Aimer sans se perdre…

Vous vous demandez comment rester vous-même dans une relation à deux ?
Vous avez du mal à déterminer la frontière entre concessions et soumission ?
Vous avez des difficultés à trouver un équilibre entre vos besoins et ceux de l’autre ?
Vous craignez le conflit et préférez vous taire sur ce qui est important pour vous ?

C’est à ce type de questions que nous allons tenter de répondre ensemble aujourd’hui …
Ou du moins apporter quelques pistes 😉

Je précise cependant que je n’aborderai pas ici le cas de relations toxiques basées sur une manipulation malveillante. Cela fera l’objet d’un autre article.
J’évoque simplement ce que beaucoup de couples peuvent connaître naturellement dans leur vie de par leurs blessures.

S’il y a bien une chose que l’école n’apprend pas c’est à aimer : aimer son être comme aimer l’autre. Dès lors, nous avons du nous dépatouiller avec nos valises, nos expériences.

Notre capacité à rester « entier » dans un couple va passer par différents filtres. Voyons un peu quelques-unes de ces influences :

  • La façon dont nous avons été aimé(e) durant notre enfance va incontestablement laisser une marque. Il ne s’agit nullement de culpabiliser ici nos parents : eux-mêmes ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec leurs propres bagages et le plus souvent ils ont vraiment cru bien faire. Par ailleurs, plusieurs individus pourraient très bien vivre dans la même fratrie et ne pas souffrir de la même blessure. Chaque enfant aura ses propres points de sensibilité. Toujours est-il que si l’enfant ne s’est pas senti aimé de façon inconditionnelle, s’il a eu l’impression qu’il était apprécié en fonction de tel ou tel type de comportement, il y a fort à parier qu’une fois adulte il aura tendance à reproduire ces mêmes attitudes pour garder l’amour de l’autre quitte à s’oublier.Ex : éviter le conflit, ne jamais faire de vague, « être docile »…
  • La peur du rejet
    Elle fait aussi souvent partie de nos blessures d’enfance et peut se rallier au premier point évoqué. Dans ce cas, la personne évite de dire ce qu’elle a en elle ou ce dont elle a besoin pas peur d’être rejetée, abandonnée.
  • La peur de la solitude
    Certaines personnes ont du mal à être en compagnie d’elle-même et ont la sensation d’un vide immense. Elles sont par conséquent plus susceptibles de mettre leurs propres désirs de côté. Le plus important à leurs yeux étant d’être accompagnées sur les chemins de la vie même si pour cela, il y a un prix à payer.
  • La peur de paraître égoïste
    Et ce en lien avec les valeurs préconisées au sein de la famille ou au nom de certains principes religieux. Les « autres » sont alors automatiquement considérés comme devant passer avant nous.
  • Les valeurs véhiculées au sein de la culture dans laquelle on vit : chaque société a ses convenances, son idée de ce qu’il est bon de faire ou pas !
  • Les principes émis par un courant religieux auquel on adhère.
    Ou en tous cas les interprétations que l’on en  fait …
    Telle ou telle chose étant perçue comme « mal » ou « égoïste ».
    Sans compter la notion de « sacrifice » souvent idéalisée dans de nombreuses religions.
  • Le type d’enseignement scolaire peut aussi jouer son rôle dans notre conception de la vie et des relations humaines.
  • Le milieu socio-économique peut également influencer
    Il est souvent plus facile d’exister quand on ne dépend pas de l’autre financièrement et qu’on a les moyens de subsister.

Mais il y aussi d’autres facteurs qui vont intervenir et qui ne sont pas nécessairement  en lien direct avec notre enfance :

  • Les chagrins d’amour, les trahisons vécues à l’âge adulte entraînant pour certains une perte de confiance en eux, en l’amour, en l’autre sexe (ou le même sexe ;-). Il peut en résulter une crainte de se livrer, d’être soi par peur que l’on s’en « serve » un jour ou simplement pour se protéger d’une nouvelle douleur… Du moins croit-on.
  • La relation que l’on entretient avec son propre corps, si l’on considère son corps avec mépris, on aura d’abord du mal à croire que l’autre peut l’aimer mais en plus la crainte que l’autre aille vers un corps plus désirable peut être décuplée… Et donc on va tout mettre en œuvre pour faire plaisir à l’autre quitte à s’oublier. On rejoint alors la peur d’être rejeté(e) ou abandonné(e). Pire encore, certains penseront que c’est déjà bien d’avoir un partenaire avec « le physique qu’ils ont » et ne se donneront dès lors pas la permission de s’affirmer.

Et pourtant…

  • Si nos blessures d’enfance ont la vie dure, elles ne sont pas pour autant incurables, tout peut s’apprendre. Je ne dis pas que le chemin est facile, il est parfois épineux et demande du temps mais c’est possible. Bien sûr c’est plus évident si on s’est senti choyé(e), valorisé(e), en sécurité étant enfant mais on peut aussi apprendre à laisser l’autre accéder à notre véritable personne en étant adulte.
    Par ailleurs (je répète que je ne parle pas ici de relations basées sur la manipulation perverse), l’autre nous aime dans notre globalité et n’est pas comme nous le nez pointé sur nos défauts. Si vous vous sentez nul(le) en cuisine, cela ne fait pas de vous un être nul… Apprenez à distinguer votre capacité à faire (ou non) et à être !
    Votre être est une mosaïque faite de couleurs lumineuses et de zones d’ombre et c’est ce qui fait tout votre charme.
  • Être en désaccord est humain et pas nécessairement dangereux
    Exprimer une opinion différente ne signifie pas qu’on ne s’aime plus mais juste que l’autre est un « autre », différent de vous et il le sera toujours.

Faut-il dès lors communiquer sur tout ?

Non bien sûr, l’idée est de tenir compte de vos besoins et de trouver un compromis avec ceux de votre partenaire. Les besoins doivent toujours être en partie satisfaits sinon on s’éteint. Et pour trouver un terrain d’entente où chacun s’y retrouve, il importe que les deux partenaires formulent clairement leurs besoins, il est essentiel de ne pas partir sur une « impression » du besoin de l’autre.

L’idée n’est pas de tout décortiquer sans cesse, de se couper les cheveux en 64 et de se prendre la tête. D’ailleurs pour ce qui est des conflits d’opinions, le plus simple est encore d’accueillir les différences comme étant naturelles et de ne pas se perdre dans une quête de convaincre l’autre ou de la rallier à notre cause pour se sécuriser.
Ne pas partager une idée n’est pas corrélé au fait de ne plus rien vouloir partager avec l’autre.
L’autre n’est pas « contre » vous, il « est » avec lui-même.

Alors osez être explicite, lancez-vous !
Le tout est de formuler les choses avec ancrage et bienveillance.
Manifestez ce que vous ressentez en vous. Il est évident que si vous vous exprimez en accusant et en agressant, ça passera moins bien mais ce ne sera pas parce que vous n’avez pas le droit de vous exprimer…Ce sera en raison du mode de communication utilisé ;-).
Privilégiez la discussion dans un moment où vous êtes tous les deux installés à tête reposée. Parlez de vous et non sur l’autre.

Et oui l’autre a le droit de dire non à votre requête et peut être devrez-vous accepter d’être « déçu(e) » mais au moins vous serez libéré(e) d’un poids et vous cesserez de vivre dans le non dit.

Petite précision

Les concessions sont incontournables lorsqu’on fait le choix d’une relation à deux : le tout est que ce soit réciproque et équilibré.

Même chose dans la sexualité, ne perdez pas des années précieuses de votre vie à subir la sexualité. Osez dire ce que vous appréciez particulièrement… ou pas ;-). Et pas grave si vous ne trouvez pas toutes les clés de votre épanouissement tout de suite. C’est de toute façon en essayant, en explorant et en vous exprimant que vous pourrez y arriver, pas en vous taisant.

Conclusion :

Repartez à la conquête de vos besoins, reprenez d’abord contact avec eux : la première étape est sans nul doute de les identifier plus clairement.
Déterminez franchement ce qui est acceptable pour vous… et ce qui ne l’est pas !

Qu’attendez-vous d’une relation amoureuse ?£
Quel type de personne avez-vous envie d’être réellement ?

Osez donner plus de place à votre émotionnel, à la vie qui ne demande qu’à scintiller en vous.

Apprendre à s’aimer, à retrouver confiance, à se réconcilier avec son corps est un parcours à faire avec persévérance et douceur mais un parcours qui en vaut la peine.

Et ce n’est pas pour cela que vous n’aurez plus envie parfois de faire simplement plaisir à l’autre même si ce n’est pas votre truc…
Mais pas tout le temps 😉 et pas seulement dans un sens 😉

Sur ce, je vous souhaite une délicieuse semaine à l écoute de vous-même 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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