Les paraphilies : Un simple trouble ? Une souffrance ? Un crime ?

Mais que recouvre donc ce terme ?

Il correspond à ce qui anciennement était nommé « perversions » ou « déviances sexuelles ».

En soi, chaque être humain a ses préférences sexuelles et ses facteurs d’excitation de prédilection. Ce n’est pas nécessairement bien ou mal, c’est juste différent.

Dans le cas des paraphilies, le sujet se retrouve excité par quelque chose « hors norme »
Plusieurs gradations existent, de la simple préférence à la véritable obsession.
Il s’agit d’un trouble où le comportement sexuel est particulièrement atypique.
Il peut s’agir de pratiques sexuelles déviantes (sadisme, masochisme, pédophilie…) où la jouissance est obtenue à travers la souffrance ou l’humiliation d’autrui.
Pour ce qui est des adeptes du sadomasochisme, il faut distinguer les personnes consentantes qui en font un jeu d’une paraphilie.
Dans certains cas, le trouble tourne autour de certains objets, ou animaux, ou éléments précis du corps (zoophilie, nécrophilie, fétichisme…), ou certains comportements spécifiques.
Pour d’autres, ce sera en touchant une personne non consentante ou en se frottant à elle (frotteurisme..). D’autres encore exhiberont leurs organes génitaux devant des personnes n’ayant rien demandé (exhibitionnisme).

Bref, le chemin vers l’excitation et/ ou l’orgasme se fait par des moyens pour le moins inhabituels.

On relève plus de 500 thèmes de paraphilie ! Comme quoi, un large panel est présent. Aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de femmes sont concernées. Ce sont surtout les hommes qui sont touchés par ces troubles.

Si certains sont inoffensifs et ne causent pas de souffrance majeure, d’autres sont punissables par la loi et sont considérés comme des crimes.

Critères repris selon le DSM IV (manuel de référence en psychologie et psychiatrie)

Comportements intenses et récurrents sexuellement fantaisistes, de grandes envies sexuelles impliquant généralement (1) des objets inanimés, (2) souffrance et humiliation de soi ou d’un partenaire, (3) enfant ou autre personne non consentante
Ces fantaisies, impulsions, ou comportements s’étendent sur une période d’au moins 6 mois et peuvent causer une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

En fait, pour parler de trouble, il faut que son « objet » soit la seule source d’excitation possible.

Différents degrés

La paraphilie dite optionnelle : Faire l’amour est possible autrement que par le thème de la paraphilie. L’excitation sexuelle sera amplifiée par un fantasme ou un objet ou une pratique particulière, mais est également possible en dehors de cela. Faire l’amour d’une façon plus « classique » est toujours réalisable.

La paraphilie préférée : si le sujet doit choisir, il préférera toujours sa paraphilie aux relations sexuelles plus standards. Il peut encore avoir l’un ou l’autre rapport « conventionnel », mais cela devient plus difficile pour lui. Le recours aux vidéos sur son thème de prédilection et à la masturbation compulsive prendra plus de place que la sexualité concrète.

La paraphilie exclusive : sans « l’objet » de sa paraphilie, l’individu est incapable d’excitation, d’érection.

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