Sexfriend, un deal moins simple qu’il n’y paraît !

Vous ne vous sentez pas prêt(e) à vous engager ?
Vous voulez vivre de bons moments sans prise de tête ?
Vous ne voulez plus entendre parler de la notion de couple mais vous avez des besoins ?
Vous vous dites que le concept de sexfriend est la solution miracle ?

Oui mais…

Tout d’abord, je tiens à préciser que mes articles ne visent pas à prôner un style plutôt qu’un autre mais bien à comprendre la nature humaine dans sa diversité de choix.
Et c’est dans cette lignée que nous allons aborder aujourd’hui ce phénomène de sexfriend qui est encore bien vivant de nos jours même s’il n’est plus à son apogée.

Entre un simple rancard et une vie de couple installée et stable, il existe au moins 50 nuances de modalités entre les deux 🙂

Citons par exemple :

  • Le recours au sexe pur et dur : de multiples applications existent de nos jours en la matière…il suffit d’un clic pour  trouver quelqu’un et pouvoir satisfaire ses besoins.
  • Les amants : on n’est pas en couple mais on tient malgré tout l’un à l’autre, on est plus que  de simples amis, on fait l’amour dès qu’on peut mais le tout est vécu comme une bulle à part du quotidien et des familles respectives.
  • Le polyamoureux : il a certes deux ou plusieurs relations mais chacune étant investie avec un certain « amour » et pas simplement comme une amitié où la sexualité vient s’insérer de temps à autre. Généralement le polyamoureux assume son choix  et chaque relation est vécue avec des moments de partage que ne sont pas purement sexuels.
  • Faire l’amour avec l’ex : on n’a pas su s’entendre au quotidien mais le sexe lui fonctionnait plutôt bien…et on remet le couvert !
  • ……

Et sexfriend alors ? De quoi parle-t-on ?

Il se situe à la croisée d’un coup d’un soir, d’une relation d’amitié, d’un besoin d’affinités quand même et une soif de liberté. Ouf ! Pas simple !
En gros, le/la sexfriend n’est pas un(e) simple ami(e), ce n’est pas un partenaire que l’on va présenter à son entourage. On peut être complice, on va faire l’amour mais l’idée est de supprimer les attentes et les prises de tête. Quant à l’engagement, il n’est certainement pas à l’ordre du jour. En bref,  oui à des bons moments de sensualité, oui à une bonne complicité mais non aux projets et aux obligations.
Le sexfriend peut déjà faire partie de nos amis ou simplement de notre entourage (lieu de travail, salle de sport..). Ce type de rencontre peut également se faire sur le net.

Pourquoi avoir un(e) sexfriend ?

Parce qu’on est dans une période de désert sexuel mais qu’on n’est pas adepte des coups d’un soir sans complicité.
Dans cette période « sans », certains préfèreront attendre l’élu(e) de leur cœur, d’autres opteront pour le sexe rémunéré, d’autres encore testeront la formule sexfriend…

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Aimer sans se perdre…

Vous vous demandez comment rester vous-même dans une relation à deux ?
Vous avez du mal à déterminer la frontière entre concessions et soumission ?
Vous avez des difficultés à trouver un équilibre entre vos besoins et ceux de l’autre ?
Vous craignez le conflit et préférez vous taire sur ce qui est important pour vous ?

C’est à ce type de questions que nous allons tenter de répondre ensemble aujourd’hui …
Ou du moins apporter quelques pistes 😉

Je précise cependant que je n’aborderai pas ici le cas de relations toxiques basées sur une manipulation malveillante. Cela fera l’objet d’un autre article.
J’évoque simplement ce que beaucoup de couples peuvent connaître naturellement dans leur vie de par leurs blessures.

S’il y a bien une chose que l’école n’apprend pas c’est à aimer : aimer son être comme aimer l’autre. Dès lors, nous avons du nous dépatouiller avec nos valises, nos expériences.

Notre capacité à rester « entier » dans un couple va passer par différents filtres. Voyons un peu quelques-unes de ces influences :

  • La façon dont nous avons été aimé(e) durant notre enfance va incontestablement laisser une marque. Il ne s’agit nullement de culpabiliser ici nos parents : eux-mêmes ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec leurs propres bagages et le plus souvent ils ont vraiment cru bien faire. Par ailleurs, plusieurs individus pourraient très bien vivre dans la même fratrie et ne pas souffrir de la même blessure. Chaque enfant aura ses propres points de sensibilité. Toujours est-il que si l’enfant ne s’est pas senti aimé de façon inconditionnelle, s’il a eu l’impression qu’il était apprécié en fonction de tel ou tel type de comportement, il y a fort à parier qu’une fois adulte il aura tendance à reproduire ces mêmes attitudes pour garder l’amour de l’autre quitte à s’oublier.Ex : éviter le conflit, ne jamais faire de vague, « être docile »…
  • La peur du rejet
    Elle fait aussi souvent partie de nos blessures d’enfance et peut se rallier au premier point évoqué. Dans ce cas, la personne évite de dire ce qu’elle a en elle ou ce dont elle a besoin pas peur d’être rejetée, abandonnée.
  • La peur de la solitude
    Certaines personnes ont du mal à être en compagnie d’elle-même et ont la sensation d’un vide immense. Elles sont par conséquent plus susceptibles de mettre leurs propres désirs de côté. Le plus important à leurs yeux étant d’être accompagnées sur les chemins de la vie même si pour cela, il y a un prix à payer.
  • La peur de paraître égoïste
    Et ce en lien avec les valeurs préconisées au sein de la famille ou au nom de certains principes religieux. Les « autres » sont alors automatiquement considérés comme devant passer avant nous.
  • Les valeurs véhiculées au sein de la culture dans laquelle on vit : chaque société a ses convenances, son idée de ce qu’il est bon de faire ou pas !
  • Les principes émis par un courant religieux auquel on adhère.
    Ou en tous cas les interprétations que l’on en  fait …
    Telle ou telle chose étant perçue comme « mal » ou « égoïste ».
    Sans compter la notion de « sacrifice » souvent idéalisée dans de nombreuses religions.
  • Le type d’enseignement scolaire peut aussi jouer son rôle dans notre conception de la vie et des relations humaines.
  • Le milieu socio-économique peut également influencer
    Il est souvent plus facile d’exister quand on ne dépend pas de l’autre financièrement et qu’on a les moyens de subsister.
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Quelques clés pour séduire…Ou savoir si l’autre est séduit(e) !

Vous manquez de confiance en vous ?
Vous ne savez pas comment aborder cette personne qui attire votre regard ou fait déjà battre votre cœur ?
Vous avez l’impression qu’une barrière psychologique vous bloque l’accès à la séduction ?
Vous voulez savoir si l’autre est intéressé(e) ?

Voici donc quelques pistes pour y voir plus clair 🙂

Aborder une personne ou être abordé(e) suscite chez la plupart d’entre nous un sentiment d’insécurité. Ce dernier sera d’autant plus fort que l’enjeu émotionnel est élevé : par exemple si vous êtes déjà fortement accro, si vous souffrez atrocement d’être seul(e) ou si vous avez une sensibilité particulière au « rejet ».

Cette barrière de sécurité est le plus gros obstacle à une séduction réussie.
Dans tous les cas, dites-vous bien que si ça ne marche pas, ce n’est pas votre personne en tant que telle qui est rejetée, c’est juste que la chimie n’opère pas et cet aspect des choses ne se commande pas.
Dans le même ordre d’idée, il est tout à fait normal de ne pas se sentir à l’aise si la personne qu’on aborde ou qui nous aborde est un illustre inconnu. Par réflexe, notre cerveau allume son signal « danger en cours ». Par conséquent, en cas de refus, votre seule faute est d’être un parfait étranger pour l’autre.

Les gestes gagnants :

Souriez

Incontestablement, sourire et être agréable sera toujours plus sexy que de tirer la tête et être renfrogné(e)

Passez régulièrement dans le champ de vision de l’autre

La personne qui vous intéresse est sur votre lieu de travail ou à votre salle de sport ou sur un lieu d’activité commun ?
Profitez-en pour passer plus souvent devant elle/lui, cette exposition régulière aura l’art de créer un sentiment de familiarité et fera baisser les barrières de protection. Même si vous ne vous êtes jamais adressé le moindre mot, vous passez du stade « étranger » au stade « familier ». Faites donc en sorte de vous croiser plus souvent, montrer que vous êtes là 😉
À noter cependant, que ce côté mobile (bouger pour être vu(e)) est davantage l’apanage des femmes. Les hommes sont souvent plus statiques dans leur séduction.
Souvent ils restent assis, regardent et mettent en avant l’un ou l’autre objet de « valeur » tels que GSM, clé de voiture, montre..
Les femmes feront plus souvent en sorte de passer devant l’homme qui les intéresse en allant pas exemple aux toilettes 😉

Établissez un contact visuel

Bon, pas la peine non plus de faire flipper l’autre en le fixant constamment comme un(e) psychopathe. Votre regard doit aller et venir sur l’autre très régulièrement…Un mouvement de va et vient régulier finira toujours par attirer l’attention 🙂

Mettez davantage en avant votre côté gauche du visage

Assez étonnamment, vous allez générer plus de sympathie ; Regardez les stars, vous constaterez que le plus souvent ils sont pris en photo en privilégiant leur côté gauche. C’est là un des principes du langage non-verbal.

Synchronisez-vous aux gestes de l’autre

J’ai dit synchroniser, j’ai pas dit singer ! Si vous imitez chacun de ses gestes au même moment, l’autre aura plutôt l’impression que vous vous foutez de sa gueule ! Par contre, rejoindre régulièrement l’autre dans sa posture, permet de créer une complicité inconsciente.

Mettez en avant vos atouts féminins/ masculins

Ayez une démarche et des gestes typiques de votre sexe.

Utilisez vos mains pour parler

Cela vous rendra plus vivant.

Pour les femmes

courbez légèrement la tête vers la gauche si vous voulez montrer votre intérêt et touchez de temps à autre vos cheveux.

Pour les hommes

Montrez votre gorge, cela donnera l’impression que vous êtes plus ouvert, vulnérable, accessible et la femme que vous convoitez sera moins sur la défensive.
En sortie, les femmes seront moins craintives si vous êtes déjà accompagné de copains.
Un homme seul qui drague à tous vents entrainera toujours plus de méfiance.

Favorisez des vêtements aux couleurs peps

Ils fonctionnent mieux pour attirer le regard. Les couleurs chaleureuses invitent plus vivement au contact

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L’amour passion peut –il s’inscrire dans le temps ?

On est bien d’accord, il n’y a pas de règle absolue et il y a bien des façons différentes de démarrer une histoire d’amour ! Mais quand même 🙂 …

Le coup de foudre est-il plus enclin à mal se terminer ?
L’amour qui se construit en douceur a-t-il un peu plus de chance de durer ?

Tentons d’abord de cerner les deux phénomènes :

L’amour passion :

En bref, le regard qui tue : il aura suffi de se croiser pour que la magie opère.
Une chimie qui bouleverse, qui nous transcende, qui nous fait flotter. Et ne parlons même pas du cerveau qui subit une explosion d’hormones nous menant à l’extase !
C’est comme si on se reconnaissait en l’autre : on a le sentiment immédiat que tout peut nous unir.
A coup sûr, la rencontre produit instantanément une émotion intense, une sensation puissante, une réaction biochimique quasi animale.

On vit sur du 220 volts, l’autre nous manque atrocement quand il est absent ; les hauts sont paradisiaques, les bas ressemblent à l’enfer. Les journées s’écoulent sur fond de montagnes russes émotionnelles. Pas à dire, pour se sentir vivant, on se sent vivant !
Il semblerait qu’1/5 ème de seconde suffise pour le provoquer, de là à parler d’envoutement, il n’y a qu’un pas 🙂 .
Pas besoin de passer par la case « on fait connaissance », la relation entre directement dans la sphère intime. Peu importe le passé de l’autre : c’est l’élu(e) !

La personne est d’emblée idéalisée et tant que la passion sera là, ses défauts seront mis à la trappe par un simple tour de passe-passe de notre esprit. Non seulement on ne verra pas ses défauts mais on va la parer de toutes les plus belles vertus !

Pas étonnant dès lors que ce type d’histoires passionne beaucoup plus les individus que ce soit au travers de la littérature ou du cinéma. Départ grandiose, fin souvent vue comme étant dramatique : deux ingrédients majeurs pour maintenir en haleine 🙂 .

L’amour tout en progression :

Bien sûr, il peut y avoir une attirance forte ; bien sûr, il peut y avoir une phase d’état amoureux où les défauts de l’autre passent aussi inaperçus (voir article sur la fascination amoureuse).

Néanmoins, la découverte se fait ici davantage en douceur : on apprend à se connaître, à voir les valeurs qui peuvent nous unir, les centres d’intérêt que l’on a en commun.
On s’intéresse à la vie de l’autre, ses valises, son histoire.
Il est à noter que souvent les couples qui se construisent petit à petit, ont des personnalités plus proches l’une de l’autre que dans la passion.
Or, il apparaît que pour qu’un couple fonctionne sur la durée, un seuil de compatibilité suffisamment grand doit exister. En même temps, la foudre ne tombe pas toujours par hasard non plus 🙂 .

Dans ce type de relation, on a pris le temps de vérifier que l’on était compatible : amour, amitié, stabilité en forment le socle.

Et après ?

Dans tous les cas, la sécurité absolue n’existe pas et il est bien difficile d’échapper à une certaine routine sur le long terme. Nourrir son couple d’attentions sera toujours essentiel.

On peut avoir des couples qui ont pris le temps de réfléchir, de se connaître mais qui quelques années après se séparent parfois même par manque d’étincelles.

De la même façon, on peut démarrer en fanfare et arriver à un amour plus tranquille, plus profond après.

Dans le cas du coup de foudre, il y aura un virage assez abrupte à négocier : lorsque l’autre cesse d’être idéalisé(e) (souvent brusquement d’ailleurs), il faut pouvoir dépasser ce moment de retour au réel où l’autre est un simple humain avec ses qualités et ses défauts. Le risque est de le dénigrer de façon proportionnelle au piédestal sur lequel on l’avait mis. Si la passion donnait la sensation d’un être semblable à nous, la descente aboutit généralement sur un constat bien différent : in fine, on n’est pas si compatibles que cela. Si maintenant, on arrive à dépasser ce moment de « chute » et qu’on commence à aimer l’autre comme il est, la relation peut perdurer et se transformer en amour plus profond.

Conclusion :

Si on interviewait les deux modèles, on pourrait avoir ce style de résultats :

Là où l’amour est venu à son rythme, les gens se sentent plus heureux, plus sereins, plus apaisés.

Là où l’amour est grimpé en flèche, on note plus d’états d’émotions positives fortes (et son corollaire, plus d’états douloureux).

Il reste néanmoins que le couple progressif étant moins « chimique », il a un peu plus de chance de jalonner les routes de la vie plus longtemps.
Carburer à du 220 volts constamment est assez épuisant pour l’organisme et est peu viable sur du long terme.

Pour que la passion donne naissance à une relation durable, il faudra relever le défi d’accepter qu’elle s’estompe et que l’autre ne soit finalement pas parfait. Reste alors à aimer la personne réelle qui se retrouve en face de nous. Pas d’idéalisation sans déception à un moment donné…

Mais ne dit-on pas : « L’amour a ses raisons que la raison ne connaît pas » ?

Alors quelle que soit la formule, visez à vous sentir bien et à ne pas vous oublier dans la relation 🙂 .

Passez d’agréables moments qu’ils soient doux ou passionnels !

Et si vous avez envie de partager quelque chose, c’est ici que cela se passe :

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Retrouver une activité sexuelle sereine après un accident cardiaque

Pour cet article, nous avons un spécialiste à la rescousse : Dr Willy Kostucki, cardiologue à la Clinique Antoine Depage 🙂

Je viens d’avoir un accident cardiaque, dois- je  faire preuve d’abstinence pendant une certaine période ?

Tout d’abord quelques précisions sur la terminologie : il y a une toute une série « d’accidents cardiaques » possibles qui sont dus soit à une dysfonction du muscle cardiaque lui-même (décompensation cardiaque), soit à un trouble du rythme (problème électrique), soit à un  problème sur une ou plusieurs des artères qui amènent l’oxygène au muscle cardiaque (problème de tuyauterie liée à une obstruction  complète ou à  un  rétrécissement simple des artères coronaires). Nous nous contenterons ici de la définition la plus usuelle à savoir qu’un accident cardiaque est soit un infarctus lié à une occlusion d’une artère coronaire soit de l’angine de poitrine liée à un rétrécissement simple des artères coronaires.  Cela concerne donc les patients qui ont eu un infarctus, un pontage coronaire ou l’implantation d’un stent et ceux qui sont à risque d’en avoir (fumeurs, diabétiques, obèses, sédentaires, stressés, …).
Un rapport sexuel peut globalement être considéré comme une épreuve d’effort au niveau cardiaque même si ce ne sont pas exactement les mêmes stimuli qui interviennent au niveau métabolique.
Commençons par la fin :  si le cardiologue, après un bilan cardiologique complet, confirme que le cœur est bien revascularisé il n’y a aucune raison de limiter ni l’effort ni les relations sexuelles.

Les précisions suivantes font preuve de bon sens:

  • une hospitalisation d’une dizaine de jours est de rigueur après un infarctus ou un pontage coronaire, période durant laquelle l’abstinence est évidente, peu importe le sex … de l’infirmière -ou de l’infirmier- de service … 🙂
  • une période de libido ralentie est inévitable après un tel événement médical variant d’une semaine à un mois selon les patients
  • en ce qui concerne une simple implantation de stents, il n’y a aucune période d’abstinence à imposer mais quelques recommandations à respecter compte-tenu des nouveaux médicaments prescrits dans ce contexte particulier

Retrouverai-je ma sexualité d’avant ?

Non seulement les patients peuvent retrouver leur sexualité d’avant mais mes patients retrouvent souvent une sexualité nettement améliorée à la condition d’être pris en charge par une équipe pluridisciplinaire comportant le cardiologue, le sexologue, le psychologue, l’interniste, la diététicienne, le coach sportif, l’urologue. Tout cela après une prise de conscience et de responsabilité du patient lui-même c’est le pre-requis au succès.

Quelques mots d’explication :

Les troubles sexuels précèdent souvent les problèmes liés aux artères coronaires, principalement chez les hommes mais également chez les femmes. En effet l’artère principale qui irrigue le pénis a un diamètre à peine un peu plus petit que les artères coronaires et les troubles d’érection (dysfonction érectile) précèdent donc souvent l’angine de poitrine. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle tout bon sexologue consulté demandera un bilan cardiologique et urologique chez un patient mâle présentant un trouble de l’érection.
Les patients ne se confient pas  spontanément à leur médecin traitant à propos de troubles soit de la libido soit de l’érection soit des deux. Par contre, quand ils sont pris en charge de manière pluridisciplinaire après un incident aigu, les problèmes sont mis à plat  de manière plus fluide et donc solutionnés. C’est pourquoi « Après est  souvent beaucoup mieux qu’avant ».

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Les fantasmes, nourriture par excellence du désir

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un fantasme ?

Le mot vient du grec « phantasma » et signifie : apparition, vision.
En fait, il s’agit d’une représentation consciente, volontaire qui a pour fonction d’engendrer des émotions sexuelles. Il peut se constituer de simples images évocatrices ou d’histoires plus complexes. Chacun a en général des scénarios privilégiés qu’il va utiliser pour titiller son désir.
Il peut être spontanément déclenché par la vue d’une personne, d’une image… Tout comme il peut être construit de A à Z.

Son rôle essentiel est de nourrir le désir : pour avoir envie de faire l’amour, une des clés essentielles est de penser sexe !

En bref, il façonne un excellent carburant de motivation sexuelle !

Pourquoi fantasmer ?

  • Pour amplifier un plaisir sexuel en solo. Si vous êtes célibataire, n’hésitez pas à y avoir recours 🙂 .
  • Pour mettre un peu de piment dans une vie de couple qui s’enlise dans la routine.
  • Pour échapper un peu au réel, tout comme on peut rêvasser de mille et une choses parfois inavouables 🙂 .

Quand fantasme-t-on ?

  • Il y a les fantasmes impromptus qui surviennent au cours de la journée
  • Il y a ceux qui accompagnent la masturbation (avec comme point de départ simplement la pensée ou un support visuel).
  • Et puis, bien sûr, ceux qui surviennent pendant le rapport : pas de panique, votre partenaire ne vous trompe pas pour autant ! Il est normal de parfois soutenir son désir avec des images érotiques notamment lorsqu’on est dans une période où maintenir le focus est difficile. Avoir ces images permet une meilleure concentration pendant l’acte (plutôt que de penser aux soucis de la journée ou à ceux à venir 🙂 ). Par ailleurs, elles peuvent aussi compenser la routine et donner une impression de diversité quand l’autre n’est pas preneur d’explorer de nouvelles choses.
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Les paraphilies : Un simple trouble ? Une souffrance ? Un crime ?

Mais que recouvre donc ce terme ?

Il correspond à ce qui anciennement était nommé « perversions » ou « déviances sexuelles ».

En soi, chaque être humain a ses préférences sexuelles et ses facteurs d’excitation de prédilection. Ce n’est pas nécessairement bien ou mal, c’est juste différent.

Dans le cas des paraphilies, le sujet se retrouve excité par quelque chose « hors norme »
Plusieurs gradations existent, de la simple préférence à la véritable obsession.
Il s’agit d’un trouble où le comportement sexuel est particulièrement atypique.
Il peut s’agir de pratiques sexuelles déviantes (sadisme, masochisme, pédophilie…) où la jouissance est obtenue à travers la souffrance ou l’humiliation d’autrui.
Pour ce qui est des adeptes du sadomasochisme, il faut distinguer les personnes consentantes qui en font un jeu d’une paraphilie.
Dans certains cas, le trouble tourne autour de certains objets, ou animaux, ou éléments précis du corps (zoophilie, nécrophilie, fétichisme…), ou certains comportements spécifiques.
Pour d’autres, ce sera en touchant une personne non consentante ou en se frottant à elle (frotteurisme..). D’autres encore exhiberont leurs organes génitaux devant des personnes n’ayant rien demandé (exhibitionnisme).

Bref, le chemin vers l’excitation et/ ou l’orgasme se fait par des moyens pour le moins inhabituels.

On relève plus de 500 thèmes de paraphilie ! Comme quoi, un large panel est présent. Aussi étonnant que cela puisse paraître, peu de femmes sont concernées. Ce sont surtout les hommes qui sont touchés par ces troubles.

Si certains sont inoffensifs et ne causent pas de souffrance majeure, d’autres sont punissables par la loi et sont considérés comme des crimes.

Critères repris selon le DSM IV (manuel de référence en psychologie et psychiatrie)

Comportements intenses et récurrents sexuellement fantaisistes, de grandes envies sexuelles impliquant généralement (1) des objets inanimés, (2) souffrance et humiliation de soi ou d’un partenaire, (3) enfant ou autre personne non consentante
Ces fantaisies, impulsions, ou comportements s’étendent sur une période d’au moins 6 mois et peuvent causer une altération du fonctionnement social, professionnel ou dans d’autres domaines importants.

En fait, pour parler de trouble, il faut que son « objet » soit la seule source d’excitation possible.

Différents degrés

La paraphilie dite optionnelle : Faire l’amour est possible autrement que par le thème de la paraphilie. L’excitation sexuelle sera amplifiée par un fantasme ou un objet ou une pratique particulière, mais est également possible en dehors de cela. Faire l’amour d’une façon plus « classique » est toujours réalisable.

La paraphilie préférée : si le sujet doit choisir, il préférera toujours sa paraphilie aux relations sexuelles plus standards. Il peut encore avoir l’un ou l’autre rapport « conventionnel », mais cela devient plus difficile pour lui. Le recours aux vidéos sur son thème de prédilection et à la masturbation compulsive prendra plus de place que la sexualité concrète.

La paraphilie exclusive : sans « l’objet » de sa paraphilie, l’individu est incapable d’excitation, d’érection.

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