi la conscience de ce que l’on mange vraiment. Courir d’un coin à l’autre sans se poser va de la même manière favoriser l’amnésie des aliments réellement consommés.
  • Se ruer sur les produits lights…et in fine en manger plus sans trop s’en rendre compte. Ce qui au total reviendra au même. Ou encore manger quelque chose de light, en être frustré(e) et quand même se jeter sur ce dont on avait envie au départ : deux prises pour le prix d’une ;-). Si vous avez vraiment envie de quelque chose : autorisez-vous une part, dégustez-là lentement et avec plaisir, vous aurez moins de risque de la stocker.

Conclusion :

Bien sûr la génétique nous a parfois jeté un sort moins favorable mais pas que…
Parfois il est bon d’observer de plus près, sans jugement et sans critique, ce qu’on mange. D’avoir plus conscience de nos gestes, de nos automatismes afin de pouvoir rectifier certaines perceptions trompeuses.
Mais surtout souvenez-vous qu’à calories égales, quelque chose de mangé avec plaisir et délectation a beaucoup moins de chance de s’accumuler que si cette même chose est ingurgitée dans le stress et la flagellation…
Retrouvez donc cette notion de plaisir et mangez en vous posant tranquillement 🙂
Vous pouvez le faire ! Bien-être garanti 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La bigorexie ou quand le sport devient un trouble compulsif

Le sport est devenu une obsession quotidienne pour vous ?
Vous êtes angoissé(e) quand quelque chose freine votre pratique ?
Toute votre journée en pâtit si vous n’avez pas eu votre dose d’exercices physiques ?
Vous faites plusieurs heures de sport chaque jour ?
Vous trouvez que ce n’est jamais assez et que votre corps n’est jamais assez bien ?
Vous trouvez que les autres n’en font pas assez ?
Vous êtes prêt(e) à mettre vos autres secteurs de vie de côté pour pouvoir vous entraîner ?
Vous déprimez et êtes en véritable état de manque si quelque chose empêche votre entraînement ?
Vous avez des conflits avec votre entourage à propos du sport ?

Si vous répondez oui à au moins 4 de ces critères, il est temps d’appuyer sur off et de vous poser quelques questions car la bigorexie vous guette…Le sport est passé du stade de plaisir au stade de l’obsession.

Comment la définir ?

Pour la cerner, je reprendrai ici une note des spécialistes du Centre d’Études et de Recherches en Psychopathologie de Toulouse :

« Besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique, sociale »

Notons que ce trouble n’est reconnu par l’OMS que depuis 2011.

Dans une société qui prône la minceur et la performance, son incidence est en plein expansion

Qui est concerné ?

Pas la peine d’être un professionnel du sport pour en souffrir, ce trouble touche également les amateurs.

Isolément, on la retrouve davantage chez les hommes en quête d’une musculature et d’un corps parfait, bien « sec ». Elle sera souvent associée à un régime alimentaire protéiné strict, à la prise de substances anabolisantes et de compléments alimentaires multiples.

En association avec l’anorexie, elle formera un cocktail explosif à quasi tous les coups et touchera donc beaucoup les femmes. Le but est alors assez clair : maigrir, maigrir, maigrir…Zéro graisses et augmenter son métabolisme.
La personne qui en souffre pensera alors : « Si je fais moins de sport, je serai énorme ! »

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