L’Hypersexualité : un simple gros appétit sexuel ou véritable pathologie ?

Bien sûr, en termes de rapports sexuels, il n’y a pas de normes toutes faites.
Comme dans la vie en général, certains seront plus gourmands que d’autres sans que cela soit considéré comme un problème.
Si les deux partenaires ont bon appétit, c’est le feu d’artifice sans plainte ni complainte !
Si l’un est beaucoup plus demandeur que l’autre, une frustration peut s’installer sans pour autant parler d’hypersexualité. La frustration cause souffrance et des ajustements sont à prévoir sans entrer dans du forcing mais le couple n’est pas nécessairement remis en question. Et la personne en demande ne grimpe pas obligatoirement au plafond de nervosité.

Autre élément-clé, la personne gourmande de sensualité voit son plaisir et son envie de partage préservés.

Dès lors, quand parle-t-on hypersexualité ?

Une définition plus complexe qu’il n’y paraît :

On parle d’hypersexualité lorsque plusieurs critères sont réunis et le premier d’entre-deux est le sentiment de perte de contrôle sur ce qui se passe. On ressent les choses comme étant plus fortes que soi.

Toute pathologie psychiatrique étant exclue, tout consommation de drogues étant bannie, l’hypersexualité, pour être définie comme telle, s’étend sur une période d’au moins six mois.

La personne qui en souffre va passer un temps et une énergie considérables autour de ses pulsions sexuelles et ce qu’il s’agisse de fantasmes ou d’activités sexuelles concrètes. Ce sera à un point tel, que d’autres domaines de vie vont en être perturbés : la vie professionnelle peut être délaissée, la vie financière peut devenir difficile (recours à des prostituées, perte d’emploi…) et bien sûr la vie familiale si elle existe.

Toute situation stressante, toute humeur anxieuse, dépressive, irritable ou liée à l’ennui va trouver son apaisement dans une consommation sexuelle.

Ainsi, le sexe envahit tout au détriment du reste et de la qualité relationnelle.

Les tentatives pour maîtriser le comportement ou les pensées se soldent la plupart du temps par un échec cuisant. Des sentiments de honte et de culpabilité parasitent la vie de l’individu et le plaisir réel est de moins en moins au rdv, seul un sentiment de soulagement persiste après assouvissement de la pulsion (retombée de la pression).

Souvent la compulsion est telle que l’individu ne tient plus compte du risque encouru (menace de divorce ou poursuites judiciaires) ou du préjudice pouvant être porté à la personne en face. Il peut aussi entrer dans une problématique d’escalade : toujours plus, toujours plus extrême puisque le plaisir lui s’amenuise et que l’insatisfaction est permanente. La délinquance sexuelle est alors le stade ultime ou la dépression majeure ou le suicide.

Bref, il s’agit d’une véritable souffrance qui empoisonne l’existence bien plus que d’apporter de l’extase.

À noter que l’hypersexualité n’entre pas dans la paraphilie, il ne s’agit pas de pratiques atypiques mais d’actes sexuels courants pratiqués de façon excessive, répétitive voir désinhibée.
Ce trouble toucherait environ 3 à 6 % de la population, majoritairement des hommes.

Troubles associés :

  • Souvent on retrouvera d’autres dépendances concomitantes : alcool, tabac, drogue, médicaments, addiction au travail…

  • Des tendances anxieuses et/ou dépressives

L’hypersexualité en tant que telle ne doit pas être confondue avec une phase maniaque chez les personnes souffrant de troubles bipolaires. En phase maniaque, une hypersexualité peut voir le jour ainsi que des attitudes complètement désinhibées. Cette tendance disparaîtra dès que la personne sera stabilisée. Ce sont alors les régulateurs d’humeur qui feront leur travail.

Les chemins empruntés par l’hypersexualité :

Comme on a pu le voir dans la définition, sa manifestation n’est pas seulement d’avoir beaucoup de rapports.
D’une part la sexualité va occuper la majorité des pensées de la journée, d’autre part la mise en place de stratégies pour assouvir la pulsion va aussi demander beaucoup de temps et d’organisation.

En gros, l’hypersexualité peut prendre 5 grandes voies :

  • Le fantasme obsédant d’être tout puissant sexuellement : à savoir pouvoir bander sur commande et faire jouir toutes les femmes. Entendons-nous bien ce fantasme est courant et ne cause pas problème en tant soi sauf qu’ici il devient obsessionnel. La personne va chercher à assouvir cette envie dans le réel et multiplier les rapports et/ou les partenaires pour étancher cette soif de toute puissance. Pour peu qu’il y ait un souci d’érection à un moment donné, c’est tout son monde qui s’effondre de façon dramatique. Elle aura dès lors souvent recours à un tas de pilules miracles ou drogues au détriment de sa santé.

  • L’obsession sexuelle : là la personne craint de perdre sa virilité qu’elle assimile à son identité. Pour pallier à cette angoisse, elle va rechercher le passage à l’acte à l’excès que ce soit au travers de la masturbation ou de rapports à deux.
  • Une érection hyperactive et dérangeante : l’homme se trouve alors confronté à une érection quasi permanente. Parfois il poursuit une femme en particulier dans l’espoir de calmer ce besoin sexuel. En cas de résistance de l’autre, l’agressivité ou la violence peut émerger.
  • La masturbation sans fin (et inexistence de relation à l’autre): parfois jusqu’à 15 fois par jour et s’accompagnant de blessures ou de fortes irritations au niveau des organes génitaux.
  • Une dépendance à d’autres formes de relation : pornographie, prostitution, contacts par internet, par téléphone, relations extra conjugales multiples.

Des origines aux contours encore imprécis

 

Quelques pistes sur le plan psychologique

  • Personnalités dites dépendantes au sens large et/ou sur le plan affectif.
  • Une carence marquée d’affection durant l’enfance.
  • Un choc psychologique.
  • Une manière de gérer une émotivité encombrante : anxiété, angoisse, stress, tristesse, colère.
  • Une manière de pallier à un manque d’estime de soi et de confiance en soi.
  • Certains évoquent une variante du trouble obsessionnel compulsif.

Une conséquence d’autres maladies

Comme la bipolarité, la schizophrénie, un traumatisme crânien, effets indésirables de certains médicaments, des problèmes d’épilepsie…

Une influence de notre société

Avec un accès facile à la pornographie.

Des pistes hormonales

Un taux de testostérone beaucoup trop élevé rendant la libido difficilement contrôlable.

Un système de récompense défaillant sur le plan neurologique au niveau du cerveau

 

Des voies pour sortir du tunnel :

D’abord, il importera de sortir de la honte et de la culpabilité pour pouvoir consulter et s’en sortir. Vous méritez de vous sentir mieux !

Ensuite, le traitement sera psychothérapeutique et/ou médical.
Médical selon les causes diagnostiquées ou encore pour apaiser l’anxiété le temps que la prise en charge thérapeutique porte ses fruits.

Conclusion :

L’hypersexualité ne doit pas être confondue avec un attrait marqué pour les bonnes choses de la vie. Les véritables amateurs de sexe prennent plaisir à le savourer et apprécient l’échange, ce qui n’est pas le cas dans l’hypersexualité où le plaisir tend à déserter et où perte d’autonomie et souffrance sont au centre du problème.
Si vous en souffrez, n’hésitez pas à vous faire aider, les sexologues ne sont pas là pour vous juger mais pour vous aider à comprendre et dépasser cette addiction qui vous emporte.

Je vous souhaite une délicieuse semaine !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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L’andropause chez l’homme : une réalité aussi tangible que la ménopause chez la femme ?

Longtemps controversée, l’andropause est pourtant une difficulté réelle qui prend aujourd’hui le nom de Déficit androgénique lié à l’âge (DALA).

Mais quelles en sont ses caractéristiques et comment contrecarrer ses effets ?

De quoi s’agit-il ?

Ce syndrome fait son apparition avec l’âge et correspond avant tout à une diminution androgénique. Le déficit ainsi produit peut altérer la fonction de nombreux organes.

Si le désir s’éteint et que des problèmes érectiles surviennent, il importe de doser d’abord la testostéronémie et le tout peut-être un bon indice d’apparition de l’andropause.
Pour un test fiable, la prise de sang devra s’effectuer entre 8h et 10h là où son pic est maximal.

C’est essentiel car en cas de déficit important de testo libre, même les pilules telles que Viagra, Cialis, Levitra…ont du mal à fonctionner pour ne par dire qu’elles sont sans effets !

On rectifiera donc d’abord le taux de testo avant de donner ce type de traitement qui pourra dès lors montrer son efficacité.

Il est à noter que le taux de testostérone libre diminue progressivement au fil des ans et ce à partir de 30 ans plus ou moins, avec des variations propres à chaque individu.

Impact sur le pénis de monsieur 😉

  • Avec l’avancée en âge et vers 65 ans, certains petits vaisseaux peuvent se sclérosés au niveau du pénis ce qui peut engendrer une érection plus lente au démarrage ou plus dure à maintenir.
  • La rigidité peut être moins tonique pendant le rapport.
  • Lors de l’éjaculation, l’expulsion du sperme est moindre et moins vive.
  • Le pénis retombe plus rapidement après le rapport et la période réfractaire (laps de temps avant de pouvoir réengager une relation sexuelle) augmente progressivement.

D’autres symptômes ?

Tout comme chez la femme lors de la ménopause, l’homme ressentira aussi d’autres manifestations désagréables :

  • Sentiment de fatigue plus important.
  • Troubles du sommeil.
  • Hypersudation, voir même un sentiment aussi de bouffée de chaleur en un seul coup.
  • La fonte musculaire  est aussi le lot de l’homme ainsi qu’une répartition des graisses qui se fera davantage vers la région abdominale. Pas de jaloux donc : homme et femme doivent tout deux vivre les effets du temps.

  • Les testicules peuvent s’hypertrophier un peu.
  • L’humeur de l’homme peut aussi devenir plus irritable, instable.
  • Moins d’élan et de hargne pour combattre les difficultés de la vie, moins de mordant
  • Troubles cognitifs : mémoire et concentration batifolent un peu plus
  • Moral et estime de soi parfois en chute libre en raison notamment de tous les autres symptômes.

Comme on le voit, l’évolution de la vie et du corps humain fait son chemin et ce que l’on soit homme ou femme…Mais des solutions existent !!!

Un panel pour en sortir :

Le côté médical :

En cas de chute importante de testostérone libre,  la prescription d’une androgénothérapie sera proposée.
Si c’est l’Androgel qui est prescrit, il importe de mettre ce gel là où la femme n’y sera pas trop confrontée ce qui pourrait lui être quelque peu préjudiciable. Par exemple, on mettra le gel sous les aisselles.
Sinon la cure se fera par injection à un rythme défini par l’urologue.

Tout comme pour la femme et le cancer du sein, le traitement hormonal sera complètement exclu en cas de cancer de la prostate !!!

Ce que l’on peut attendre du traitement :

La libido effectue sa remontée, le désir est de nouveau palpable et donc parfois l’érection reprend d’emblée plus de tonicité.

Le reste suit : sommeil plus réparateur, meilleure humeur, meilleure concentration, meilleure mémoire, plus d’élan.

Comme énoncé aussi dans l’article sur la ménopause chez la femme, il ne faut pas mélanger andropause et d’autres soucis de santé ou d’autres maladies qui font aussi leur apparition avec l’âge (maladies cardio-vasculaires, hypertension, diabète..). Ces autres difficultés peuvent aussi venir altérer la vie sexuelle et doivent être traitées individuellement.

Un état d’esprit à avoir :

Ici encore, l’état d’esprit va considérablement jouer. Rappelez-vous mon adage : « Tout ce que quoi on porte son attention grandit ». Si vous portez votre attention sur les difficultés, elles prendront toute la place. Veillez à porter davantage votre attention sur les sensations agréables.

Si vous vous sentez vieux et foutu, vous serez vieux et foutu.

Or plein de choses peuvent aider même si elles nécessitent certains remaniements :

  • Favorisez une stimulation orale ou tactile plus longue, osez demander une plus grande participation de  l’autre. Encouragez le ou la partenaire à vous prodiguer les caresses qui vous font particulièrement du bien.
  • Gardez votre attention sur les sensations physiques agréables et pas sur le fait de garder une bonne érection ou non
  • Osez utiliser les fantasmes dans votre tête pour amplifier l’excitation
  • Explorez de nouveaux chemins plus sensuels, plus doux
  • Veillez à mettre le toucher davantage à l’honneur

Conclusion :

Andropause ou pas, nourrissez un état d’esprit positif, votre sexualité est loin  d’être terminée ou d’être totalement explorée. Il y a encore plein de choses à découvrir.

Et si vous n’êtes pas encore concerné par le sujet, sachez que des études ont prouvé que plus on avait une vie sexuelle active et longue moins on était sujet aux conséquences liées à l’âge. D’ailleurs plus votre vie sexuelle est vivante, plus le taux de testostérone reste dans une bonne fourchette.

Alors, n’hésitez pas 😉
Et quelque soit votre âge, je vous souhaite plein de doux moments !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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La ménopause est-elle vraiment un frein à l’épanouissement sexuel ?

Lorsque que l’on évoque la ménopause en lien avec la sexualité, elle a l’art de faire débat.

Mais qu’en est-il réellement ? Cette nouvelle étape dans l’évolution du corps signe-t-elle l’agonie des moments d’extase ? La féminité est-elle reléguée au second plan ?

Tout d’abord, de quoi parle-ton ?

La ménopause n’est actée qu’après 12 mois sans règles. Elle est généralement précédée de 3 ou 4 années ou les cycles commencent à s’espacer ou à se faire selon leur fantaisie.
Elle survient plus ou moins tôt ou tard, avec une moyenne d’âge autour de 50 ans.

Un phénomène biologique :

Que se passe-t-il au niveau physiologique ?

Certaines hormones voient leur taux baisser avec pour conséquences une lubrification moindre et un amincissement des parois vaginales. Les petites lèvres peuvent aussi se rétracter quelque peu. La phase liée à l’orgasme peut également être plus courte (ce qui n’empêche pas la sensation).
Ce sont surtout les oestrogènes qui voient leur niveau chuter.
Mais d’autres hormones sont concernées : augmentation de la FSH et chute d’androgènes surrénaliens.

Il est à noter que ces chamboulements ne constituent pas un obstacle majeur à la sexualité.

…Autant que psychologique…:

Plus encore que le biologique, la symbolique que chaque femme va y mettre sera essentielle. Certaines se sentiront libérées, délivrées des règles 😉 et profiteront pleinement de leur vie sexuelle. Elles prendront la vie du bon côté : adieu toutes craintes de grossesse, les enfants sont grands et en général ont pris leur envol, elles ont appris à s’accepter, elles ont envie de relancer leur vie de couple et de rattraper le temps perdu.
Pour elles, le désir n’a effectivement pas d’âge !

D’autres par contre y mettront une symbolique de perte de féminité, ne plus pouvoir procréer étant synonyme de ne plus être une femme à part entière. Elles l’associeront aussi au début de la vieillesse, de la maladie, à un corps qui décline. Elles se sentiront d’emblée moins séduisantes, moins sexy.

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Le toucher, nourriture essentielle de notre équilibre!

Si les enfants et les personnes âgées en ont particulièrement besoin, il concerne tout individu quelque soit son âge.
Qu’on l’aime ou qu’on le rejette, le toucher fait indéniablement partie de notre quotidien de la naissance jusqu’à notre mort et son effet équilibrant (tant psychique que physique) n’est plus à démontrer.

Mais pourquoi est-il si important ?
Quels sont ces multiples bienfaits ?

Le toucher et l’amour :

Si certains se sentent à l’aise avec le contact, d’autres en semble effrayés de part leur vécu, leurs bagages.

Et pourtant, un contact tactile régulier au sein d’un couple va considérablement contribuer à l’entretien de l’amour et à une grande variété de plaisirs.
Le simple fait de s’étreindre a un effet sur le corps et l’esprit !
Se toucher, s’embrasser, se caresser, favorisent une libération d’ocytocine dans l’organisme (aussi nommée hormone de l’attachement).

Cette hormone n’a d’ailleurs pas pour seule fonction de favoriser les sentiments, elle contribue également à développer la confiance en soi et l’empathie. Et cerise sur le gâteau, elle a aussi un effet calmant par excellence.
Certaines études vont jusqu’à affirmer qu’elle favoriserait l’accès à l’orgasme.

Aucune raison donc de s’en priver 😉
Et pourquoi pas faire d’une pierre deux coups ? : exprimer des mots doux à l’autre en joignant le geste à la parole…

Souvenez-vous, au début, dans l’état amoureux : on aime particulièrement se toucher, se tenir par la main, se faire un bisou, se caresser. Une multitude de petits gestes qui apportent un sentiment de plénitude, une reconnaissance, une sensation d’exister.

Les actes de tendresse sont des baumes anti-crises, anti-séparations et même antidouleurs : n’hésitez plus à y avoir recourt !

Il arrive malheureusement souvent que ces gestes se perdent dans la tourmente du quotidien affectant ainsi  l’harmonie du couple. Même le bisou du matin ou du soir passe à la trappe, la tendresse se perd, le lien s’effiloche.

Avoir du mal à toucher son corps ou à laisser l’autre y accéder, c’est laisser son corps en mal d’amour. Le risque est alors accru de développer une maladie qui amènera le corps à être touché au travers des soins médicaux ou de la kiné. Le manque est alors à la source de toute une série de maux.

Car si le toucher sert à démontrer et à faire sentir son amour dans le couple, il sert aussi à apaiser, rassurer, favoriser la confiance, stimuler le système immunitaire.

Voyons cela plus en détails 😉

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Quand l’homme complexe sur la taille de son sexe…

Et oui ! Une fois de plus, il n’y a pas que les femmes qui ont des tracas avec leur image corporelle ! Les hommes aussi connaissent leurs petits complexes et se sentent parfois freinés par l’image qu’ils ont d’eux-mêmes ou de leurs capacités sexuelles.

Que nous soyons de sexe féminin ou masculin, notre image corporelle s’est construite dès notre enfance en fonction de nos expériences et des remarques valorisantes ou pas que nous avons reçues.

Pour maximiser son épanouissement sexuel, il importe de se sentir bien dans son corps, de le considérer avec bienveillance, d’apprivoiser ses petits défauts.

Homme ou femme, s’aimer soi-même est un passage important pour vivre au mieux sa sexualité.

Une obsession courante : la taille du pénis

Cette préoccupation est très fréquente et cause parfois de grandes souffrances allant de la honte à montrer son corps à l’évitement de toute relation au profit de la masturbation seule.

Et pourtant :

D’abord, il ne faut pas confondre un sexe au repos avec un sexe en action 😉
Inactif, la taille peut varier entre 4 et 12 cm, avec une moyenne autour de 9 cm.
En érection, le pénis peut s’étendre dans une fourchette allant de 13 à 16 cm, avec une moyenne plutôt de l’ordre de 13 cm.

Donc, pas la peine mettre le focus sur sa taille au repos, elle ne prédit en rien de vos capacités en action !
Quand au vagin de la femme, il n’a pas besoin d’un gros pénis pour être réceptif au plaisir. Certaines éprouvent même des douleurs face à un sexe trop bien nanti !

Il est dès lors dommage de vous gâcher la vie avec « une représentation que vous vous faites » alors que dans le réel vous pouvez être parfaitement opérationnel et sensuel !

Parfois en consultations, les hommes expriment qu’ils préfèrent une femme avec quelques kilos de trop mais qui les assume qu’une femme super mince qui complexe et se ferme.
Et bien, il en est de même pour vous messieurs 😉 , ce n’est pas le fait d’avoir un petit pénis qui va jouer mais bien l’attitude que vous allez dégager ! Alors redressez la tête, les épaules et dégagez le meilleur de vous-même.

Pas la peine non plus de lorgner avec jalousie les stars du porno : ils sont loin de représenter la majorité de la nature humaine 😉

Conclusion :

Tout ce sur quoi vous portez votre attention grandit !
Sur quoi voulez-vous porter votre regard ? Sur vos « défauts » ? Ou sur vos qualités ?
Mettre une loupe sur ce que vos n’aimez pas en vous ne vous sera d’aucune utilité : valorisez vos points forts et soyez bienveillant envers les parties de votre corps qui vous plaisent moins !
Considérez vous comme un être à part entière qui vaut la peine d’être connu !

Concentrez-vous plutôt sur la façon de vous servir de votre sexe que de vous tracasser de sa taille 😉

Sur ce, je vous souhaite plein de moments heureux où vos complexes seront mis au placard !

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Les Zones érogènes de l’homme : un territoire plus vaste qu’on ne le pense ;-)

Si tout le monde est relativement d’accord pour dire qu’il y a plusieurs zones érogènes chez la femme, on a par contre tendance à sous-estimer celles de l’homme.

Tout d’abord rappelons ce que nous entendons par zones érogènes : il s’agit des parties de notre corps qui de part leurs récepteurs sensoriels sont plus réceptives aux caresses.

Une condition est cependant nécessaire pour y accéder, c’est que la personne elle-même s’ouvre à cette réceptivité. Sans lâcher prise, les sensations resteront minimales. C’est donc la combinaison de ces récepteurs à un certain abandon pendant l’acte qui va générer des sensations particulièrement agréables.

Revenons maintenant à l’homme : Non mesdames, il n’y a pas que son pénis qui soit réceptif !

On peut distinguer deux types de zones érogènes :

– Celles dites primaires : il s’agit des organes dont une stimulation suffisante est nécessaire pour  entraîner l’orgasme… À savoir la région du pénis, gland, frein.
Ou encore pour certains la région de l’anus, de la prostate et du rectum.

– Celles dites secondaires : c’est-à-dire d’autres régions de la peau ou d’une muqueuse dont la stimulation va réveiller les zones primaires. Il s’agit alors d’une réaction en chaîne qui va amplifier l’excitation et le plaisir.
Si elles potentialisent l’extase, elles ne sont pas en soit indispensables pour procurer un orgasme. Disons que c’est du bonheur en plus 😉

Mais soyons plus concret et citons quelques exemples :

Bon, effectivement, chez l’homme les zones secondaires restent quand même aux alentours de leur zone primaire : face interne du haut des cuisses, la région autour de l’anus, les bourses…

Mais pas que !

Leurs mamelons sont également dotés d’une grande sensibilité !
Tout comme les lèvres, la nuque, le lobe des oreilles, les fesses…
En fait tout dépend de comment l’homme a appris à érotiser son corps y compris durant ses masturbations. Un homme qui ne s’est jamais occupé que de son gland aura moins conscience de ses autres zones érogènes que celui qui tout en se masturbant (une seule main suffit 😉 se caresse également le reste du corps !

Bien sûr la sensibilité générale propre à chacun va jouer aussi : il y a des gens  qui sont d’emblée plus sensibles à tout ce qui est tactile.

Toujours est-il que pour l’homme comme pour la femme, apprendre à découvrir son corps et ses subtilités peut être à l’origine de découvertes plus qu’intéressantes 😉
Pour cela, il importe de prendre le temps, même durant les masturbations, de caresser son corps en différents endroits et d’être à l’écoute de ses sensations et ce sera un territoire inconnu qui s’ouvrira à vous.

Conclusion

Tout votre corps messieurs peut receler des sensations agréables ! Prenez le temps de l’explorer pour vous ouvrir à un monde de sensations nouvelles encore plus intenses.
En sachant que in fine, ce sera quand même toujours votre cerveau qui sera au centre de votre désir et qui mettra en action les hormones sexuelles 😉

Bonne découverte à tous 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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Sexfriend, un deal moins simple qu’il n’y paraît !

Vous ne vous sentez pas prêt(e) à vous engager ?
Vous voulez vivre de bons moments sans prise de tête ?
Vous ne voulez plus entendre parler de la notion de couple mais vous avez des besoins ?
Vous vous dites que le concept de sexfriend est la solution miracle ?

Oui mais…

Tout d’abord, je tiens à préciser que mes articles ne visent pas à prôner un style plutôt qu’un autre mais bien à comprendre la nature humaine dans sa diversité de choix.
Et c’est dans cette lignée que nous allons aborder aujourd’hui ce phénomène de sexfriend qui est encore bien vivant de nos jours même s’il n’est plus à son apogée.

Entre un simple rancard et une vie de couple installée et stable, il existe au moins 50 nuances de modalités entre les deux 🙂

Citons par exemple :

  • Le recours au sexe pur et dur : de multiples applications existent de nos jours en la matière…il suffit d’un clic pour  trouver quelqu’un et pouvoir satisfaire ses besoins.
  • Les amants : on n’est pas en couple mais on tient malgré tout l’un à l’autre, on est plus que  de simples amis, on fait l’amour dès qu’on peut mais le tout est vécu comme une bulle à part du quotidien et des familles respectives.
  • Le polyamoureux : il a certes deux ou plusieurs relations mais chacune étant investie avec un certain « amour » et pas simplement comme une amitié où la sexualité vient s’insérer de temps à autre. Généralement le polyamoureux assume son choix  et chaque relation est vécue avec des moments de partage que ne sont pas purement sexuels.
  • Faire l’amour avec l’ex : on n’a pas su s’entendre au quotidien mais le sexe lui fonctionnait plutôt bien…et on remet le couvert !
  • ……

Et sexfriend alors ? De quoi parle-t-on ?

Il se situe à la croisée d’un coup d’un soir, d’une relation d’amitié, d’un besoin d’affinités quand même et une soif de liberté. Ouf ! Pas simple !
En gros, le/la sexfriend n’est pas un(e) simple ami(e), ce n’est pas un partenaire que l’on va présenter à son entourage. On peut être complice, on va faire l’amour mais l’idée est de supprimer les attentes et les prises de tête. Quant à l’engagement, il n’est certainement pas à l’ordre du jour. En bref,  oui à des bons moments de sensualité, oui à une bonne complicité mais non aux projets et aux obligations.
Le sexfriend peut déjà faire partie de nos amis ou simplement de notre entourage (lieu de travail, salle de sport..). Ce type de rencontre peut également se faire sur le net.

Pourquoi avoir un(e) sexfriend ?

Parce qu’on est dans une période de désert sexuel mais qu’on n’est pas adepte des coups d’un soir sans complicité.
Dans cette période « sans », certains préfèreront attendre l’élu(e) de leur cœur, d’autres opteront pour le sexe rémunéré, d’autres encore testeront la formule sexfriend…

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Aimer sans se perdre…

Vous vous demandez comment rester vous-même dans une relation à deux ?
Vous avez du mal à déterminer la frontière entre concessions et soumission ?
Vous avez des difficultés à trouver un équilibre entre vos besoins et ceux de l’autre ?
Vous craignez le conflit et préférez vous taire sur ce qui est important pour vous ?

C’est à ce type de questions que nous allons tenter de répondre ensemble aujourd’hui …
Ou du moins apporter quelques pistes 😉

Je précise cependant que je n’aborderai pas ici le cas de relations toxiques basées sur une manipulation malveillante. Cela fera l’objet d’un autre article.
J’évoque simplement ce que beaucoup de couples peuvent connaître naturellement dans leur vie de par leurs blessures.

S’il y a bien une chose que l’école n’apprend pas c’est à aimer : aimer son être comme aimer l’autre. Dès lors, nous avons du nous dépatouiller avec nos valises, nos expériences.

Notre capacité à rester « entier » dans un couple va passer par différents filtres. Voyons un peu quelques-unes de ces influences :

  • La façon dont nous avons été aimé(e) durant notre enfance va incontestablement laisser une marque. Il ne s’agit nullement de culpabiliser ici nos parents : eux-mêmes ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec leurs propres bagages et le plus souvent ils ont vraiment cru bien faire. Par ailleurs, plusieurs individus pourraient très bien vivre dans la même fratrie et ne pas souffrir de la même blessure. Chaque enfant aura ses propres points de sensibilité. Toujours est-il que si l’enfant ne s’est pas senti aimé de façon inconditionnelle, s’il a eu l’impression qu’il était apprécié en fonction de tel ou tel type de comportement, il y a fort à parier qu’une fois adulte il aura tendance à reproduire ces mêmes attitudes pour garder l’amour de l’autre quitte à s’oublier.Ex : éviter le conflit, ne jamais faire de vague, « être docile »…
  • La peur du rejet
    Elle fait aussi souvent partie de nos blessures d’enfance et peut se rallier au premier point évoqué. Dans ce cas, la personne évite de dire ce qu’elle a en elle ou ce dont elle a besoin pas peur d’être rejetée, abandonnée.
  • La peur de la solitude
    Certaines personnes ont du mal à être en compagnie d’elle-même et ont la sensation d’un vide immense. Elles sont par conséquent plus susceptibles de mettre leurs propres désirs de côté. Le plus important à leurs yeux étant d’être accompagnées sur les chemins de la vie même si pour cela, il y a un prix à payer.
  • La peur de paraître égoïste
    Et ce en lien avec les valeurs préconisées au sein de la famille ou au nom de certains principes religieux. Les « autres » sont alors automatiquement considérés comme devant passer avant nous.
  • Les valeurs véhiculées au sein de la culture dans laquelle on vit : chaque société a ses convenances, son idée de ce qu’il est bon de faire ou pas !
  • Les principes émis par un courant religieux auquel on adhère.
    Ou en tous cas les interprétations que l’on en  fait …
    Telle ou telle chose étant perçue comme « mal » ou « égoïste ».
    Sans compter la notion de « sacrifice » souvent idéalisée dans de nombreuses religions.
  • Le type d’enseignement scolaire peut aussi jouer son rôle dans notre conception de la vie et des relations humaines.
  • Le milieu socio-économique peut également influencer
    Il est souvent plus facile d’exister quand on ne dépend pas de l’autre financièrement et qu’on a les moyens de subsister.
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