Deux personnes peuvent-elles être incompatibles sexuellement ?

On s’aime profondément, on est super câlin…mais au lit, ça n’a jamais collé entre nous…
On s’entend super bien au quotidien mais côté sexe, c’est loin d’être le feu d’artifice !
Je l’aime mais le désir n’est plus au rendez-vous…

Existe-t-il des couples qui seraient vraiment incompatibles sexuellement ?
Et d’abord, de quoi parle-t-on ?

Il est clair que nous ne parlons pas ici des phases momentanées que peut vivre tout couple : phase de maladie, grossesse, burn out,… Phases qui s’expliquent par des circonstances de vie et qui disparaissent une fois l’événement surmonté.

Nous ne parlons pas non plus de débuts parfois peu concluants dus au stress et à la pression que l’on peut se mettre. Les premiers rapports avec une personne sont rarement mémorables, l’extase est loin d’être toujours au rv : on ne connaît pas encore vraiment l’autre, on a peur de ne pas être à la hauteur, on se met la pression pour conquérir l’être désiré…et c’est parfois le flop ! Généralement, la confiance qui va s’installer aura vite fait de rétablir les choses.

Nous n’aborderons pas non plus les maladies pouvant affecter la sexualité d’une personne.

Enfin précisons, qu’une dysharmonie sexuelle n’empêche nullement un réel attachement, un réel amour.

Alors, c’est quoi cette fameuse incompatibilité ?

Quelques indices…

  • La séduction est peu au rv, on ne se taquine pas/plus, on ne se charrie pas/plus.
  • Vous finissez l’acte sexuel systématiquement chacun de votre côté (je dis bien systématiquement).
  • Aucune position n’est appréciée par les deux en même temps.
  • L’un des deux est absent pendant les ébats et se laisse faire.
  • Vous n’êtes jamais synchro au niveau du timing (l’un est du matin, l’autre du soir).
  • Vous ne faites l’amour que pour les grandes occasions (fêtes, anniversaires, vacances…) et encore parce que vous vous y sentez forcé(e).
  • L’un veut du lent, l’autre veut un rythme plus soutenu.

Alors on est bien d’accord que ces points peuvent exister au sein de chaque couple à certains moments, c’est le côté récurrent de ces différences qui crée l’incompatibilité.

Des facteurs organiques en cause ?

  • La taille du sexe peut-elle être un problème ? En fait assez rarement. Le vagin mesure environ 8 cm au repos, 12 quand il est excité mais rappelons qu’il est capable de s’étendre bien au-delà lors des accouchements. Quant au pénis, petit au grand au repos, il fait en moyenne entre 12 et 17 cm en érection…Jusque-là pas de souci et ce d’autant plus que le fameux point G se situe à environ 4 cm de l’entrée du vagin. Souvent le problème vient du fait que la femme n’est pas suffisamment lubrifiée/excitée ce qui génère alors une difficulté de pénétration ainsi qu’une douleur. La clé : prolonger les préliminaires et appliquer un gel lubrifiant. Certaines positions où la pénétration est moins profonde peuvent également être plus agréables que d’autres, il faut en discuter à deux. Si en plus la femme est davantage clitoridienne, la taille du pénis aura encore moins d’importance.

  • Un vagin pas suffisamment gainant peut-il influencer ? Il se peut qu’après un ou plusieurs accouchements, le périnée soit un peu trop relâché ; les sensations de frottement au niveau du pénis peuvent alors être insuffisantes. Là c’est la rééducation périnéale qui sera à l’ordre du jour pour retonifier cette zone.

 

  • Une odeur et un contact de peau qui ne passent pas : là c’est plutôt embêtant !
    En général, le problème existe depuis le début mais on est passé au-dessus parce que l’entente était bonne. Parfois, il apparaît avec le temps et symbolise souvent un autre difficulté dans le couple (« on ne sent plus l’autre»)

Bref, les incompatibilités physiologiques sont globalement assez rares

Des facteurs individuels et relationnels ?

  • Un décalage important d’appétit sexuel : l’un étant un très bon mangeur, l’autre ayant un appétit de moineau ;-). Bien sûr l’appétit peut aussi tout simplement être variable selon les circonstances mais si le souci existe depuis quasi le début et est systématique, une frustration aura tôt fait de s’installer chez celui qui est le plus gourmand. Du côté du moins désirant, c’est une culpabilité qui risque de l’affecter. Par contre, deux petits appétits ne seront pas dits « incompatibles » puisqu’ils sont sur la même longueur d’ondes. Il n’y a pas de norme à suivre, tout va dépendre du décalage entre les deux membres du couple.

  • Un décalage dans les intérêts sexuels : l’un aime telles pratiques, tels fantasmes, l’autre pas du tout. Des refus à répétition d’entrer dans le jeu de l’autre peuvent aussi générer douleurs et frustrations chez les deux partenaires.

Alors que faire ?

D’abord, rien n’est inéluctable et pour autant que la curiosité, la confiance et l’amour soient au rendez-vous, beaucoup de choses peuvent s’apprendre et évoluer.

Le premier pas est bien sûr d’en discuter, sans jugement, sans critique.

Idéalement, chacun devrait pouvoir s’exprimer sur ces différents points :

  • Fréquence idéale selon le point de vue de chacun ?
  • Quelles sont les positions, le type de caresses, le type de scénarios, le type de pratiques sources d’excitation ?
  • Quelles sont les positions, le type de caresses, le type de scénarios, le type de pratiques qui rebutent voire même sont considérés comme inacceptables ?
  • Quelles sont les positions, le type de caresses, le type de scénarios, le type de pratiques qui laissent a priori indifférent mais qu’on est prêt à tester, sans garantie que cela plaira.

Comparez ensuite vos réponses avec bienveillance et voyez les points sur lesquels vous pouvez vous retrouver et prendre tous les deux du plaisir.
Testez en remplaçant la pression par la notion d’amusement, donnez-vous le droit d’être un peu gauche au départ, donnez-vous le droit de ne pas apprécier.

Conclusion :

Ne vous avouez jamais vaincu(e), essayez différentes choses, il y aura toujours bien des plaisirs sur lesquels vous pourrez vous retrouver.
Découvrez la palette que la sexualité peut offrir mais n’hésitez jamais à affirmer vos préférences et vos limites. Le but n’est pas de subir, le plaisir doit rester partagé.
Et rappelez-vous qu’un dialogue ouvert et accueillant peut faire des miracles.

Douces découvertes à chacun !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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