Le plaisir chez la femme : les 4 incontournables !

Certaines femmes, ont du mal au cours de leur vie à accéder au fameux 7ème ciel de l’orgasme. Mais qu’est-ce qui le rend donc si mystérieux et si complexe ?

Pour vous aider, voici quelques pistes à privilégier J

Appuyez sur off ou canalisez vos pensées parasites …

Nous sommes souvent happées par un train de vie particulièrement soutenu où les choses à penser sont légions : les enfants, le boulot, les courses, les tracas, …
Pour favoriser l’accès au plaisir (et au désir d’ailleurs), il est important d’apprendre à se couper de toutes ces distractions extérieures pour être présente à soi, à son corps.

Pour ce qui est de l’acte en lui-même, laissez de côté les pensées gênantes du type : « Est-ce que je suis assez belle ? Est-ce que je ne suis pas trop grosse ? Est-ce que mes seins ne sont pas trop petits ? »… Votre partenaire vous aime et s’attache probablement beaucoup moins que vous à ce genre de détails. Il a juste envie de passer un moment de partage et de plaisir avec vous !

Si vous voulez être connectée au plaisir, ramenez votre attention sur les sensations physiques agréables et imprégnez-vous de ce que vous ressentez. Si vos pensées s’en éloignent un moment, ramenez-les doucement sur votre corps et ce que vous percevez de plaisant. Répétez l’opération 10 ou 20 fois si nécessaire, ça ne viendra pas tout de suite, mais à force de pratique, vous découvrirez plein de choses inattendues :-).

Rappelez-vous, le plaisir est d’autant plus dur d’accès que l’on rumine et que l’on se déprécie !

Découvrez, explorez, testez votre corps

On reçoit certes une multitude d’informations des médias et pourtant beaucoup de femmes encore aujourd’hui ignorent les recoins de leur anatomie.

Avant de rechercher l’orgasme parfait, ayez en tête qu’il y a autant de façons d’atteindre l’orgasme que de femmes ; qu’une fois n’est pas l’autre et que le plaisir peut prendre différentes formes d’un moment à l’autre, d’un partenaire à l’autre, d’un état d’esprit à l’autre ! Ouf ! D’accord, vu comme cela, ça paraît encore plus compliqué mais ce que je veux souligner c’est l’importance d’accepter la diversité et de ne pas entamer une course à l’orgasme grandiose à chaque rapport !

Mais avant de s’égarer, sachons de quoi on parle ! Comment peut on définir avec des mots un orgasme ?

Je dirais qu’il comporte deux versants :

Un, d’ordre physique : une « décharge » réelle et significative au niveau du périnée et qui se diffuse au corps.

Le clitoris y joue un rôle important ; riche d’environ 8000 terminaisons nerveuses, il est particulièrement sensible et érectile ! Sa structure est complexe et ramifiée à l’intérieur du vagin, en bref, il n’a rien à envier au pénis en érection :-). Lors de l’excitation sexuelle, il se gorge aussi de sang et se gonfle.

Un autre, d’ordre émotionnel : décharge liée au bien-être, à la plénitude, à la détente.

Bien sûr, certaines femmes y accèdent sans devoir s’explorer elles-mêmes mais s’intéresser à son anatomie reste une étape essentielle.

Laisser un partenaire trouver la voie alors que soi-même on ne la connaît pas est assez périlleux ! Ou en tous cas, ça prendra plus de temps !

L’autoérotisme peut donner des clés précieuses surtout si vous y ajoutez un imaginaire érotique (j’y reviendrai dans le point suivant). Mais pour que l’expérience soit porteuse et agréable, mettez-y un minimum de formes, ne restez pas dans l’acte purement technique : installez-vous dans un endroit où vous serez à l’aise, vérifiez que la température soit agréable, optez pour une lumière tamisée, imprégnez-vous d’un scénario qui vous émoustille et commencez à vous caresser en douceur…

Si c’est la première fois que vous tentez l’expérience, ne vous attendez pas à des miracles. La découverte prendra du temps tout comme le fait de se sentir à l’aise.

Pour la petite info, sachez que le clitoris a davantage besoin de frottements alors que le vagin réagit plus à la pression. Ce n’est donc pas le mouvement de va et vient qui fait vibrer le plus notre paroi intérieure.

Allez, une deuxième clé : Bougez votre bassin ! Ne restez pas immobile ou rigide, c’est le meilleur moyen de ne rien ressentir. Maintenant, je n’ai pas dit non plus qu’il fallait se débattre dans tous les sens 🙂 ! Bouger de manière fluide permet de stimuler efficacement le clitoris. Etre trop stressée ou au contraire trop relâchée sont des freins à l’atteinte du grand frisson. Un minimum de contractions sont nécessaires tant au niveau du périnée que des fessiers.

Partez à la découverte de vos stimulations préférées à votre rythme, pas la peine de se précipiter, ce n’est pas en tirant sur l’herbe qu’elle pousse plus vite. Profitez du chemin à chacun de vos pas.

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Traitements médicamenteux et sexualité : une association parfois difficile

Lorsqu’on recherche les causes d’une dysfonction sexuelle, quelle qu’elle soit, on peut souvent incriminer (totalement ou partiellement) la prise d’un traitement médicamenteux.

Il est dès lors important d’attirer l’attention des praticiens sur les effets sexuels néfastes de certaines molécules et de les encourager à interroger activement leurs patients car ces effets secondaires peuvent être combattus ou atténués.

Les psychotropes, spécialement les antidépresseurs et les neuroleptiques, ainsi que les antihypertenseurs, en particulier les bêtabloquants et les diurétiques, sont le plus souvent mis en cause. Les mécanismes d’action sont multiples, impliquant de nombreuses substances endogènes. Certaines inhibent l’une ou l’autre des fonctions sexuelles, d’autres facilitent ces mêmes fonctions. Les manifestations sont diverses: simple perturbation du désir sexuel (augmentation ou diminution), anomalies de l’érection, de la lubrification, de l’orgasme, de l’éjaculation (qui peut être retardée ou totalement inhibée).

L’éjaculation précoce, une des dysfonctions sexuelles les plus fréquemment rencontrées, n’est en revanche jamais secondaire à un traitement médicamenteux.

Les antidépresseurs

Notons que la dépression entraîne en elle-même un effet négatif sur la libido. Avant d’aborder les effets des antidépresseurs, il faut donc tenir compte du fait que l’état dépressif a déjà un impact sur l’appétit sexuel.

Inversement, même avec un traitement, toute amélioration d’une dépression peut se traduire par un retour du désir, une augmentation de la libido. Pour les hommes, il faut de fortes doses de certains antidépresseurs pour empêcher l’érection et/ou inhiber l’éjaculation. L’âge peut aussi jouer: une personne âgée peut être plus sensible aux effets indésirables des antidépresseurs.

Il existe plusieurs types d’antidépresseurs:

  • les tricycliques : certaines substances de cette famille peuvent entraîner un effet direct sur l’érection, la rendant difficile. L’éjaculation peut être empêchée, la lubrification devient difficile ;
  • les antidépresseurs inhibiteurs sélectifs de la sérotonine (par exemple la fluoxétine).Ils peuvent provoquer des éjaculations retardées, une baisse de la libido et des troubles érectiles. Certaines substances peuvent avoir moins d’effet négatif sur la sexualité, il semble donc impératif d’en parler à son médecin
  • les antipsychotiques et les neuroleptiques : pour ces catégories, on retrouve une baisse de la libido dans plus ou moins 35% des cas, des troubles érectiles dans environ 20% des cas et des dysfonctions éjaculatoires et orgasmiques dans environ 20% des cas.À noter cependant que dans 20% des cas, il peut y avoir augmentation de la libido (cette augmentation pouvant être liée à la réduction des symptômes psychotiques).

    Là aussi certaines substances seraient moins défavorables.

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Le vaginisme : Kesako ?

En quoi consiste ce symptôme qui cause tant de souffrance à certaines femmes ?

Commençons par une définition :

Il s’agit d’un spasme involontaire de la musculature extérieure du vagin qui empêche toute pénétration. Pour certaines femmes même les tampons sont bannis, même un examen gynéco est rendu impossible. La souffrance qui en résulte est aussi bien psychique que physique.

On peut en repérer différentes formes :

  • Le vaginisme dit « superficiel » : contrairement à ce que son nom laisse imaginer, dans ce cas, aucune pénétration n’est possible.
  • Le vaginisme « profond » : l’entrée est possible sur environ 1 cm, la contraction se fait davantage à l’arrière.
  • Les faux vaginismes : la personne pense souffrir de vaginisme alors qu’il peut s’agir d’un hymen particulièrement dur (ce qu’un petite intervention peut contrer) ou d’un autre problème à savoir un syndrome de vestibulite vulvaire.
    Pour simplifier, cette dernière est une inflammation chronique du vestibule qui se traduit par des douleurs de la vulve lors du touché, de la pénétration ou d’un examen médical.

Le « vrai » vaginisme peut être primaire ou secondaire :

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Comment se libérer de la dépendance affective ?

« Vous sentez-vous vide sans l’autre ? »
« Avez-vous un besoin quasi constant d’être apprécié(e), valorisé(e) ? »
« Avez-vous tendance à trop en faire pour l’autre quitte à oublier vos propres besoins ? »
« Avez-vous peur de vous retrouver seul(e) ? »
« Vivez-vous dans la peur d’être abandonné(e) par l’autre ? »
« Avez-vous honte de votre vulnérabilité tant vous cherchez à être apprécié(e) ? »
« Avez-vous fait de l’autre le centre de votre univers, l’objet de toutes vos conversations ? »
« Avez-vous tendance à vous excuser pour un oui ou pour un non ? »
« Cherchez-vous à vous remettre en couple au plus vite après une séparation ? »

Si la réponse est oui à la plupart de ces questions, il est probable que vous souffriez de dépendance affective !

No stress, d’abord nous sommes tous à des degrés divers des dépendants affectifs : on a tous le besoin d’aimer et d’être aimé. Par contre, si « cette dépendance » devient source de souffrances quotidiennes et que nous nous sentons perdu(e) sans la présence ou la reconnaissance de l’autre, alors un drame est en train de se jouer.

Si vous vous sentez vide et sans identité sans le regard de l’autre, si vous avez besoin de vous accrocher à l’autre comme si votre survie en dépendait, alors il est temps de vous retrouver et de prendre conscience de votre propre valeur.
C’est donc à l’intensité de la douleur qu’on reconnaîtra une dépendance affective.
A noter que les symptômes de la dépendance peuvent se retrouver dans plusieurs registres et pas seulement dans le domaine sentimental : la vie sociale et professionnelle peut également en être affectée.

Ce type de souffrance, prend souvent racine en bas âge et ce sont surtout les blessures de rejet et d’abandon qui sont en jeu. Blessures ayant entraîné un manque d’estime de soi et de confiance en soi assez substantielles.
Une fois encore, il s’agira de la perception que l’enfant en a eue et pas nécessairement d’une réalité objective. On peut avoir connu un père fort absent pour son travail et ne pas en avoir souffert, comme on peut en avoir été terriblement marqué s’être senti abandonné.

Les blessures de rejet et d’abandon peuvent mener l’individu sur deux routes en apparence opposées : le chemin de la fuite ou celui de la dépendance affective.

Sur le chemin de la fuite, la personne aura tendance à prendre la poudre d’escampette face à l’engagement. On pourrait aussi l’appeler le « contre dépendant » (afin de garder le mot dépendance dedans).

Sur le chemin de la dépendance affective, on retrouvera là encore deux possibilités : la personne qui aura tendance à se soumettre, à tout faire pour l’autre, à sacrifier ses propres besoins jusqu’à parfois se malmener elle-même, à se rendre indispensable par crainte de ne pas être aimé(e). La tendance sera d’inonder l’autre d’attentions et de grâces dans l’espoir d’obtenir davantage de reconnaissance et d’affection.
L’adulte a alors l’impression « de n’être rien » et passera son temps à démonter le contraire avec une telle insistance qu’il pourra générer chez l’autre le rejet tant redouté.

Mais on aura aussi la personne hypercontrôlante, souvent jalouse, qui va harceler l’autre de sms et coups de fil, qui va être malheureuse si elle ne reçoit pas de réponse assez vite à son goût. Elle va même jusqu’à se sentir victime de l’autre. C’est là aussi qu’on peut rentrer dans la manipulation et les jeux de pouvoir afin de mettre en « sécurité » notre « objet »de dépendance.

Dans les deux cas, l’individu est mal si l’autre n’est pas là. On se retrouve comme un enfant de 4-5 ans attendant le salut de l’extérieur. On n’a pas sa « dose » de vie !
On s’agrippe à l’autre comme à une bouée car on doute de nos capacités à pouvoir nager vers le rivage tout seul.
On attend de l’autre qu’il nous rende heureux, qu’il nous fasse vibrer, qu’il vienne combler tous nos manques… ce qui est une mission impossible.

A noter que le fuyant et le dépendant étant les deux faces d’une même pièce ont souvent l’art de s’attirer : au travers de cette relation, le fuyant confirmera sa croyance que l’amour est dangereux, l’autre partenaire confirmant sa croyance qu’il ne peut être aimé et que personne ne veut s’engager avec lui ! Le circuit est parfaitement huilé et le schéma reste intact.

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« Comment introduire plus d’érotisme dans votre couple »

Vous avez l’impression d’être entré(e) dans une routine sexuelle ?
Vous avez l’impression d’avoir trouvé « les boutons » qui marchent et vous n’utilisez plus que ceux-là ?
Vous avez l’impression de vous encroûter et de vous laissez aller ?

Que faire pour redynamiser son couple ?

C’est la question à laquelle nous tenterons de répondre dans cet article consacré à l’érotisme.

Préambule

Ces outils peuvent aider les couples qui ont une relative bonne entente mais qui se sont laissés prendre par toutes les activités ou obligations quotidiennes et qui veulent se retrouver.
En effet, la sexualité humaine fonctionne parfois en entonnoir : on tente moins de choses après 5 ans ou 10 ans.
Souvent quand on a découvert « la formule qui marche », on continue à l’appliquer inlassablement, se limitant ainsi à quelques rituels précis. Or, je peux adorer la tarte à la framboise mais si j’en mange tous les jours, à un moment donné, elle n’aura plus la même saveur ! Sans compter qu’au cours de notre évolution, nos besoins et nos envies peuvent changer, évoluer.

Réinvestir dans sa sexualité demande du temps, une certaine énergie et une part d’engagement.
Si vous n’avez pas l’envie profonde de recoller les morceaux, le problème est peut-être à trouver au sein du couple même. Le manque de désir n’étant alors que le symptôme d’autre chose qui dysfonctionne dans la sphère conjugale.

Il est donc important d’être d’abord au clair avec ce qu’on recherche et ce qu’on est prêt à y investir.

Pour d’autres, ce sont des traumas ou des peurs plus ancrées qui freinent l’épanouissement et un traitement thérapeutique sera alors nécessaire. Un travail de fond permettra à la personne de guérir de certaines blessures, de se libérer du regard de l’autre, de se libérer de ses zones d’ombres.

Enfin, certaines personnes sont entrées dans l’évitement à cause d’un autre problème : éjaculation prématurée, dysfonction érectile, dyspareunie (douleurs à la pénétration), vaginisme … Là encore ne laissez pas ces symptômes pourrir votre vie, des solutions existent et la sexualité ne se limite pas à la pénétration. N’hésitez pas à consulter un sexologue, il est là pour vous aider à retrouver plus d’harmonie.

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Une sexualité épanouie après 50 ans

Dans le cadre de cet article, nous allons plus particulièrement nous intéresser à la forme « psychique », autrement dit, le « bien-être mental », en rapport avec la sexualité.

En effet, en nous préoccupant de la sexualité, nous ne pouvons pas faire abstraction de ses multiples dimensions, à la fois psychologique, physiologique, interpersonnelle et culturelle: la sexualité est loin d’être un phénomène statique et figé.

Des recherches ont démontré qu’un certains nombre de modifications psychologiques peuvent apparaître chez l’individu avec le temps. Les causes en sont diverses: les changements physiques, les modifications hormonales, les processus pathologiques, mais aussi son état d’esprit et sa capacité à s’adapter aux nouvelles réalités.

L’avancement en âge s’accompagne de nombreux changements. La connaissance de ces derniers est très importante car s’ils n’empêchent nullement la sexualité d’être agréable, ils sont parfois déstabilisants et peuvent entraîner de l’inquiétude, de l’anxiété, de la dépression.

Evoquons d’abord la dysfonction érectile: plus de 50% des hommes qui ont entre 40 et 70 ans peuvent présenter l’une ou l’autre forme de ce trouble.
Là aussi, le problème ne se pose pas seulement sur le plan physiologique: au cœur de cette érection défaillante, on découvre souvent des sentiments contradictoires: malaise, angoisse, dévalorisation, culpabilité, hostilité, …
On y trouve également une mauvaise information, un dialogue interne dévalorisant, une imagerie négative, qui anticipent l’échec et dont l’individu n’est pas toujours pleinement conscient.

Le corps et l’esprit vont donc s’influencer mutuellement de façon négative et leurs symptômes respectifs vont s’en trouver renforcés.

La sexualité évolue avec l’âge

Les dysfonctions sexuelles qui apparaissent au fil de la vie peuvent ainsi avoir un impact destructeur, dévastateur sur l’homme; comme si la dysfonction érectile équivalait à une baisse de vigueur et du sentiment de puissance.

Quant à la libido, si elle disparaît, c’est souvent sous l’effet d’autres modifications qui surviennent à ce moment de vie: l’altération de l’image de soi, la dépression, la perte de repères causées par le départ à la retraite, le départ des enfants de la maison, l’attention de l’autre qui diminue, une maladie qui survient, le décès d’un proche, les dysfonctions familiales, …

Pourtant, la sexualité à la maturité a encore toute sa place même si certains symptômes nécessitent des adaptations ou un soutien médicamenteux.

« Un esprit sain dans un corps sain » c’est aussi continuer à savourer les plaisirs de l’amour.

Avec une bonne santé et du désir, on peut même faire l’amour jusqu’à la fin de ses jours.
Quel que soit notre âge, les mécanismes de l’excitation sexuelle restent les mêmes. Simplement, ils peuvent prendre plus de temps après 50 ans. Ceux qui ont toujours eu un bon appétit sexuel, le garde généralement tout au long de leur vie.
Si les capacités subissent quelques modifications, il ne faut cependant pas qu’elles deviennent source d’angoisse.
L’angoisse, la dépression, les problèmes relationnels, une mauvaise image de soi peuvent entraîner une spirale négative qui à elle seule pourra provoquer une baisse des performances sexuelles ou les aggraver.

Dès lors, il est clair que notre sexualité est vraiment pluridimensionnelle et subit l’influence de différents facteurs tant psychologiques que physiques, qu’interpersonnels, que culturels.

Au-delà du bien-être physique, il paraît ainsi essentiel d’accéder à un esprit serein, de maintenir une vie sociale épanouissante, de conserver une dose d’activité.

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Origines possibles des troubles sexuels masculins

Dans cet article, nous allons aborder ce qui peut générer soit une éjaculation précoce, soit un problème d’érection chez l’homme. Pour plus de facilité, je préciserai au mieux s’il s’agit de l’un ou de l’autre (voir les mots écrits en bleu)

Comme nous le savons, tout trouble sexuel est un phénomène complexe où différents facteurs peuvent agir en interaction.

Passons d’abord en revue différentes étiologies organiques possibles.

1. Aspects organiques

Voici différents facteurs qui peuvent influencer la qualité de l’érection :

  • Les maladies neurologiques: paralysie, sclérose en plaques, altération de la moelle épinière, épilepsie, etc. Autant d’affections qui touchent les nerfs et altèrent la sensibilité des organes génitaux.
  • Le diabète sucré peut provoquer des troubles de l’érection dans 30 à 60% des cas. Quant à l’éjaculation précoce, elle pourrait découler de complications chroniques du diabète consistant en lésion des artères et des nerfs.
  • Le stress chronique entraîne des sécrétions excessives d’adrénaline et de noradrénaline. Celles-ci atteignent rapidement le pénis et inversent le processus d’érection.
  • Plusieurs médicaments, de par leurs effets pharmacologiques, peuvent interférer avec le processus de l’éjaculation soit ils retardent l’éjaculation, soit ils l’accélèrent! Le dosage peut aussi faire en sorte que l’éjaculation soit retardée ou accélérée. Certains excitants ou toxiques ont aussi des conséquences sur l’éjaculation. Certaines drogues (cocaïne, amphétamines…) agissent aussi de façon néfaste sur notre sexualité.
  • L’abus d’alcool provoque une décharge désordonnée des messages biochimiques et électriques des cellules nerveuses pouvant ainsi perturber la sexualité.
  • Enfin, le tabac est un des poisons qui peut paralyser les nerfs délicats, bloquer la circulation tout en hâtant la sortie du sang par les veines béantes et ainsi générer des troubles érectiles.

Citons également: un frein trop court, l’incidence de certains traumatismes crâniens, l’arthrite, les maladies cardiaques, les tumeurs et autres maladies qui atteignent le système des hormones sexuelles.

A cela s’ajoute certains troubles du métabolisme des graisses, les maladies malignes du sang, les troubles circulatoires de la région génitale, inflammation de l’urètre, l’hyponutrition, etc.
Plusieurs de ces problèmes, s’ils sont clairement identifiés et dépistés à temps, peuvent être traités ou soulagés avec succès et ce par un traitement de type médical.

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La jalousie passionnelle

Précisons de suite que cet article vise à cerner davantage la jalousie dite “pathologique”, “passionnelle”, ou encore “morbide”.

De cette jalousie que l’on pourrait qualifier de lancinante, ravageuse et qui plus est, totalement injustifiée. Le sujet a alors une idée fixe: “l’autre est infidèle” et interprète n’importe quoi, n’importe quand, n’importe comment en fonction de ce postulat de départ.
Le voici donc parti dans des interprétations soigneusement construites et qui vont enrichir son délire. Faisant fi de preuves, il les anticipe, voit le mal partout. Sans relâche, il souffre et fait souffrir.
De cette personne jalouse passionnée qui préfèrerait voir l’objet de son amour mort plutôt que de le savoir heureux avec un tiers. L’autre étant considéré comme une propriété privée, le moindre fait qui viendrait prouver le contraire peut entraîner un passage à l’acte: épier, persécuter, harceler de soupçons,… en passant par la tentative d’homicide, de meurtre ou la démarche suicidaire.

Essai de définition

En réalité, les crises de jalousie peuvent être de deux types: aiguës ou chroniques.
Dans le premier cas, elles sont passives et accidentelles. Dans le deuxième cas, l’élaboration d’une conception délirante de la réalité, incorporée à la personnalité, est lente et progressive ; elle s’élabore au fil du temps.
Pour affiner, concentrons-nous sur le délire passionnel. Les délires passionnels (revendication, érotomanie, jalousie) sont caractérisés par une participation émotionnelle, affective et thymique dominante autour d’un postulat de base. Certains parlent de délires affectifs.
En bref, les délires tournent donc bien autour d’un thème prévalent obsédant; les comportements pathologiques quant à eux sont secondaires à cette participation affective intense et à la croyance en cette idée.
Les moments paroxystiques alternent avec des moments d’accalmie ainsi qu’avec des moments dépressifs, voire suicidaires.

Cette jalousie délirante est pathologique par:

  • l’inadéquation de la réaction: perspicacité morbide avec enquête, filature, mise en cause des amis et de la belle-famille, “ils sont complices”, recherche de taches sur les sous-vêtements, “preuves”, …
  • la projection de ses propres fantasmes sur le tiers du même sexe.
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La fascination amoureuse : de quoi parle-t-on ?

Pourquoi le fait de tomber amoureux donne-t-il des couleurs à la vie?
Comment l’amour arrive-t-il à modifier notre façon de sentir et de percevoir?
Comment expliquer que “l’amour naissant”, pour reprendre l’expression de Francesco Alberoni[1], embrouille nos idées, exalte nos émotions et libère dans notre cerveau des substances chimiques euphorisantes?

Peu de personnes échappent aux tourments de l’amour.
Ceci paraît d’autant plus évident à une époque où la mise en couple se fait plus tardivement et où l’on vit plus vieux, ce qui multiplie pour beaucoup le nombre de conquêtes et donc le nombre de possibilités de se heurter au paradoxe de la passion…

1. L’état naissant, c’est quoi ?

“Les conditions favorables”

– Etre en état de « besoin » (absence de relation ou relation insatisfaisante)
– Souffrir un minimum de cet état
– Entrer en contact avec une personne qui semble capable de répondre à cette envie

Selon l’intensité de notre besoin, nous serons plus ou moins regardants. Les personnes qui souffrent particulièrement de solitude ont parfois tendance à trop de concessions pour se faire aimer et ne pas rester seules.

Certains tombent amoureux souvent, d’autres une seule fois; certains, très vite, d’autres, après une longue approche.

Que se passe-t-il si cette rencontre a lieu ?

Une transformation rapide et spectaculaire, des espoirs fous, des désirs intenses projetés sur l’élu de notre cœur, une immense joie de vivre, une sensation d’euphorie et d’extase.

Notre avidité à satisfaire nos besoins les plus profonds (amour, sollicitude et sécurité affective, …) explique que nous puissions tomber amoureux de personnes que nous connaissons à peine ou qui ne nous correspondent pas.
La passion embrouille tellement nos circuits reliant raison-émotion qu’il est facile parfois de confondre une escapade passagère avec l’amour véritable.
Au début, les deux sentiments peuvent nous paraître semblables: feu de paille ou grand amour?
Nous pouvons ressentir du vertige et de l’égarement; une sorte de période de délire où notre façon habituelle de fonctionner se trouve bouleversée. Cette perte de contrôle engendre des sensations à la fois délicieuses et effrayantes.

Désirer être amoureux ou tomber amoureux

J’insiste donc sur le fait qu’il y a une différence entre désirer être amoureux et tomber amoureux. Certains le désirent et cherchent d’aventures en aventures celui ou celle à aimer et qui les aimera, en vain. A chaque fois, des éclairs, des moments fugaces d’émotions et de désirs, … Rien de plus.
Découragés, ils accusent la malchance! Pourtant, si par hasard l’élu se présentait, ils lui trouveraient toujours quelque chose car ils ne sont pas disposés à être réellement amoureux.
Il semblerait d’après Alberoni que toute personne satisfaite de sa vie, même partiellement, est moins sujette à connaître cet état d’extase.
L’envie de changement doit être grande; il doit y avoir une réelle motivation à rompre avec le passé et avec ce qui est.
Le “symptôme” principal de la prédisposition amoureuse est un sentiment profond de vide et non pas le désir de tomber amoureux. Cette surcharge dépressive nous donne la propension à affronter une situation différente et à prendre des risques. Le bonheur des autres couples nous semble tellement douloureux à voir.

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