L’amour passion peut –il s’inscrire dans le temps ?

On est bien d’accord, il n’y a pas de règle absolue et il y a bien des façons différentes de démarrer une histoire d’amour ! Mais quand même 🙂 …

Le coup de foudre est-il plus enclin à mal se terminer ?
L’amour qui se construit en douceur a-t-il un peu plus de chance de durer ?

Tentons d’abord de cerner les deux phénomènes :

L’amour passion :

En bref, le regard qui tue : il aura suffi de se croiser pour que la magie opère.
Une chimie qui bouleverse, qui nous transcende, qui nous fait flotter. Et ne parlons même pas du cerveau qui subit une explosion d’hormones nous menant à l’extase !
C’est comme si on se reconnaissait en l’autre : on a le sentiment immédiat que tout peut nous unir.
A coup sûr, la rencontre produit instantanément une émotion intense, une sensation puissante, une réaction biochimique quasi animale.

On vit sur du 220 volts, l’autre nous manque atrocement quand il est absent ; les hauts sont paradisiaques, les bas ressemblent à l’enfer. Les journées s’écoulent sur fond de montagnes russes émotionnelles. Pas à dire, pour se sentir vivant, on se sent vivant !
Il semblerait qu’1/5 ème de seconde suffise pour le provoquer, de là à parler d’envoutement, il n’y a qu’un pas 🙂 .
Pas besoin de passer par la case « on fait connaissance », la relation entre directement dans la sphère intime. Peu importe le passé de l’autre : c’est l’élu(e) !

La personne est d’emblée idéalisée et tant que la passion sera là, ses défauts seront mis à la trappe par un simple tour de passe-passe de notre esprit. Non seulement on ne verra pas ses défauts mais on va la parer de toutes les plus belles vertus !

Pas étonnant dès lors que ce type d’histoires passionne beaucoup plus les individus que ce soit au travers de la littérature ou du cinéma. Départ grandiose, fin souvent vue comme étant dramatique : deux ingrédients majeurs pour maintenir en haleine 🙂 .

L’amour tout en progression :

Bien sûr, il peut y avoir une attirance forte ; bien sûr, il peut y avoir une phase d’état amoureux où les défauts de l’autre passent aussi inaperçus (voir article sur la fascination amoureuse).

Néanmoins, la découverte se fait ici davantage en douceur : on apprend à se connaître, à voir les valeurs qui peuvent nous unir, les centres d’intérêt que l’on a en commun.
On s’intéresse à la vie de l’autre, ses valises, son histoire.
Il est à noter que souvent les couples qui se construisent petit à petit, ont des personnalités plus proches l’une de l’autre que dans la passion.
Or, il apparaît que pour qu’un couple fonctionne sur la durée, un seuil de compatibilité suffisamment grand doit exister. En même temps, la foudre ne tombe pas toujours par hasard non plus 🙂 .

Dans ce type de relation, on a pris le temps de vérifier que l’on était compatible : amour, amitié, stabilité en forment le socle.

Et après ?

Dans tous les cas, la sécurité absolue n’existe pas et il est bien difficile d’échapper à une certaine routine sur le long terme. Nourrir son couple d’attentions sera toujours essentiel.

On peut avoir des couples qui ont pris le temps de réfléchir, de se connaître mais qui quelques années après se séparent parfois même par manque d’étincelles.

De la même façon, on peut démarrer en fanfare et arriver à un amour plus tranquille, plus profond après.

Dans le cas du coup de foudre, il y aura un virage assez abrupte à négocier : lorsque l’autre cesse d’être idéalisé(e) (souvent brusquement d’ailleurs), il faut pouvoir dépasser ce moment de retour au réel où l’autre est un simple humain avec ses qualités et ses défauts. Le risque est de le dénigrer de façon proportionnelle au piédestal sur lequel on l’avait mis. Si la passion donnait la sensation d’un être semblable à nous, la descente aboutit généralement sur un constat bien différent : in fine, on n’est pas si compatibles que cela. Si maintenant, on arrive à dépasser ce moment de « chute » et qu’on commence à aimer l’autre comme il est, la relation peut perdurer et se transformer en amour plus profond.

Conclusion :

Si on interviewait les deux modèles, on pourrait avoir ce style de résultats :

Là où l’amour est venu à son rythme, les gens se sentent plus heureux, plus sereins, plus apaisés.

Là où l’amour est grimpé en flèche, on note plus d’états d’émotions positives fortes (et son corollaire, plus d’états douloureux).

Il reste néanmoins que le couple progressif étant moins « chimique », il a un peu plus de chance de jalonner les routes de la vie plus longtemps.
Carburer à du 220 volts constamment est assez épuisant pour l’organisme et est peu viable sur du long terme.

Pour que la passion donne naissance à une relation durable, il faudra relever le défi d’accepter qu’elle s’estompe et que l’autre ne soit finalement pas parfait. Reste alors à aimer la personne réelle qui se retrouve en face de nous. Pas d’idéalisation sans déception à un moment donné…

Mais ne dit-on pas : « L’amour a ses raisons que la raison ne connaît pas » ?

Alors quelle que soit la formule, visez à vous sentir bien et à ne pas vous oublier dans la relation 🙂 .

Passez d’agréables moments qu’ils soient doux ou passionnels !

Et si vous avez envie de partager quelque chose, c’est ici que cela se passe :

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Retrouver une activité sexuelle sereine après un accident cardiaque

Pour cet article, nous avons un spécialiste à la rescousse : Dr Willy Kostucki, cardiologue à la Clinique Antoine Depage 🙂

Je viens d’avoir un accident cardiaque, dois- je  faire preuve d’abstinence pendant une certaine période ?

Tout d’abord quelques précisions sur la terminologie : il y a une toute une série “d’accidents cardiaques” possibles qui sont dus soit à une dysfonction du muscle cardiaque lui-même (décompensation cardiaque), soit à un trouble du rythme (problème électrique), soit à un  problème sur une ou plusieurs des artères qui amènent l’oxygène au muscle cardiaque (problème de tuyauterie liée à une obstruction  complète ou à  un  rétrécissement simple des artères coronaires). Nous nous contenterons ici de la définition la plus usuelle à savoir qu’un accident cardiaque est soit un infarctus lié à une occlusion d’une artère coronaire soit de l’angine de poitrine liée à un rétrécissement simple des artères coronaires.  Cela concerne donc les patients qui ont eu un infarctus, un pontage coronaire ou l’implantation d’un stent et ceux qui sont à risque d’en avoir (fumeurs, diabétiques, obèses, sédentaires, stressés, …).
Un rapport sexuel peut globalement être considéré comme une épreuve d’effort au niveau cardiaque même si ce ne sont pas exactement les mêmes stimuli qui interviennent au niveau métabolique.
Commençons par la fin :  si le cardiologue, après un bilan cardiologique complet, confirme que le cœur est bien revascularisé il n’y a aucune raison de limiter ni l’effort ni les relations sexuelles.

Les précisions suivantes font preuve de bon sens:

  • une hospitalisation d’une dizaine de jours est de rigueur après un infarctus ou un pontage coronaire, période durant laquelle l’abstinence est évidente, peu importe le sex … de l’infirmière -ou de l’infirmier- de service … 🙂
  • une période de libido ralentie est inévitable après un tel événement médical variant d’une semaine à un mois selon les patients
  • en ce qui concerne une simple implantation de stents, il n’y a aucune période d’abstinence à imposer mais quelques recommandations à respecter compte-tenu des nouveaux médicaments prescrits dans ce contexte particulier

Retrouverai-je ma sexualité d’avant ?

Non seulement les patients peuvent retrouver leur sexualité d’avant mais mes patients retrouvent souvent une sexualité nettement améliorée à la condition d’être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire comportant le cardiologue, le sexologue, le psychologue, l’interniste, la diététicienne, le coach sportif, l’urologue. Tout cela après une prise de conscience et de responsabilité du patient lui-même c’est le pre-requis au succès.

Quelques mots d’explication :

Les troubles sexuels précèdent souvent les problèmes liés aux artères coronaires, principalement chez les hommes mais également chez les femmes. En effet l’artère principale qui irrigue le pénis a un diamètre à peine un peu plus petit que les artères coronaires et les troubles d’érection (dysfonction érectile) précèdent donc souvent l’angine de poitrine. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle tout bon sexologue consulté demandera un bilan cardiologique et urologique chez un patient mâle présentant un trouble de l’érection.
Les patients ne se confient pas  spontanément à leur médecin traitant à propos de troubles soit de la libido soit de l’érection soit des deux. Par contre, quand ils sont pris en charge de manière pluridisciplinaire après un incident aigu, les problèmes sont mis à plat  de manière plus fluide et donc solutionnés. C’est pourquoi « Après est  souvent beaucoup mieux qu’avant ».

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Les fantasmes, nourriture par excellence du désir

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un fantasme ?

Le mot vient du grec « phantasma » et signifie : apparition, vision.
En fait, il s’agit d’une représentation consciente, volontaire qui a pour fonction d’engendrer des émotions sexuelles. Il peut se constituer de simples images évocatrices ou d’histoires plus complexes. Chacun a en général des scénarios privilégiés qu’il va utiliser pour titiller son désir.
Il peut être spontanément déclenché par la vue d’une personne, d’une image… Tout comme il peut être construit de A à Z.

Son rôle essentiel est de nourrir le désir : pour avoir envie de faire l’amour, une des clés essentielles est de penser sexe !

En bref, il façonne un excellent carburant de motivation sexuelle !

Pourquoi fantasmer ?

  • Pour amplifier un plaisir sexuel en solo. Si vous êtes célibataire, n’hésitez pas à y avoir recours 🙂 .
  • Pour mettre un peu de piment dans une vie de couple qui s’enlise dans la routine.
  • Pour échapper un peu au réel, tout comme on peut rêvasser de mille et une choses parfois inavouables 🙂 .

Quand fantasme-t-on ?

  • Il y a les fantasmes impromptus qui surviennent au cours de la journée
  • Il y a ceux qui accompagnent la masturbation (avec comme point de départ simplement la pensée ou un support visuel).
  • Et puis, bien sûr, ceux qui surviennent pendant le rapport : pas de panique, votre partenaire ne vous trompe pas pour autant ! Il est normal de parfois soutenir son désir avec des images érotiques notamment lorsqu’on est dans une période où maintenir le focus est difficile. Avoir ces images permet une meilleure concentration pendant l’acte (plutôt que de penser aux soucis de la journée ou à ceux à venir 🙂 ). Par ailleurs, elles peuvent aussi compenser la routine et donner une impression de diversité quand l’autre n’est pas preneur d’explorer de nouvelles choses.
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Les paraphilies : Un simple trouble ? Une souffrance ? Un crime ?

Mais que recouvre donc ce terme ?

Il correspond à ce qui anciennement était nommé « perversions » ou « déviances sexuelles ».

En soi, chaque être humain a ses préférences sexuelles et ses facteurs d’excitation de prédilection. Ce n’est pas nécessairement bien ou mal, c’est juste différent.

Dans le cas des paraphilies, le sujet se retrouve excité par quelque chose « hors norme »
Plusieurs gradations existent, de la simple préférence à la véritable obsession.
Il s’agit d’un trouble où le comportement sexuel est particulièrement atypique.
Il peut s’agir de pratiques sexuelles déviantes (sadisme, masochisme, pédophilie…) où la jouissance est obtenue à travers la souffrance ou l’humiliation d’autrui.
Pour ce qui est des adeptes du sadomasochisme, il faut distinguer les personnes consentantes qui en font un jeu d’une paraphilie.
Dans certains cas, le trouble tourne autour de certains objets, ou animaux, ou éléments précis du corps (zoophilie, nécrophilie, fétichisme…), ou certains comportements spécifiques.
Pour d’autres, ce sera en touchant une personne non consentante ou en se frottant à elle (frotteurisme..). D’autres encore exhiberont leurs organes génitaux devant des personnes n’ayant rien demandé (exhibitionnisme).

Bref, le chemin vers l’excitation et/ ou l’orgasme se fait par des moyens pour le moins inhabituels.

On relève plus de 500 thèmes de paraphilie ! Comme quoi, un large panel est présent. Aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de femmes sont concernées. Ce sont surtout les hommes qui sont touchés par ces troubles.

Si certains sont inoffensifs et ne causent pas de souffrance majeure, d’autres sont punissables par la loi et sont considérés comme des crimes.

Critères repris selon le DSM IV (manuel de référence en psychologie et psychiatrie)

Comportements intenses et récurrents sexuellement fantaisistes, de grandes envies sexuelles impliquant généralement (1) des objets inanimés, (2) souffrance et humiliation de soi ou d’un partenaire, (3) enfant ou autre personne non consentante
Ces fantaisies, impulsions, ou comportements s’étendent sur une période d’au moins 6 mois et peuvent causer une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

En fait, pour parler de trouble, il faut que son « objet » soit la seule source d’excitation possible.

Différents degrés

La paraphilie dite optionnelle : Faire l’amour est possible autrement que par le thème de la paraphilie. L’excitation sexuelle sera amplifiée par un fantasme ou un objet ou une pratique particulière, mais est également possible en dehors de cela. Faire l’amour d’une façon plus « classique » est toujours réalisable.

La paraphilie préférée : si le sujet doit choisir, il préférera toujours sa paraphilie aux relations sexuelles plus standards. Il peut encore avoir l’un ou l’autre rapport « conventionnel », mais cela devient plus difficile pour lui. Le recours aux vidéos sur son thème de prédilection et à la masturbation compulsive prendra plus de place que la sexualité concrète.

La paraphilie exclusive : sans « l’objet » de sa paraphilie, l’individu est incapable d’excitation, d’érection.

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