Les raisons psychiques qui empêchent l’orgasme tant convoité chez la femme

Nous avons vu lors d’articles précédents ce qui pouvait favoriser l’accessibilité au feu d’artifice qu’est l’orgasme. Nous avons également montré qu’il pouvait y avoir une vaste palette de plaisirs même si l’orgasme n’atteignait pas son apogée.
Aujourd’hui, c’est sur les freins à l’orgasme que nous allons nous pencher.
Nous allons commencer par les blocages psychiques, nous aborderons les freins physiques dans notre prochain article.

Mais pourquoi certaines femmes ont-elles du mal à jouir pleinement ?

Les raisons sont souvent multifactorielles et nous allons les brosser ensemble.

Je précise que je ne parle pas ici des femmes jeunes qui doivent encore explorer leur corps et les délices de la sexualité. L’orgasme prend parfois son temps pour se laisser découvrir. L’expérience vient avec le temps, avec l’âge.

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De la jouissance à l’orgasme féminin : une infinie palette de plaisir

Le terrorisme lié à « il faut avoir un orgasme » amène beaucoup de femmes à se croire ratées, nulles et incompétentes sexuellement. Ce même terrorisme conduit beaucoup d’hommes à se sentir moins virils, n’ayant pu « procurer » ce graal ultime à leurs femmes.

La relation sexuelle se voit ainsi gâchée par cette obligation souvent devenue une obsession chez les deux partenaires.

Or le plaisir féminin n’est pas qu’orgasme…
De la simple jouissance au véritable orgasme, le plaisir peut se décliner de différentes façons…

La jouissance n’est pas l’orgasme :

La jouissance est un plaisir plus diffus, moins soudain et plus long.
Si l’orgasme est sensé tout emporter sur son passage, la jouissance est faite de vagues plus douces, plus subtiles. Si l’orgasme s’extériorise avec bruits, la jouissance est un pétillement interne. Avec elle, on est plus dans le domaine de la délectation, on savoure chaque sensation.
Rien que le fait d’accueillir son homme au creux d’elle-même, produit chez la femme un enchantement, une douce exaltation. Ici les notions de partage , de communion, procurent un plaisir intense.
Sentir son homme l’étreindre, la caresser, la pénétrer suffit à l’emporter vers un sentiment profond de plénitude.

Sachez-le messieurs, dames : une femme ne ressent pas le besoin d’avoir un orgasme à chaque fois, plusieurs facteurs peuvent entrer en ligne de compte :

  • La fatigue
  • Le temps dont on dispose pour le câlin
  • Les tracas
  • Les enfants dans la chambre à côté

Mais tout cela n’empêche pas la joie et une certaine extase d’être au rv.
Le plaisir ne se limite pas à la technique et aux organes !
Le tremblement de terre peut ne pas avoir lieu mais peut faire place à un bain d’exquises sensations. Et c’est loin d’être négligeable !

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La ménopause est-elle vraiment un frein à l’épanouissement sexuel ?

Lorsque que l’on évoque la ménopause en lien avec la sexualité, elle a l’art de faire débat.

Mais qu’en est-il réellement ? Cette nouvelle étape dans l’évolution du corps signe-t-elle l’agonie des moments d’extase ? La féminité est-elle reléguée au second plan ?

Tout d’abord, de quoi parle-ton ?

La ménopause n’est actée qu’après 12 mois sans règles. Elle est généralement précédée de 3 ou 4 années ou les cycles commencent à s’espacer ou à se faire selon leur fantaisie.
Elle survient plus ou moins tôt ou tard, avec une moyenne d’âge autour de 50 ans.

Un phénomène biologique :

Que se passe-t-il au niveau physiologique ?

Certaines hormones voient leur taux baisser avec pour conséquences une lubrification moindre et un amincissement des parois vaginales. Les petites lèvres peuvent aussi se rétracter quelque peu. La phase liée à l’orgasme peut également être plus courte (ce qui n’empêche pas la sensation).
Ce sont surtout les oestrogènes qui voient leur niveau chuter.
Mais d’autres hormones sont concernées : augmentation de la FSH et chute d’androgènes surrénaliens.

Il est à noter que ces chamboulements ne constituent pas un obstacle majeur à la sexualité.

…Autant que psychologique…:

Plus encore que le biologique, la symbolique que chaque femme va y mettre sera essentielle. Certaines se sentiront libérées, délivrées des règles 😉 et profiteront pleinement de leur vie sexuelle. Elles prendront la vie du bon côté : adieu toutes craintes de grossesse, les enfants sont grands et en général ont pris leur envol, elles ont appris à s’accepter, elles ont envie de relancer leur vie de couple et de rattraper le temps perdu.
Pour elles, le désir n’a effectivement pas d’âge !

D’autres par contre y mettront une symbolique de perte de féminité, ne plus pouvoir procréer étant synonyme de ne plus être une femme à part entière. Elles l’associeront aussi au début de la vieillesse, de la maladie, à un corps qui décline. Elles se sentiront d’emblée moins séduisantes, moins sexy.

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Traitements médicamenteux et sexualité : une association parfois difficile

Lorsqu’on recherche les causes d’une dysfonction sexuelle, quelle qu’elle soit, on peut souvent incriminer (totalement ou partiellement) la prise d’un traitement médicamenteux.

Il est dès lors important d’attirer l’attention des praticiens sur les effets sexuels néfastes de certaines molécules et de les encourager à interroger activement leurs patients car ces effets secondaires peuvent être combattus ou atténués.

Les psychotropes, spécialement les antidépresseurs et les neuroleptiques, ainsi que les antihypertenseurs, en particulier les bêtabloquants et les diurétiques, sont le plus souvent mis en cause. Les mécanismes d’action sont multiples, impliquant de nombreuses substances endogènes. Certaines inhibent l’une ou l’autre des fonctions sexuelles, d’autres facilitent ces mêmes fonctions. Les manifestations sont diverses: simple perturbation du désir sexuel (augmentation ou diminution), anomalies de l’érection, de la lubrification, de l’orgasme, de l’éjaculation (qui peut être retardée ou totalement inhibée).

L’éjaculation précoce, une des dysfonctions sexuelles les plus fréquemment rencontrées, n’est en revanche jamais secondaire à un traitement médicamenteux.

Les antidépresseurs

Notons que la dépression entraîne en elle-même un effet négatif sur la libido. Avant d’aborder les effets des antidépresseurs, il faut donc tenir compte du fait que l’état dépressif a déjà un impact sur l’appétit sexuel.

Inversement, même avec un traitement, toute amélioration d’une dépression peut se traduire par un retour du désir, une augmentation de la libido. Pour les hommes, il faut de fortes doses de certains antidépresseurs pour empêcher l’érection et/ou inhiber l’éjaculation. L’âge peut aussi jouer: une personne âgée peut être plus sensible aux effets indésirables des antidépresseurs.

Il existe plusieurs types d’antidépresseurs:

  • les tricycliques : certaines substances de cette famille peuvent entraîner un effet direct sur l’érection, la rendant difficile. L’éjaculation peut être empêchée, la lubrification devient difficile ;
  • les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la sérotonine (par exemple la fluoxétine).Ils peuvent provoquer des éjaculations retardées, une baisse de la libido et des troubles érectiles. Certaines substances peuvent avoir moins d’effet négatif sur la sexualité, il semble donc impératif d’en parler à son médecin
  • les antipsychotiques et les neuroleptiques : pour ces catégories, on retrouve une baisse de la libido dans plus ou moins 35% des cas, des troubles érectiles dans environ 20% des cas et des dysfonctions éjaculatoires et orgasmiques dans environ 20% des cas.À noter cependant que dans 20% des cas, il peut y avoir augmentation de la libido (cette augmentation pouvant être liée à la réduction des symptômes psychotiques).

    Là aussi certaines substances seraient moins défavorables.

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Le vaginisme : Kesako ?

En quoi consiste ce symptôme qui cause tant de souffrance à certaines femmes ?

Commençons par une définition :

Il s’agit d’un spasme involontaire de la musculature extérieure du vagin qui empêche toute pénétration. Pour certaines femmes même les tampons sont bannis, même un examen gynéco est rendu impossible. La souffrance qui en résulte est aussi bien psychique que physique.

On peut en repérer différentes formes :

  • Le vaginisme dit « superficiel » : contrairement à ce que son nom laisse imaginer, dans ce cas, aucune pénétration n’est possible.
  • Le vaginisme « profond » : l’entrée est possible sur environ 1 cm, la contraction se fait davantage à l’arrière.
  • Les faux vaginismes : la personne pense souffrir de vaginisme alors qu’il peut s’agir d’un hymen particulièrement dur (ce qu’un petite intervention peut contrer) ou d’un autre problème à savoir un syndrome de vestibulite vulvaire.
    Pour simplifier, cette dernière est une inflammation chronique du vestibule qui se traduit par des douleurs de la vulve lors du touché, de la pénétration ou d’un examen médical.

Le « vrai » vaginisme peut être primaire ou secondaire :

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