Vous trouvez la cigarette sexy …mais prudence, le sexe et la cigarette ne font pas toujours bon ménage !

Quel rapport me direz-vous entre le sexe et la cigarette ?

Commençons d’abord par le côté sexy dont elle est parfois affublée…

Bon ok, chez certain(e) s, elle est fumée avec style 🙂 …
Mais peut-on vraiment trouver une haleine sentant la fumée de cigarette excitante ? Vous aimeriez, vous, embrasser un cendrier ?
Comme vous le savez, la peau se ternit plus vite et les dents jaunissent sous l’effet du tabac…Toujours sexy ?

Je vous charrie un peu car au-delà de ces aspects esthétiques, le tabac constitue un sérieux frein à une vie sexuelle épanouissante et ce, contrairement à ce que certains pensent, aussi bien pour les femmes que pour les hommes !

Commençons par les messieurs

La première touchée par votre tabagisme est votre érection et ce pour des raisons facilement explicables.
Je vais tenter de rester compréhensible 🙂 :
Pour qu’une érection se produise, le sang doit affluer dans les vaisseaux sanguins du pénis mais il doit aussi pouvoir y rester  et pour cela, les veines qui vont acheminer le sang vont temporairement se refermer. La pression sanguine étant ainsi maintenue dans le pénis, l’érection peut rester ferme.

Que ce passe-t-il si vous êtes fumeur ?

Ces deux phénomènes sont réduits : l’acheminement du sang vers le pénis est perturbé en raison de dépôts accrus dans les artères et les valvules censées maintenir le sang dans le pénis ont du mal à se refermer convenablement à cause de la concentration élevée de nicotine. En bref : une érection, qui malgré sa bonne volonté, aura du mal à garder son tonus et sa vivacité ! Les problèmes de dysfonction érectile sont déjà favorisés à partir de deux cigarettes par jour…À bon entendeur…
Des études scientifiques nous démontrent qu’un homme fumeur a deux fois plus de chances qu’un non fumeur d’être touché par cette problématique !

Il y a même des expériences qui ont été menées, permettant de mesurer la pression intra caverneuse (au niveau du pénis), avant et après avoir consommé deux/trois cigarettes. La pression constatée après est moindre de 30% !

Autre dommage collatéral : la nicotine peut avoir une action sur le taux de testostérone et diminuer ainsi la libido.

Enfin, autre conséquence et pas des moindres, un tabagisme intense va aussi malmener les spermatozoïdes : ils seront alors moins nombreux, moins mobiles et pourront être altérés rendant ainsi toute conception plus périlleuse.

Passons à vous mesdames 🙂 :

Pour des raisons assez similaires, le tabagisme peut entraver l’accès à l’orgasme et la nicotine entraîne un risque supplémentaire d’endommager vos ovaires et de perturber votre cycle. La ménopause peut venir plus tôt et ce avec son lot d’effets secondaires tels un vieillissement plus rapide et une sécheresse vaginale inconfortable.

Inutile de préciser que la fertilité sera ici aussi impactée 🙁

En conclusion…

…Si vous voulez jouir d’une vie sexuelle longue et épanouie, il faudra un moment choisir entre le plaisir de fumer ou le plaisir de faire l’amour 😉

Maintenant, je suis consciente que c’est plus facile à dire qu’à faire et qu’un sevrage n’est pas une chose où « il n’y a qu’à » 🙂

Pour un meilleur soutien, n’hésitez pas à consulter notre blog Se libérer du tabac – Abonnez-vous à la newsletter

Sur ce, avec ou sans tabac,  je vous souhaite plein de bons moments câlins

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La peur d’aimer…Par quoi est-elle régie et 5 pistes pour en sortir…

Aimer tout comme vivre comporte inéluctablement un risque : le risque d’être quitté, de souffrir, de se sentir trahi…
Derrière notre désir d’amour il y a toujours des peurs : pour certains, elles sont discrètes et chuchoteront à peine à leurs oreilles ; chez d’autres personnes par contre, elles peuvent être particulièrement envahissantes et invalidantes.

Cette différence se joue dans notre degré de sécurité intérieure qui elle-même provient des premiers liens tissés dans les premières années de notre vie.

Si la prime enfance a été imprégnée de sentiments d’abandon ou de négligence, un attachement serein à l’âge adulte aura plus de mal à se construire. La crainte d’être seul(e) ou abandonné(e) conduira à un besoin vital de l’autre plutôt qu’à un désir d’être deux.

De la même manière, si l’empreinte laissée par l’enfance est plutôt d’avoir été envahi(e), si le sentiment est plutôt que notre entourage familial a été intrusif, il y a beaucoup de chances de voir apparaître à l’âge adulte une peur bleue de l’engagement…ou alors seulement sur la pointe des pieds 🙂
Le plus souvent, ce sont la fuite et l’évitement qui régiront la vie sentimentale de la personne

Ainsi, de nos premières années de vie naitront le sentiment d’être digne d’amour ou pas, de se sentir à l’aise dans l’intimité ou pas !

Avant d’aborder quelques pistes pour en sortir, revoyons ensemble la théorie de l’attachement qui reprend 4 profils affectifs

  1. Attachement sécure : les émotions ont le droit d’exister et de s’exprimer, la personne se sent autonome. Si elle apprécie pleinement les moments seule, elle peut aussi accueillir l’autre facilement et y être réceptive. « Aimer » et « être aimé » ne sont pas perçus comme étant menaçants ou contraignants. Si conflit il y a, il est assumé. Les besoins sont clairement définis, l’absence de l’autre se vit sereinement, la jalousie est rare ou très faible.
  2. Attachement insécure évitant : dans ce cas, la personne a du mal à se dévoiler, à exprimer ce qu’elle ressent et à solliciter les autres. S’ouvrir à l’amour fait peur !
  3. Attachement insécure anxieux : là ce sont plutôt l’inquiétude et la jalousie qui vont miner l’individu. Ce dernier est continuellement centré sur ses craintes de voir partir l’autre. La dépendance affective est généralement forte.
  4. Attachement craintif : la personne préfère rester solitaire tant sa méfiance vis-à-vis de l’autre est grande. La sensibilité au rejet est assez intense et ira souvent de pair avec une difficulté à s’affirmer : « On ne veut surtout pas déranger l’autre de peur qu’il s’en aille vers d’autres horizons ».

Pour rappel, ces théories sur l’attachement ont été élaborées par le Dr John BOWLBY, d’après les travaux du Dr Donald W. Winnicott ; elles ont été ensuite peaufinées par la psychologue Mary Ainsworth

En bref, plus il y aura une angoisse d’abandon ou d’intrusion, au plus établir un lien sécurisant avec l’autre sera compliqué ! Mais rien n’est irrémédiable…On peut toujours s’en sortir !

Plutôt que de vous dire : « On me m’y reprendra plus jamais » ou de vous rabattre sur un amour très raisonnable, vos blessures valent la peine d’être comprises et soignées.

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